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 Le village de Diningal

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Kula
Mercenaire
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Date d'inscription : 31/01/2016

MessageSujet: Le village de Diningal   Lun 21 Mai - 23:32

Après son atterrissage sur les terres volcaniques de la Yokume pour déposer Scylla, le navire du pirate Law reprit la route des cieux. Il fallut encore quatre à cinq heures pour que la prochaine destination soit atteinte: le pays de la forêt. C'est ici que le groupe de soigneurs elfiques, ainsi que quatre étrangers, purent enfin profiter de la terre ferme, et respirer une atmosphère plus stable. Bien que la saison était sous le signe du froid et de l'humidité, le climat était plus que correct chez les elfes. L'air était vivifiant, et l'on pouvait voir sur le sol quelques traces de neige qui avait fondu à grande vitesse. Le climat s'était donc bien réchauffé en cette journée d'après guerre, ce qui n'était pas pour déplaire Kula, qui, bien qu'étant une habituée des champs de neige, avait envie de retrouver son teint de printemps, rien que pour retrouver quelque peu le moral. Les elfes ouvrirent la marche aux quatre étrangers, à savoir, Kula, Law, Iris et Julia. Le pirate semblait avoir perdu de sa bonne humeur habituelle. Car il dut observer son propre navire reprendre de la route, et sans lui. En effet, il fallait bien que les soldats solaires retournent à la base, pour faire le point de la situation. L'assaut des dragons blancs avait bel et bien touché à sa fin, oui, mais la situation du pays était catastrophique et son équilibre était réduit à néant avec la capitale qui s'est effondrée en une seule nuit. C'est alors que Kula, qui vit la mauvaise humeur de son ami, chercha à comprendre ce qui n'allait pas, tout en restant en retrait des elfes, et de leurs deux amies aux cheveux roses.

- Réjouis-toi, Law. On va enfin pouvoir se détendre et profiter du calme légendaire de la forêt elfique.

- Tu parles. Me détendre alors que mon précieux Storm Eagle... Non... Le navire impérial de mon grandiose frère soit loin de moi. Et entre les mains de ces fumistes solaires ! Je considérais jusqu'à présent que nous avions perdu la guerre, mais la, j'ai également perdu ma fierté ! Retrouver l'usage de mes mouvements sans mon navire n'a aucun sens, bordel...

- Ils ont promis qu'ils nous le rendront une fois que tu seras remis sur pied. Il fallait bien que ces braves soldats retournent à leur quartier général. Et puis, ne te plains pas. Ils auraient bien pu te retirer ton permis de navigateur maintenant que tu es considéré comme invalide.

- Alors d'une, rien ne les empêchait d'attendre ici. Dix soldats en plus ou en moins, ça va pas changer la donne d'un pouce. Et de deux, ENCORE HEUREUX, je n'ai pas de permis ! Je suis un pirate ! Réfléchis un peu, Kula.

- Bon écoute, le grognon. Pour une fois que Scylla n'est pas avec nous, faisons en sorte de passer un bon moment rien que toi et moi... Tu peux bien faire ça pour moi, non ? Alleeeeez...

- Je promets rien, je suis d'une humeur massacrante sans mon bébé. C'est bien connu.

Laissant Kula dépitée, le pirate se laissa pousser en avant jusqu'au village des elfes, inquiet pour son précieux navire. Par chance, ce même navire se posa sur une clairière située à même pas un kilomètre du village des elfes. Il ne fallut donc pas longtemps pour que tout ce petit groupe atteigne les remparts du territoire elfique. Plusieurs gardes étaient postés à l'entrée, cela allait de soi. L'elfe qui avait fait son compte rendu de l'état de Law et Scylla à Kula et Iris s'avança vers les gardes pour annoncer les quatre étrangers et leurs identités. Même si elle semblait jeune et qu'elle était de petite taille, elle devait probablement être la chef du groupe, ou au moins, la membre la plus fiable et inspirant le plus confiance pour Eloraell.

Spoiler:
 

Les gardes firent signe au groupe d'attendre devant l'entrée. Il fallut donc patienter encore quelques minutes pour qu'une figure masculine bien imposante se ramène. L'elfe était de grande taille, avait comme la plupart de la population de longs cheveux blonds qui ne retombaient que du côté gauche. Contrairement aux elfes du groupe de soigneurs, il portait une longue tunique de mage ou de sorcier, de couleur brune. Et il semblait âgé physiquement de la quarentaine. Il fixait le groupe avec un regard neutre qui inspirait presque de l'amertume si l'on observait avec plus de profondeur. La petite elfe au béret s'inclina respectueusement.

