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 Ayako et Seto, une fatale conclusion

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Ayako
Chef Black Spider
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Messages : 173
Date d'inscription : 31/05/2013

MessageSujet: Ayako et Seto, une fatale conclusion   Mar 10 Avr - 22:53

- J'ai trouvé le réconfort que je cherchais... Maintenant... je suis fin prête pour retrouver ma mère... Par pitié, que quelqu'un...m'achève...

Après un long rêve flou et trouble, Ayako ouvrit lentement ses yeux. Pourtant, elle continuait d'être plongée dans l'obscurité. Elle sentit sur son visage la sensation d'un tissu recouvrir ses paupières, puis, en essayant de bouger la tête de gauche à droite, repéra la présence d'un nœud qui se frottait sur une surface froide et solide.

- Mes yeux sont... bandés ?

Tout comme avant de perdre conscience, elle ressentit de légers frissons parcourir tout le corps. Pas étonnant, puisqu'elle était totalement dénudée, comme après sa défaite face à Shuujaku. En revanche, en plus du bandeau qui lui cachait la vue, elle sentit également que ses poignées et ses chevilles étaient enchaînés aux quatre coins de la table où son corps affaiblie était allongé. Son instinct lui fit très vite comprendre qu'elle se trouvait actuellement sur une table d'opération. Car l'odeur qu'elle humait était médicale, celle que l'on ne trouve que dans les laboratoires, accompagné d'une lourde odeur de cadavres.

- Tu es réveillée ? Ce n'est pas trop tôt.

- Cette voix... J'aurais du m'en douter. Vous êtes le tordu qui m'a, entre guillemets, tiré de mon mauvais pas. Allons bon, qu'allez vous faire de moi... ?

- Exactement ce que tu viens de dire. Je vais te sortir de ta misère. Toute ta peine, toute ta tristesse, toute ta rage va disparaître. Il me suffit simplement d'injecter dans tes veines une dose plus abondante de sang noir, et le tour sera joué.

- C'est adorable, mais je ne suis pas intéressée. Je sais ce que vous attendez de moi... Vous voulez, encore et toujours, que j'affronte les Hajinmon. Laissez tomber, je n'ai plus l'intention de combattre qui que ce soit. J'ai échouée, je ne suis pas à la hauteur. Finissons-en.

- Hum, c'est pour cela que de base, je n'avais aucune confiance en toi. Je suppose que tu t'es attaché à ces ninjas de pacotille. Notamment celui qui possède un seul Sharingan. Crois moi, Ayako, si cela n'engageait que moi, tu aurais fini au beau milieu des expériences ratées. Je t'aurais jeté vivante dans un gigantesque four, et tu aurais fini en cendres. Mais, tu vois, Azelia a insisté pour que tu restes vivante. Maintenant, ne discute pas, tiens toi tranquille, et laisse moi t'opérer. La reine est assez impatiente en ce moment. N'est ce pas, Azelia ?

- Enfin, Ancrow. Ne la taquine pas trop. Elle vient de réaliser qu'elle peut encore éprouver de l'estime envers les ninjas. Cela doit être un jour mémorable pour elle, non ?

- Je le savais, que vous étiez ici... Après tout, vous aimez être présente lorsque quelqu'un doit être puni sévèrement.

- Oui, je suis effectivement présente pour ta punition, Ayako. Tu mérites une lourde sentence, car... tu m'as trahie. Ancrow m'a tout raconté, tu as effacé ton piège qui était pourtant parfait, et tu as libéré les Hajinmon d'un sort funeste. Enfin, que t'arrive t'il, Ayako ? Je me suis pliée en quatre pour te donner de précieux pouvoirs. Tu es l'une des seules mortelles à qui j'ai confié ma confiance et mon estime. J'étais prête à te donner les clés de mon empire, comme une mère offre à sa fille. Et malgré ça, tu m'as trahie... Tu étais la dernière personne que j'avais imaginé me planter un poignard dans le dos. Et pourtant, cela s'est produit. Tu n'as aucune idée de la déception qui m'envahit.

Ayako laissa échapper un son de sa bouche en serrant les dents, visiblement agacée par les paroles d'Azelia.

- Ok, c'est bon ? Vous avez besoin d'enfoncer le clou davantage ? Je ne vois pas pourquoi vous en faites toute une histoire d'état ! Et techniquement, je ne vous aies pas trahi ! Vous m'insultez lorsque vous dites être déçue de moi. Je vous aies toujours servi. J'ai assassiné un bon nombre d'innocents en votre nom. J'ai respecté le moindre de mes engagements. Je suis allé jusqu'à effectuer une prise d'otage d'une membre d'une famille royale, ce qui m'a obligé à risquer ma peau en combattant une valkyrie ! J'ai été confronté au danger sans arrêt pour vous ! Et deuxièmement, si j'ai épargné ces Hajinmon, c'est nullement à titre affectif ! J'ai juste jugé qu'ils ne constituaient pas une menace pour moi, ou même pour vous ! Alors je ne suis pas allé jusqu'au bout de ma mission ! Ma vision des choses est resté la même !

- Tu en es sûre ? Crois moi, que tu te trompes sur deux points essentiels ! Je vais t'apprendre une toute dernière chose, Ayako, sur le sang noir que tu portes en toi. Le sang noir, comme tu t'en doutes déjà, représente l'incarnation de ta haine. Cette malédiction se manifeste à chaque fois que tu te retrouves face aux objets de tes peurs et tes craintes. Face aux shinobis, en toute logique, tu n'aurais jamais empêché ta colère de prendre le dessus, car le sang noir réveille ton instinct meurtrier et le décuple par trois, voire par quatre. Mais tu vois, les anciens de ce monde avait pour habitude de toujours dire ceci. Tant qu'il y'a la haine, il y'a également de l'amour, comme les deux côtés d'une même pièce de monnaie. Je vais t'apprendre un secret enrichissant, car de toute manière, bientôt, tu vas tout oublier, Ayako. Il existe un contre-sort, opposé au sang noir, qui joue sur le sentiment inverse chez l'homme: L'amour. Et c'est seulement l'amour qui atténue les effets du sang noir chez un sujet aussi corrompu que toi. Donc, je suppose que, d'une manière ou d'une autre... Tu es tombée amoureuse de l'un d'entre eux.