- Conseiller Carcharoth, nous vous saluons. Nous sommes de retour de la capitale solaire, porteurs de graves nouvelles. Mais avant de discuter de cela lors du prochain conseil des ministres, nous vous demanderons de bien prendre en compte la modeste requête que je souhaiterais vous énoncer.

- Laurelin. Je suis heureux de te voir saine et sauve... Sans notre altesse, à ce que je constate avec la plus grande stupeur. Ou est la reine ?

- Nous avons perdu sa trace, avec le reste de l'unité de Feriel. La reine, avant de nous séparer d'elle, nous as confié la lourde tâche d'aider les blessés à se réfugier en sécurité, et à leur prodiguer les premiers soins. Et c'est en soignant cet homme que vous voyez paralysé, derrière moi, que nous nous sommes retrouvés à fuir, sous l'urgence, le pays, à bord d'un navire aérien.

- Donc si j'entends bien, toi et ta troupe, vous avez laissé notre dirigeante sur le champ de bataille, et vous avez fui, sans remords, pour sauver votre peau et celle d'étrangers. Cela relève d'une haute lâcheté, Laurelin. Tu le sais, n'est ce pas ? Tu te doutes bien de la déception et la honte que tu vas engendrer si tu remets les pieds dans notre village.

- Je le sais, conseiller... Je n'ai aucune excuse pour qualifier ma lâcheté et mon erreur. Mais... j'ai suivi les instructions à la lettre de notre reine en aidant ces étrangers. Nous ne sommes que guérisseurs, et non des guerriers. C'est le groupe de Feriel qui est spécialisé au combat, et pas nous. L'ennemi était, par ailleurs, bien trop puissant et était composé de dragons qui nous auraient massacré si l'une de ces étrangers n'avait pas affronté vaillamment l'ennemi à nos côtés. Nous n'avions pas d'autre rôle à jouer, si ce n'est que celui de soulager de nos mains les peines et souffrances des victimes de cette sauvagerie qu'a connu le peuple solaire. Voilà pourquoi... Je vous demande, avec tout le respect que je vous dois, l'autorisation d'héberger ces quatre étrangers, le temps que la situation évolue. Celui qui est paralysé, a besoin de passer par l'arbre sacré, afin de retrouver l'usage de ses membres.

Après cette requête, Carcharoth fixa Laurelin avec un regard foudroyant. Il était clair qu'il ne semblait pas du même avis que la jeune elfe aux cheveux verts.

- C'est hors de question !

- Mais pourquoi ? Ils nous ont aidés ! Nous leur devons bien cela !

- Le protocole de notre clan est très clair. L'utilisation de l'arbre sacré requiert de l'accord au préalable de notre souveraine. Et ici, je ne vois aucun souverain ! De plus, rappelle moi QUI a engendré le malheur parmi notre peuple et qui a corrompu notre reine, ainsi que celle qui l'a précédée ?

- Un... étranger !

- C'est CELA ! C'est un étranger, cet infâme dragon blanc, qui est responsable de la perte de nombreux de nos hommes et femmes. Il a souillé notre havre de paix avec sa fureur vengeresse. Et c'est parce qu'Ulyana a accepté d'héberger et d'éduquer un étranger, que nous avons connu le déshonneur et la défaite ! Cette naïveté qui la poussait à montrer de la compassion aux autres peuples, au point d'en oublier les siens, s'est répercutée sur sa fille... et sur toi, à ce que je constate. Remarque, il n'est pas trop tard pour réparer les erreurs d'Eloraell et de sa mère, et de démarrer une toute nouvelle ère.

- Alors, c'est donc ça... hum ?

Depuis que le conseiller elfique parla de "nouvelle ère", Laurelin baissa la tête et serra des poings. Les elfes, derrière elle, la fixèrent avec une grande anxiété. Elle tentait de canaliser la colère qui commençait à lui monter au nez.

- Avouez-le, cela vous arrangerait bien, qu'Eloraell et Feriel disparaisse, pas vrai ? Cela fait longtemps que vous convoitiez le trône, immonde félon ! Vous voulez simplement...

Très vite, sous la colère, le conseiller coupa la parole à Laurelin, mais en parlant en langue elfique. Bien sûr, la jeune femme fit de même, et poursuivit la confrontation avec ce même langage elfique. Pour Kula, c'était une bonne chose que ces elfes s'expriment sous une langue incompréhensible. Vu la violence de l'échange, il était clair que quelques vulgarités devaient passer par-ci et par-là, et devant Julia, cela n'aurait pas été bien intelligent. Néanmoins, voir un conflit entre elfes n'était pas vraiment ce que Kula souhaitait, et surtout, il y'a une chose que Kula espérait, c'est qu'Iris ne s'en mêle pas. Ce n'est pas que Kula n'avait pas confiance en Iris, au contraire même, mais elle avait saisi le tempérament assez direct de la mercenaire, et que si elle cherchait à interrompre le conflit, cela n'allait rien arranger à la situation. C'est alors que la jeune femme, qui tournait les yeux de gauche à droite et de droite à gauche sans cesse, décida de faire quelque chose. D'abord, elle se plaça derrière Julia et cacha ses oreilles. Puis, elle ferma les yeux, prit de l'inspiration, puis se mit à crier pour être entendue.

- ARRETEZ ! CA SUFFIT ! STOOOOOOOOOOP !

Les deux elfes fixèrent Kula qui venait de stopper le conflit net. Law était le plus ébahi dans tout ça. Que Kula prenne son courage à deux mains pour tenir tête à un conseiller elfique l'épatait au plus haut point. Mais voilà que ce dernier observait Kula avec un air furieux. La kunoichi allait probablement se faire toute petite devant ce grand homme au look intimidant. Mais malgré cela, la jeune femme ne perdit pas pied, et avec un ton plus calme et hésitant, reprit la parole.

- Ecoutez, mon-mon-monsieur le conseiller... Je suis sûre que... vous-vous avez toutes les raisons du monde pour refuser d'accueillir les étrangers... mais... m-mais... nous ne voulons guère déranger. Nous souhaitons simplement que cette jeune fille ici présente puisse avoir un toit et être en sécurité, et aussi, qu'on puisse l'aider à passer à autre chose. C'est tout ce que nous vous demandons... Que l'utilisation de votre trésor sacré ne nous soit pas permise, nous l'acceptons. Mais au moins, soyez généreux envers elle qui a vu en cette soirée de nombreuses images qu'elle n'aurait jamais dû apercevoir. S'il vous plaît...

Le petit discours de Kula eut son effet visiblement, puisque le visage du conseiller se radoucit sur le champ. Il regarda Julia, sans froncer des sourcils, avant de s'adresser au reste du groupe.

- Il y'a un village à cinq kilomètres d'ici. Vous y trouverez un hôtel, de quoi vous nourrir et de quoi vous oxygéner. Et comme ça, cela renflouera un peu les caisses de ces pauvres gens. Laurelin, tu les accompagne. C'est la seule chose que je puisse faire pour eux.

- Entendu...

Ainsi, il était clair que l'accès au village des elfes n'était pas permis au petit groupe de Scylla, du moins en l'absence d'Eloraell. Et vu ce que Kula avait observé avant de quitter le pays solaire, elle comprit que le groupe allait rester coincé dans ce village. Maintenant, il était temps de reprendre la marche, direction opposée.

***

Etant donné que la route était longue de cinq kilomètres et que la composition du groupe ne permettait pas d'avancer à toute vitesse, de nombreuses minutes s'écoulèrent, et à cause de la saison actuelle, le soleil commençait petit à petit à se coucher, laissant le crépuscule illuminer les arbres et la végétation abondante de la route. Le paysage, au moins, avait le mérite d'être agréable à observer, et le parfum des fleurs pouvait détendre les mœurs de ceux qui étaient épuisés par la marche.

- Bon, navrée de n'avoir rien pu faire pour vous permettre de profiter d'un confort plus... royal, mais vous verrez, le village de Diningal est bien placé. Les gens sont chaleureux, il y'a un magnifique lac pour vous ressourcer, de nombreuses activités sont proposés pour les enfants, et puis, il y'a une attraction qui vaut le détour qui se nomme: "La vallée des papillons". Je n'ai rien de spécial à faire pour l'instant, alors, je peux vous servir de guide.

- Ce n'est pas la peine de vous excuser. C'est moi qui a insisté pour être pris en charge dans ma cabine. Si vous étiez présente avec votre reine, peut-être auriez-vous pu l'aider à s'enfuir à son tour. En tout cas, il est évident que nous allons être coincé dans ce village. Je doute fortement qu'Eloraell reviendra de ce calvaire vivante.