- Non, c'est totalement faux...

- Arrête de mentir, Ayako, on dirait une jeune adolescente qui cache un journal secret sous le matelas de son lit. C'est ce Kakashi, pas vrai ?

Ayako se mit à rougir subitement.

- N-Non, c'est totalement faux... Je n'éprouve aucun sentiment pour ce Kakashi. Rien, que dalle...

- Mais c'est qu'il a un nom, cet individu ! Mais dis-moi, Ayako, qu'est ce que ce... Kakashi a bien pu te promettre pour que tu ailles jusqu'à interrompre la mission que je t'ai confié, hum ?

Ayako commençait à transpirer et stresser. Bien qu'elle n'avait pas un seul vêtement sur le corps, elle avait l'impression d'étouffer en portant un long manteau d'hiver sur une île tropicale. De plus, même les yeux bandés, elle sentait le regard d'Azelia la foudroyer. Elle entendit un léger son, provenant d'Azelia qui venait de s'emparer d'un poignard sur l'une des tables situées dans cette salle d'opération.

- L'amour mène souvent à la naïveté. On écoute la moindre promesse venant de l'homme qu'on aime, en se disant que même l'impossible peut devenir possible, que celui qui nous porte dans son cœur peut décrocher les étoiles, la lune, que dis-je, le monde pour nous. On part ensuite sur d'autres promesses, comme le mariage, comme celui de rester à nos côtés jusqu'à notre dernier souffle. Et enfin, arrive le moment fatidique... Celui de l'infidélité, où là, ton monde s'écroule. Tu te sens sale, rejetée, détruite. Tu finis par haïr tout ton être ! Voilà, Ayako...

Azelia planta son poignard bien au creux de la table d'opération, à quelques centimètres de la joue gauche d'Ayako.

- ... ce que provoque l'amour. Tu as été naïve de croire aux paroles de ce Kakashi, alors que moi, je suis TA famille !

- Oh là, du calme. Ne me dites pas que vous avez encore Leonis encré dans un coin de votre mémoire ?

- Depuis que j'ai vu le visage de sa fille, il s'avère que si...

- Pourquoi n'acceptez-vous pas que je puisse sortir de ce monde infernal qui est le mien ? Vous avez bien toléré mon existence, alors que je ne suis qu'une mortelle. Alors, pourquoi n'aurais je pas le droit de croire au clan Hajinmon ?

- Toi qui sembles ne pas comprendre en quoi l'infidélité peut me briser le cœur, laisse moi te raconter quelque chose que tu ignores sans doute. Et si je te disais que c'est justement l'infidélité qui a crée ton malheur ? Que c'est la trahison qui a poussé les Ibusashi, depuis la nuit des temps, à rentrer en guerre avec les Hayabusa ? Et donc, que c'est cette même trahison qui est à l'origine de ta solitude et de la discrimination que tu as dû endurer !

- Retirez ce bandeau de malheur, que je puisse voir où je suis, et après, on causera...

- Navrée, Ayako, mais j'ai besoin que tu n'aperçoives en aucun cas le lieu où tu te situes. Il y'a certains secrets ici qui ont besoin d'être gardés. En revanche, je veux bien te révéler le fin mot de ton histoire. Es-tu prête à l'entendre, avant que ta conscience s'évapore à tout jamais ?

- ... Allez-y.

- Tu n'ignores sans doute pas que les quatre clans shinobi de la Yokume, sont originaire des deux progénitures de Susanoo, Amaterasu et Tsukuyomi. Et comme tu le sais, le clan Ibusashi provient de la branche d'Amaterasu. Ce n'est plus un scoop pour toi, pas vrai ? En revanche, tu dois probablement ignorer une chose. Amaterasu a donné vie à quatre enfants, dont deux pour chaque homme avec qui elle s'est accouplée. Oui, tu as bien entendu, elle a épousée deux hommes différents: Hayato Ibusashi en premier, et Araki Hayabusa en second.

- Elle.. l'a trompée ?

- Exactement. En réalité, Hayato était gravement malade. Il était l'une des nombreuses victimes d'un terrible incident qui avait touché trois quart du peuple d'Atrium. Il souffrait d'un symptôme corrosif qui mutait ses gênes à un niveau qui pouvait l'aider, comme pour tous les autres, à posséder un niveau de puissance quasi égale avec les plus grands Nirvits de la création. Mais cela avait un coût. Hayato a développé génétiquement une certaine addiction à Amaterasu. Cela n'était pas le fruit d'un sentiment développé. Il s'avère simplement que les victimes de cet incident, sont devenus les opposés de ceux qui possèdent le sang noir. Ils vivent uniquement pour ceux qu'ils aiment. C'est l'amour qui les aide à vivre et à surmonter les épreuves. Hayato était fou amoureux d'Amaterasu, et lorsqu'il avait découvert la trahison de sa bien-aimée, il commença à perdre tous ses moyens. Un chagrin immense l'envahit, et le démon de la vengeance prit le contrôle. Araki avait crée un clan shinobi, pour lutter contre les forces de Dokuyaku. Ce clan, c'est le clan Hayabusa. A l'origine, il devait être le seul clan Shinobi de la Yokume. Mais Hayato, pour contrer Araki, décida de donner naissance à sa propre famille: La famille Ibusashi. Voilà l'origine de ton clan, Ayako. Il a connu le jour sous la rage et le désespoir. Et tu connais la suite, pas vrai ?

- La guerre a éclaté...

- Tu es une excellente élève, Ayako. Et cela ne s'est jamais arrêté. Les Hayabusa et les Ibusashi se sont entretués pendant des millénaires. A chaque fois qu'une armée fut décimée, elle ressuscita aussitôt, car la boucle ne se termina jamais. Et les choses devinrent catastrophiques lorsque les Hajinmon et les Yagami s'en mêlèrent. Donc, tu vois, Ayako, que c'est une simple histoire d'infidélité, qui alluma une minuscule mèche, et qui finalement, donna vie à une rivalité infernale. Cette rivalité... provoqua ta solitude, enfant de la guerre !

... Mais parlons un peu plus en détail de toi, mon enfant. Tu l'ignores, mais malgré que cette histoire est vieille de plusieurs millénaires, le patrimoine génétique d'Hayato ne s'est pas totalement évanouie. En toi, comme en tes parents, se cache une infime parcelle génétique provenant de ton ancêtre. Cela ne te rend pas plus puissante, cela ne provoque aucun dégât collatéral à ton organisme, mais tu as également, comme j'ai pu le constater, cette facilité à aimer ceux que tu admires, ceux que tu impressionnes. Et donc, ton amour pour ta famille était probablement irremplaçable. Je vais être franche avec toi, Ayako. Mon intérêt pour ta famille date de plusieurs siècles. Je voulais voir ce qu'allait donner la fusion entre cette rarissime génétique et le sang noir. Il fallait donc que je mette la main sur un membre de ta famille. Au départ, j'ai évité de me frotter au clan Ibusashi au grand complet. Tes prédécesseurs étaient suffisamment dangereux pour provoquer de lourdes casualités dans mon armée. Et finalement, vous n'étiez pas ma priorité. Mais voilà, que cette guerre au sommet se déclencha et ton clan disparut comme neige au soleil. C'est là, que j'ai mis en place une opération pour m'emparer de toi lorsque j'ai su que les Hayabusa avaient épargnés un jeune couple ennemi.


- Un plan... ?

- Oui... Te souviens-tu de la créature vampirique qui t'a mordu, lorsque tu avais quitté les sentiers de ton village ? Et bien, c'est une expérience ratée provenant de mon laboratoire. J'ai envoyée Skarlet t'espionner pendant de nombreuses journées. Et une fois que tu étais sans protection, elle avait comme consigne de lâcher cette créature dans la nature pour t'attaquer dans l'ombre. Bien sûr, j'étais consciente qu'il y'avait des risques pour que tu succombes à cette morsure. Mais mes calculs furent exactes. Tes origines spéciales, ta volonté de vivre et de ne pas être séparée de ta famille, ont suffit pour que tu aies raison du sang noir qui fut injecté dans ton sang. Ensuite, Skarlet dut te ramasser dans la nature, prétextant une rencontre hasardeuse avec toi...

... le temps que tu as passé à travailler pour moi m'a surtout suffit pour t'étudier. Une fois que j'aies découvert que le sang noir opérait à la perfection en toi, je t'ai donc permis de retrouver ta famille. Ensuite, sais-tu exactement ce que j'ai fais ? Hum, tu n'as pas la moindre petite idée, Ayako ?


- Vous allez me dire que le démon qui a prit d'assaut le village Hayabusa, c'était... non... c'était vous ?

- Correeeeeeect !

Alors qu'Azelia avait balancé le dernier mot en chantonnant, Ayako, elle, fut lentement prise par un élan de rage. Elle n'en revenait pas. Le démon qu'Ayako avait tué et qui avait poussé les Hayabusa à songer qu'Ayako n'était pas naturel. Tout ça, c'était la faute d'Azelia. En quelques secondes, celle que la kunoichi considérait comme sa mère de remplacement, était en train de devenir sa pire ennemie. Ancrow, lui, lisait tranquillement un bouquin, sans se préoccuper du récit d'Azelia. Mais nul doute que le savant fou connaissait depuis le début cette histoire.

- Vous m'avez... piégée...

- Tout de suite les grands mots. J'avais deux idées en tête lorsque j'ai invoqué ce monstre que nul shinobi ne pouvait anéantir. Premièrement, je voulais vérifier que tu étais capable d'invoquer le sang noir sans mon aide. Car il n'y avait que toi avec ton sang démoniaque qui pouvait défaire ce monstre. Et ensuite, je voulais que tu connaisses la cruauté de ce monde, et que tu deviennes ma subordonnée pour l'éternité ! Je voulais que tu reviennes vers moi en rampant après avoir provoqué une séparation forcée avec ta famille. Ainsi, comme je l'avais prédis, les Hayabusa ont commencé à se méfier de toi et à te considérer comme un démon, au lieu d'une héroïne. Mais il y'a une chose que tu ignores, ma chère. C'est que lorsque ta mère a tenté de t'assassiner, elle ne travaillait plus pour les Hayabusa. Elle était déjà devenue une nukenin, et n'avait plus le droit de travailler pour Joe Hayabusa.

- Qu... Hein ?