- Comme je l'ai précisé, nous n'aurions rien pu faire. Le groupe de Feriel est le seul qui puisse se rende utile face à toute menace hostile, car ce sont les seuls elfes qui ont suivi Valerius, ancien roi elfique et père d'Elorall. Ce roi dirigeait les elfes avec un gant de fer, et voulait en faire un puissant peuple guerrier. Mais Ulyana ne l'entendit pas de cette oreille et préféra régler ses affaires par la parole et par la communication. Elle voulait conquérir le cœur des autres peuples à coups de traités de paix. Je faisais partie de ceux qui partageaient ce point de vue, et donc, j'ai oublié toute pratique ayant recours à la violence. Il faut croire que cela se soit retourné contre nous...

- Oh, il ne faut pas avoir honte... Ce n'est pas une faute d'avoir essayé une approche moins sanglante pour emporter les faveurs des autres pays. Si tout le monde avait pris exemple sur vous, peut-être que ce pays n'aurait pas connu un destin funeste.

- Peut-être, mais cela ne change pas le fait que c'est cela que cherche à effacer Carcharoth. Il était un grand ami de Valerius, et un sympathisant du système non pacifique qu'il avait mis en place. Je crains qu'il profite de l'absence d'Eloraell pour se manifester et prendre le pouvoir. Or, c'est un pourri, en plus d'être raciste. Peu importe que vous ayez tenté de protéger notre reine, il ne supporte pas la vue du moindre individu qui ne possède pas de longues oreilles. Néanmoins, rien n'est assuré. Tant que l'on ne nous as pas apporté la preuve irréfutable du décès d'Eloraell, nous ne pouvons démarrer une nouvelle élection. Et même si cela arrive, il y'a bien plus de personnes qui sont ouvertes à l'esprit d'Eloraell et de sa mère, qu'à ce sale type. Sauf si...

- Sauf si ?

- ... sauf si les autres seigneurs de la Yokume se mêlent de cette élection et décident de voter à leurs tours. Il faut savoir que la voix d'un roi ou d'une reine compte pour dix voix. Et, vu ce que notre monde connaît actuellement, il est fort à parier que le Daimyo, le sultan, et Miz Mishtal, cherchent à élire un nouveau seigneur de guerre.

- Et je ne considère pas qu'un tyran supplémentaire soit une solution face à Azelia, personnellement.

- A voir. Je pense, sans vouloir vous vexer, belle Laurelin, qu'avec l'ère catastrophique que traverse la Yokume, il faut mettre de côté toute pensée pacifiste, et se concentrer sur un moyen d'additionner les forces et multiplier les chances.

- Ce type va provoquer les mêmes soucis que Valerius, il va diviser nos troupes, cela ne fait aucun doute.

- Je pense que je vais me soustraire à cette conversation, je n'aime pas les mathématiques...

- Je suis même prête à parier que si il n'obtient pas la satisfaction et la soumission du peuple, il va chercher à communiquer avec le second peuple elfique d'Atrium: les hauts elfes de Lanayru. Et ils sont bien plus cruels et avides de pouvoirs que nous. Et pour couronner le tout, ils pourraient nous écraser comme des moustiques si cela se sait que nous sommes en pleine période sombre. On raconte que ces elfes sont aussi puissants que les immortels nirvits d'Atrium.

Sur le coup, Kula était quelque peu sur le choc. Elle ne connaissait pas ce peuple d'elfes qui vivrait à Lanayru, mais de là à songer qu'ils puissent être aussi redoutable qu'une Nirvit comme Scylla. Elle osait à peine imaginer ce que cela donnerait si ces elfes se mêlaient de cette guerre. Cela serait bénéfique comme cela pourrait être catastrophique. Bref, Kula imaginait cette possibilité comme étant à double tranchant.

- Assez parlé de sujets qui fâchent. Regardez ! Nous sommes arrivés !

Et c'est ainsi que les cinq personnes arrivèrent dans un milieu plus dégagé, avec des habitations et de larges rues, où l'on pouvait observer pas mal de mondes, de race humaine et non elfique. Et ce qu'on pouvait noter, c'est que ces hommes et femmes semblaient plutôt heureux. Les bruits courent que seul le peuple elfique avait suffisamment d'or pour avoir la main sur tout ce qui concerne le commerce et la nourriture au sein du pays de la forêt. Mais visiblement, bien qu'étant un village assez pauvre, Diningal semblait avoir la mentalité du village banal qui se contente de ce qu'il possède. Il était facile à croire que les elfes offraient leurs modestes contributions comme ils pouvaient également.