- Joe Hayabusa avait posé une condition à ta mère. Soit elle t'éliminait, car tu étais jugé trop dangereuse, soit ce sont eux qui allaient s'en occuper. Ta mère parvint néanmoins à trouver un terrain d'entente avec Joe. Elle proposa de devenir une nukenin aux yeux des Hayabusa, si en retour, ils t'épargnaient. Ta mère n'a JAMAIS accepté le travail. Elle refusait de te retirer la vie, sois en certaine. Mais alors qu'elle pensait avoir la paix envers ceux qui te menaçaient, elle rencontra une autre personne, malencontreusement. Tu te doutes bien de qui il s'agissait, puisque je sais tout de cette conversation. Et bien, c'était moi. Je suis partie à la rencontre de ta mère, et je lui ai parlé en détail de toi et de ce que tu es devenue pendant ces longues années où elle pensait t'avoir perdue à jamais. Au début, elle ne me croyait pas. Mais il m'a suffit de lui montrer quelques preuves par-ci et par-là. Des avis de recherches te concernant, avec la liste de tous tes méfaits. Ta vie de débauche au pays de l'eau, dans un bar pédophile. Les nombreux contrats que tu as signé en tant que tueuse à gage, j'ai tout ramené aux pieds de ta mère. Je me rappelle encore, à quel point elle était effondrée en apprenant tout ce qu'elle ignorait jusqu'à présent, c'était séduisant.

- Haaaa.... Haaaa....

- C'est à cet instant précis que ta mère réalisa à quel point elle avait échoué dans son rôle de mère, et que tu étais devenue un monstre. Je lui fit comprendre que le seul moyen de te débarrasser de ta souffrance, était de t'éliminer, et je me suis amusé également à la menacer de la tuer si elle refusait. Et sous ma menace, et sous le désespoir, elle accepta à contre-coeur. Tu connais la suite, Ayako... Ta mère n'alla pas jusqu'au bout de sa promesse en mon égard, et décida de se donner la mort... EXACTEMENT comme je m'y attendais. Encore mieux, elle le fit devant toi. Je ne pouvais espérer meilleur résultat pour te rendre folle et te pousser à me rejoindre, en tant qu'archidiable complète, sans sentiments, sans confiance en l'humanité. Tu étais prête pour devenir une copie conforme de ce que je suis, Ayako !

- La ferme... la ferme... La FERME ! Vous mentez ! Ce ne sont que des mensonges ! Vous parlez comme si vous aviez tout manipulé, toute mon existence, toute ma vie, tout mon malheur. Et vous vous exaltez en parlant de cette génétique qui aurait crée notre destin. Vous êtes malade, les sentiments humains ne se limitent pas à un gêne quelconque !

- Vous, les humains, vous ne connaissez RIEN à l'amour. Vous n'éprouvez aucun remords à supprimer tout ce qui vous dérange. Comment une race aussi tordue, aussi inférieure pourrait comprendre ce concept ? Vous n'êtes que des morveux... Des minables singes à qui il faut tendre une banane pour que vous avancez, et bien lentement, qui plus est ! Tout ce que je dis est la vérité. Toi et ta mère, vous avez agi exactement comme je m'y attendais, car votre amour pour ceux qui comptent pour vous, est bien supérieur à ceux des autres humains qui n'ont pas la chance de descendre d'un être aussi puissant que le premier Ibusashi ! Tout était prémédité. Et j'ai utilisé ton corps pour vérifier cette hypothèse qui me tenait en haleine depuis fort longtemps. Ton amour débordant, couplé avec ta haine crée par le sang noir et ta vie misérable, t'ont donné une force insoupçonné. Tu étais ma plus grand fierté, ma plus grande réussite. Seto est un pur dragon blanc, donc je ne suis pas surprise qu'il soit supérieur aux mortels. Mais toi, tu étais ma lieutenante la plus admirative, et la preuve que mes calculs étaient PARFAITS ! Sois heureuse, Ayako ! Tu as dépassé toutes mes espérances ! Et j'ose même avouer que toi et Seto, vous étiez surtout là, dans mes rangs, pour servir d'unité de mesure pour Scylla. Quand je pense que vous êtes parvenu à lui donner du fil à retordre, tous les deux. Cela prouve que je suis capable de créer des soldats qui peuvent se confronter à une Vermillion, même affaiblie !

- Haaa.... Haaaa... HAAAAAAAA...

Ayako commença à gigoter dans tous les sens. Elle remua les bras, le corps, la tête. Ses doigts s'ouvrirent puis se fermaient continuellement, tandis qu'elle crachait son venin, folle de rage. Ses orteils se crispaient, et ses cheveux commencèrent à prendre une teinte blanche, comme face à Shuujaku, Itachi et Kakashi.

- Je vais... vous... tuer... Oui, je vais VOUS TUER ! Vous avez ruiné ma vie ! Vous m'avez menti ! JE VAIS VOUS TUER !

- Hey ! Un peu de calme ! J'essaye d'apprendre un nouveau sortilège.

- Ancrow, assez joué ! Elle devient folle à cause de son sang. Il est temps de démarrer l'opération.

- Ok !

Ancrow passa derrière la table d'opération, planta une seringue dans le cou d'Ayako, ce qui la calme petit à petit, et pour éviter de l'entendre crier éternellement, il utilisa un bâillon-boule qu'il enfonça aux bords de sa bouche, et qu'il serra autour de la mâchoire.

- Du calme, Ayako. Du calme, brave fille ! C'est bien...

- C'est ici que tout se termine, Ayako ! J'en ai fini avec toi. Ancrow ne t'as pas envoyé une dose trop forte de sang noir dans ton organisme. En revanche, elle dépasse largement la teneur abordable que ton corps puisse supporter. Tu as encore un bon mois à vivre avant que tes veines, tes vaisseaux sanguins, et même ton cœur, n'explosent sous la pression constante que ton corps va devoir endurer. Jusque là, tu vas devenir petit à petit un archidiable, et enfin, une abomination sans nom ! Ainsi, tu vas pouvoir effectuer une dernière mission pour moi, bientôt. Maintenant, dors, Ayako. Fais de beaux cauchemars...

Azelia, sans le moindre remord, sans la moindre once de regrets, laissa Ayako entre les mains d'Ancrow dans un laboratoire sombre et glacial. Elle ferma la porte en métal qui grinça sans regarder derrière elle. Il semblerait que le destin d'Ayako était scellé. Est-ce qu'il existerait encore une solution pour sauver la vie de cette kunoichi qui venait enfin de trouver le salut ?
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Seto
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MessageSujet: Re: Ayako et Seto, une fatale conclusion   Dim 22 Avr - 0:41

Une bonne douzaine d'heures après sa défaite, Seto se réveilla dans un laboratoire secret, le corps qui avait suffisamment récupéré de ses blessures. Après tout, le jeune dragon avait des capacités régénératrices hors du commun grâce au sortilège elfique qui circulait dans son corps. Seto était néanmoins perplexe en réalisant qu'il était toujours en vie, et le second détail qui le choqua, était qu'en fouillant dans son esprit, il remarqua que son dragon tricéphale était de retour. Il était à nouveau scellé, l'air de rien, en son esprit. Pourtant, vu l'attaque qu'Aithusan a subi face au duo qui était parvenu à défaire l'invincible chef du clan des dragons blancs, cela tenait presque du miracle. Seto ne voyait qu'une seule explication à tout cela. Azelia a du intervenir alors que le dragon était la proie de Scylla et Iris.

Le dragon chercha la sortie du laboratoire qui était inconnu pour lui. Pourtant, il avait visité tous les coins et les recoins du château d'Azelia et jamais il n'avait trouvé un laboratoire aussi morne, aussi froid et aussi sombre. Il se demandait sur le coup si il n'était pas en CE lieu. Et alors qu'il fouilla la zone en recherchant une issue, il fut accueilli par cet immonde ver aux cheveux rouges et aux lunettes, qui se nommait Ancrow. Ce dernier lui demanda de se diriger vers le sanctuaire de Pandemonium. Pour ce faire, il le laissa emprunter un portail au fin fond du laboratoire. Sans poser de questions, Seto emprunta ce portail.

Désormais, Seto était bien enfoui aux fins fonds du noyau lunaire, une zone souterraine à la lumière aussi rarissime que précieuse, et à l'énergie quasiment absente. Le dragon connaissait, néanmoins le sanctuaire de Pandemonium. Il se situait au beau milieu d'un des points les plus profonds du noyau, au sein d'un large cratère. Il s'agissait du seul secteur du noyau où l'on pouvait apercevoir les étoiles, car en levant les yeux depuis le toit du palais, on pouvait voir le sommet du cratère. Cependant, les étoiles perceptibles depuis cette brèche étaient inaccessibles, comme si un mur protecteur empêchait Seto de s'envoler. Il n'y avait donc réellement aucun moyen de s'échapper de ce noyau sans devoir passer, soit par un portail, soit se taper trois jours de marche en affrontant une horde de démons sauvages qui tenteront tant bien que mal de barrer la route de chaque explorateur. Seto a toujours pu bénéficier d'un portail, et donc, n'a jamais eu besoin de risquer sa vie pour arriver ici.

Le sanctuaire n'avait aucune importance pour le dragon. Par contre, ce qui s'y trouve juste au dessus était probablement le secret le plus précieux de la Yokume. A cause de cette fichue barrière, Seto était dans l'obligation de pénétrer au sein du sanctuaire, qui était aussi imposant que le château royal d'Azelia. Le palais ressemblait à une église en premier lieu, une fois qu'on ait franchi l'imposante porte d'entrée. Et plus on s'enfonce en son sein, plus le décor devient insolite. Entre des fontaines de sang, des murs ensevelis par une sorte de gangrène noire, ou des gargouilles mesurant trois à quatre mètres de haut, c'était probablement l'antre du diable avant d'être un simple sanctuaire religieux. Et puis, pour atteindre le toit, ce qui était de toute évidence l'objectif du dragon, il fallait franchir encore et toujours de longues marches, tout en pouvant observer de gauche à droite des vitraux qui jonchaient les murs en hauteur. Seto ne supportait pas monter des escaliers, étant un habitué du vol. Mais il n'avait pas d'autres solutions. Une fois qu'il rejoignit l'étage supérieure, il ne lui restait plus que quelques marches avant de rejoindre le toit du sanctuaire. Depuis ce point, la brèche vers le monde extérieur était toujours plus visible. Et surtout, Seto put revoir cette chose effrayante. Depuis les murs du cratère qui se rapprochaient entre eux avec l'altitude, des chaînes se rejoignaient vers un point central: Un cocon gigantesque et visqueux dont Seto pouvait entendre les battements du cœur, celui d'un dragon.


- Manawyddan se repose toujours dans cette prison... Mais ses battements sont de plus en plus prononcés. Ce qui signifie qu'Azelia a bientôt terminé de réveiller cette créature... Je dois faire vite... Sinon...

Après que Seto s'arrêta de fixer ce cocon au dessus de sa tête, il constata qu'une autre personne l'observait. Seto fronça des sourcils en voyant cette personne qui lui faisait dos.

- Avoir le sentiment que les efforts de toute une vie se retrouvent récompensés, et que nous sommes à quelques battements de cœur de voir tout notre travail arriver à maturation. N'est ce pas un sentiment magnifique et excitant, Seto ? Après tout, tu as dû ressentir cette excitation incomparable lorsque tu as eu l'occasion de retirer la tête de ton ennemi juré.

- J'admets que je me sens bien trop troublé pour me rappeler de ce que j'ai ressenti quand j'ai pu éliminer cet ennemi en question. Ce trouble provient notamment du fait que je suis toujours en vie, et qu'Aithusan est toujours en moi. Je ne comprenais pas tout de suite comment aies-je pu survivre après avoir été à la merci de Vermillion et sa pote Testarossa. Mais vous avez dû intervenir, j'imagine.