- Bienvenue à Diningal. Si vous avez vu suffisamment d'elfes en une nuit, et bien, ici, vous trouverez vos congénères humains. D'ici, vous pouvez déjà apercevoir un lac aux cygnes, un parcours de santé menant à une large forêt considérée comme non hostile, et bien sûr, un parc avec une large fontaine. J'ai toujours aimé m'allonger sur l'herbe et entendre l'écoulement de l'eau vibrer dans mes oreilles.

- C'est plutôt beau, pour un simple village. J'ai cru entendre que le pays de la forêt était assez pauvre.

- Il est considéré comme pauvre uniquement parce qu'il est classé en dessous du seuil de pauvreté moyen. Et il n'est pas assez peuplé pour que les royaumes prospères se lancent dans l'importation et l'exportation de ressources. Ce village existe grâce à notre soutien financier, et grâce au tourisme. Alors ne soyez guère étonnés si les habitants cherchent à vous attirer vers leurs attractions. Ah, et tant que j'y suis, tous les jeudi, il y'a un marché qui s'installe sur la place principale. Je vous conseille les pommes de notre région. Elles sont juteuses et sucrées comme il faut. Bon, ce n'est pas tout ça, mais je vais vous guider vers l'hôtel le plus proche.

- Euh, maintenant que j'y pense, je n'ai pas pensé à prendre ma bourse avec moi en quittant le repaire. C'est que... je ne voyais pas l'utilité de prendre de l'or avec moi sur un champ de bataille.

- Pas de panique, j'ai pensé à tout, haha !

Laurelin décrocha de sa ceinture deux sacs d'or et en offrit un à Kula.

- Tenez, prenez tout. C'est ma manière de m'excuser pour vous avoir fait des promesses dans le vent. Néanmoins, je continuerais de voir votre ami tous les jours avec un assistant médical pour vous aider avec les tâches ingrates. Et puis, j'essayerais d'insister un peu pour que vous ayez accès à l'arbre sacré. En attendant, je veillerais à vous préparer quelques potions et mixtures qui pourront vous aider à guérir.

- Merci pour tout, Laurelin.

- Quand à vous... Hum... Iris, c'est ça ? Tenez, prenez également ce sac d'or. Je vous ai vu combattre ce terrifiant dragon avec votre alliée, la chevalière. Il est donc naturel que je partage une partie de mon argent avec vous, pour vous remercier pour nous avoir sauvés. Avec ça, vous avez suffisamment de pièces pour profiter des attractions du village avec votre petite sœur !

- Euuuuuh, Laurelin, juste... elles ne sont pas...

- Quoi, vous n'êtes pas sœurs ? Oh la vache ! Quelle idiote je suis ! C'est juste que... vous vous ressemblez comme deux gouttes d'eau ! BON ! C'est pas tout ça, mais j'ai un sanglier à la menthe qui m'attend chez moi ! Allez, reposez vous bien !

Alors que Laurelin fonça plus vite que son ombre suite à sa maladresse, Kula et Law, suivis d'Iris et Julia, se dirigèrent vers l'hôtel en face d'eux. Une fois à l'intérieur, Kula demanda deux chambres. Une pour elle et Law, et une pour Iris et Julia. Kula tenait vraiment à ce que les deux filles aux cheveux roses profitent de ce temps libre et serein ensemble. Elle avait envie surtout de voir Iris s'épanouir avec quelqu'un, et elle avait presque envie de prouver que Scylla se trompait en supposant qu'une relation entre Iris et Julia était futile et vouée à l'échec. Ainsi, elle laissa Iris payer sa chambre, puis, fixa une dernière fois la mercenaire avec son éternel sourire bienveillant et chaleureux.

- Voilàààààààà ! On vous laisse grimper vers votre chambre. Si vous voulez nous voir ou nous parler, n'hésitez pas à venir nous déranger !

- Hého, faut pas pousser... J'ai besoin de mon intimité, quoi...

- Allez, bye ! A plus tard !

C'est après que Kula fasse un dernier salut à Iris et Julia qu'elle laissa seule les deux filles pour qu'elles puissent avoir quartier libre et faire ce que bon leur semble toutes les deux.
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