- J'ai pris soin de recoller les morceaux que j'ai trouvé sur le sol. Aithusan était en piteux état, mais j'ai pu sauver son cœur de dragon avant qu'il ne s'éteigne. Sois reconnaissant. Maintenant, si tu as des troubles, retire tout ce qui t'encombre, et parle-moi. Je suis toute ouïe, je n'ai fais appel à toi que pour m'assurer que tu sois en condition pour continuer à me servir, Seto.

Maintenant qu'Azelia était retournée et se trouvait en face de Seto, les yeux dans les yeux, le dragon espérait pouvoir démarrer une réelle conversation.

- Qui était mon père pour vous ? Lorsque j'ai échangé mes coups avec lui, il était de toute évidence blindé au sang noir. Je suis sûr que Murai Yagami était encore un acteur au sein de votre théâtre pour fous à lier. Je vous préviens, si il s'avère que vous aviez joué un rôle lors du génocide de mon clan, je vous extermine sur le champ.

- Rassure-toi, je n'ai en aucun cas compromis l'avenir de ton clan. Pourquoi l'aurais-je fait, lorsque j'essaye de créer un monde regroupant le sang le plus rare en son sein ? Vous, dragons, êtes trop précieux pour que je mette en place un plan malhonnête pour provoquer votre chute. Hum, je suppose que dans ton esprit étriqué et tordu, tu dois sans doute imaginer quelques scénarios extravagants me concernant. Pourtant, je n'ai rien fait de plus que donner un peu de mon soutien et mon savoir-faire à ton père lorsque ce dernier s'empara du trône.

- Pourquoi ?

- J'avais juste tout intérêt à me mettre le pays du soleil dans la poche. Bien qu'en termes de ressources humaines, ce pays n'a aucune réelle valeur ajoutée pour mon territoire, il est important de développer la prospérité du pays de la lune. Le peuple effectue toujours de lourdes demandes à une reine de mon gabarit. Chômage, finances, alimentation, politique. Toutes les ressources du pays se seraient retrouvées doublés voire triplés si un partenariat solide et durable s'était établi entre nos deux royaumes. Je suis une personne assez précautionneuse et je refuse de sauter les étapes. En quoi pourrais-je sauver le monde si je ne peux garder la confiance de mon peuple, parce que je ne respecte pas mes engagements lors de ma prise de pouvoir ? Mais bon, ton père est un humain comme un autre au final, et le pacte que nous avons signé s'est vite dissout.

- Hum, passons. Et je jurerai que vous ne me dites pas tout.

- Hum, tu l'auras deviné, mais comme avec toi, j'ai noué des liens très étroits avec ton père. Et je peux dire que vous êtes identique sur pas mal de points.

- Je ne vous demande pas COMMENT était mon père, mais QUI était mon père et POURQUOI a t'il provoqué un lourd génocide en plus d'assassiner sa femme ? Il déclarait que c'était le seul moyen pour conserver la paix dans le monde, car les dragons avaient des objectifs inatteignables pour le commun des mortels et que même le Nirvana allait s'en mêler tôt ou tard.

- Je suis une succube. Il n'y a rien de plus simple pour moi que de lire dans le cœur des gens. Et je peux donc te dire que ton père aimait beaucoup les dragon blancs ET ta mère.

- Alors POURQUOI ? Pourquoi avoir ruiné tout ce qui aurait pu le rendre heureux ? Pourquoi avoir éliminé tout ce qui comptait pour lui ?

- C'est simple. Pour la même raison que toi-même, tu as fait du mal au peuple des elfes et qui a fait que tu as tourné le dos à tes proches. Tu n'avais juste pas le choix, ou plutôt, tu ne pouvais choisir. Ecoute moi bien, Seto. Ton père avait très vite mené une enquête au sujet de ta mère qui était une fervente croyante au sein d'une secte prônant la grandeur de Susanoo. Les différents partis qui sont restés fidèles au règne de Susanoo se trouvent tous à Dokuyaku, l'organisation qui préside le monde shinobi sur Atrium. Et sais-tu QUI dirige Dokuyaku ? Une princesse qui avait une lourde responsabilité, et de lourdes obligations envers les douze gardiens du Nirvana. Donc bien que ton père ait légèrement extrapolé face à toi, j'imagine, il n'avait pas totalement tort si il t'a dit que le Nirvana allait se mêler de la vie de ta famille un jour ou l'autre.

- Vous essayez de me dire que ma mère, une mortelle, avait des relations étroites avec le Nirvana ?

- C'est ça. Les dragons blancs ne sont pas seulement des conquérants. Ils sont avant tout très loyaux. A la base, il faut savoir que Manawyddan avait cherché à renverser le Nirvana lorsqu'il était au pouvoir. Et les mortels qui, aujourd'hui, prétendent suivre la voie de Manawyddan jusqu'à leurs derniers souffles, auraient un jour ou l'autre réclamés justice. Après tout, Susanoo était l'ennemi juré de Manawyddan, c'est lui qui a soigneusement scellé ce dragon légendaire dans les bas fonds du noyau lunaire. Donc, pour la princesse de Dokuyaku, il n'était pas à exclure que les dragons cherchent à envahir Dokuyaku tôt ou tard, pour éliminer les fidèles de Susanoo.

- Une guerre entre deux légendes qui se perpétue entre générations, je vois. Cela arrive fréquemment. Pas étonnant que Dokuyaku prenait le cas des dragons avec la plus grande attention.

- Pour revenir sur le sujet de ta mère, Ikaruga, elle était chargée, par cette même princesse, d'espionner les dragons blancs de la Yokume, et d'éliminer le chef en conséquence. Cette mission la poussa à tomber amoureuse de sa cible et à donner naissance à un enfant, toi. Mais crois-moi, Seto, que lorsque l'on a rejoint le cercle très fermé des adorateurs de Susanoo, on n'en ressort pas, à moins de vivre mille et une souffrances. Ainsi, Ikaruga avoua la vérité à ton père. Elle avait bel et bien l'intention de provoquer la chute du clan, mais était en retour, prête à épargner son mari et son fils. Elle lui laissa donc un dilemme sur le cœur. Si jamais il refusait d'éliminer son clan, elle l'assassinerait sur le champ, puis elle t'aurait embarqué, bébé, et aurait scellé ton destin en tant que membre de cette minable secte. Ton père voulait que tu aies un avenir avec lui plutôt. Pas étonnant, il faut mieux avoir un fils sans figure maternelle, mais bien au chaud au sein d'une famille reconstituée, que d'être au beau milieu d'un environnement hostile à adorer une entité morte depuis des siècles, sans avoir le moindre droit de choisir sa propre personnalité. Donc ton père fit ce qu'il y'avait de mieux pour toi. Il tua ta mère, et te garda en son sein.

- C'est ridicule. Si mon père a choisi son clan plutôt que sa femme, alors, pourquoi l'a t'il éradiqué au final ?

- Parce que ton père avait les yeux plus gros que le ventre, et que pour la sécurité du clan, a donc décidé de prendre le pouvoir. Et puis, lorsqu'il découvrit, par chance, le cocon au dessus de sa tête, la sienne a fait un tour complet sur elle-même. Donc il élimina de manière fourbe l'ancien roi, puis prit le contrôle du pays solaire, afin d'obtenir une puissance militaire suffisamment développé pour rendre le clan du dragon blanc plus important, et pour pérenniser sa sécurité. Mais d'une, il rêvait. Et de deux, sa décision n'a pas du tout plu aux grandes instances de son clan. Ainsi, il allait tôt ou tard ressentir les foudres de ses propres dragons blancs qui refusaient de prendre le contrôle de la Yokume par la force. Beaucoup l'insultèrent de tyran, alors qu'avant, il était la fine fleur de sa famille et un chef honorable. Alors, pour se défendre de ses propres partisans, et pour s'assurer qu'il ne te perdra pas, il a dû faire ce qu'il n'espérait pas...

- ... détruire le clan des dragons blancs... Jusqu'au dernier...

Seto voyait plus clair. Son père avait suivi une longue chaîne de meurtre pour la défense de son fils. Il tua donc Ikaruga, sa mère, pour éviter qu'il ne devienne, enfant, un esclave du culte de Susanoo. Puis, il prit le pouvoir du pays solaire par le meurtre pour que les dragons blancs aient leur propre royaume, bien conscients que Dokuyaku, envoyé par le Nirvana, chercherait à faire tomber ce clan. Et enfin, afin de protéger son fils d'une vie sans père, au sein d'une famille qui allait probablement l'obliger à vivre dans le mensonge, il alla jusqu'à commettre l'irréparable: provoquer le fameux génocide des dragons blancs. Sauf que cet acte qui visait à aider Seto à évoluer en compagnie de son père, devenu roi, fit tout l'inverse et le plongea, à son tour, sous un cycle infernal de haine. Un rouage effrayant qui traduisait bien la réalité de ce monde.

- Alors parce que je suis un dragon blanc, j'étais donc voué à faire partie d'une histoire qui allait mal finir, dans tous les cas. C'est donc ça être un dragon blanc dans ce monde ? Dans ce cas, qu'est ce que c'est réellement, un dragon, sur sa véritable terre natale ? Si seulement j'étais né ailleurs que sur Atrium...

- Tu as mis le point sur un fait véridique. Tout était voué pour que ta vie soit gâchée. Retiens une dernière chose, Seto. Ce qui a fait que les dragons blancs ont pu circuler sur Atrium jusqu'à présent, c'est grâce à Manawyddan, ET par la suite, grâce à la clémence de Leona Vermillion, qui aurait pu très bien éliminer TOUS les dragons suite à l'acte de Manawyddan, qui a cherché à faire tomber le Nirvana. Leona était le pilier de tes ancêtres. Et une fois qu'elle perdit la vie face à moi, plus rien ne pouvait retenir ou surveiller ton clan. Il est ainsi devenu volatile et s'est crée sa propre indépendance, loin du regard justicier du Nirvana. Bref, voué à tomber un jour ou l'autre face au Nirvana, qui, dans un sens, est responsable de sa chute encore actuellement. Si Dokuyaku, pays ministre du Nirvana, n'avait pas semé la zizanie chez les dragons en utilisant Ikaruga, Murai n'aurait peut-être pas agi ainsi. Bref, ton destin était fatidique dès la naissance. Et donc, tu sais quel est l'aspect le plus répugnant pour toi ? Sais-tu ce qui est le plus déroutant ? C'est qu'en cette nuit, en ce chaos que tu viens de créer au pays solaire, tu n'as vengé PERSONNE. L'acte de ton père n'est que le résultat d'une peur incontrôlée face aux grands noms d'Atrium qui voulait la perte de ton clan. Tu n'as rien fait de plus qu'éliminer un acteur secondaire, voire tertiaire de l'histoire dramatique des dragons blancs, qui était déjà écrite. Tu pourrais blâmer tellement de monde, tellement ce génocide n'est que le résultat d'une suite d'actes qui reflète bien la réalité de ce monde. Et donc, qui comptes tu conquérir désormais ? Dokuyaku ? Le Nirvana ? Ou compte tu m'éliminer parce que j'ai assassiné la seule personne qui permettait aux dragons blancs de respirer encore l'air putride de ce monde ? Non, il faudrait, pour que tu voies le bout de cette histoire, que tu déclenches ta rage sur TOUT le monde. Car TOUT est corrompu dans ce monde. Tout est à refaire, sans exception.

Seto détestait l'admettre, mais Azelia n'avait pas totalement tort. Maintenant qu'il savait tout, il réalisa qu'il avait tué un responsable parmi tant d'autres de sa peine, et son père par dessus le marché. Seto trouvait vraiment ce monde impardonnable. Mais en faisant le tour de cette fameuse soirée au pays solaire, il réalisa qu'il y'avait quelque chose qu'il n'avait toujours pas compris, ou admis.

- Je ne poursuivrais pas ma vengeance, Azelia. Elle n'a plus lieu d'être...

- Voyez-vous ça...

- Ce récit m'a confirmé, toujours plus, ce que je pense depuis ma résurrection. Un être qui nait dans ce monde avec un sang spécial est voué à connaître une vie misérable et sanglante. Voilà pourquoi j'ai toujours tiré un trait à la moindre relation avec autrui et que j'ai ignoré l'amour que me portait Eloraell. Enfin, c'est ce que je pensais. Au final, même elle s'est méfié de moi comme ma mère s'est méfiée de mon père, et elle a cherché à m'empoisonner en utilisant une promesse de mariage sans aucune conviction. Je n'ai jamais été plus persuadé que la solitude est la réponse à tout depuis cette soirée. Et si mon père n'avait pas été attaché à moi, et ne souhaitait pas le meilleur pour moi, il n'aurait jamais commis un acte aussi dérisoire. Mais tout ce qu'il a gagné, c'est de remplir mon cœur d'amertume, de dégoût, de vice. Je maudis ce monde, son existence...

... néanmoins, l'on dit toujours que seuls les vainqueurs ont le droit d'avoir une opinion. Or, hier soir, j'ai perdu face à Scylla et sa pote. Ma colère et mon esprit conquérant ne sont pas encore au point. Du moins, c'est ce que je songeais penser. Mais au final, pourquoi mon adversaire, cette Testarossa, chercherait à être respectée par autrui si elle sait, tout comme moi, qu'il n'y a rien de bon à tirer en ce monde ? Si je pouvais revoir ces deux femmes une nouvelle fois, après avoir écouté ce récit, je serais peut-être enfin en mesure de mettre un terme à mon combat contre le mensonge et la persécution.


A cet instant, Azelia se mit à sourire en fixant Seto d'un regard envoûtant, mais en même temps malicieux. Le genre de regard qui prouve qu'Azelia a encore une sale idée en tête.

- C'est très intéressant tout ça, Seto. Alors laisse moi t'avertir que je compte bien faire en sorte que tu recroises tes deux adversaires. Bientôt, et même très bientôt. Mais avant, je te demanderais de lever la tête et de fixer le ciel. J'ai quelque chose à te présenter...
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Azelia
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MessageSujet: Re: Ayako et Seto, une fatale conclusion   Mer 25 Avr - 17:21

Alors que Seto venait d'apprendre avec désarroi que sa famille était voué à disparaître dans tous les cas à cause de l'œil avisé et justicier du Nirvana, Azelia lui demande de fixer le ciel. Tout d'abord, il ne vit rien d'autre que les parois du cratère qui se refermaient vers une petite ouverture donnant sur le ciel étoilé. Mais après cela, Azelia claqua des doigts. Soudain, Seto vit l'espace au dessus de sa tête se fissurer, avant d'éclater en mille morceaux. Alors que le dragon avait l'impression de voir de petits bris de verres tomber vers lui, il sentit que quelque chose disparut. Son corps était plus léger. Pour Seto, Azelia venait probablement de désactiver la barrière anti-vol au dessus du sanctuaire. Mais ce n'était pas le point le plus important. Ce qui comptait, c'était ce qui venait d'apparaître subitement. Cela ressemblait à une sphère mauve, dont l'énergie tournoyait sur elle-même comme dans un siphon. D'ici, la sphère semblait minuscule, mais lorsque Seto se concentra sur l'étoile pourpre, il ressentit quelque chose de pas commun. La quantité d'énergie obscure qui circulait au sein de cette comète était démentielle. Même Seto, habitué à l'obscurité, le mal et la rage, ne pouvait réellement définir ce qu'il voyait, tellement c'était un concentré d'énergie corrompu qu'il fixait, hypnotisé.

Spoiler:
 

- Qu'est ce que c'est que ça ? On dirait une sphère d'énergie obscure qui aspire continuellement tout l'air dans l'atmosphère.

- Ceci est ma plus belle création, Seto. L'étoile de Nostradamus. Ce qui va définitivement creuser la tombe de la race mortelle à tout jamais. Elle est presque prête, mais il me manque un dernier ingrédient.

- Où avez-vous pu récupérer autant d'énergie sombre en un seul point ?

- Tu sembles intéressé par ce que tu observes. Mais très sincèrement, je perdrais mon temps en explications. Un mortel comme toi ne peut comprendre toute la subtilité de mon génie.

- Parlez moi de l'essentiel au moins. Je sais apprendre vite, figurez-vous.

- Comme tu l'entends. Je vais commencer par t'expliquer l'acte héroïque de deux personnes. Ilia Vermillion et Jeda Karnstein. Pour sauver Atrium d'une destruction programmée, ces deux génies ont fusionnés leurs pouvoirs en un point précis. Cela donna naissance à ce qu'on appelle actuellement: "Le soleil d'Apollon". C'est actuellement au sein de ce soleil, situé en plein cœur du Nirvana, qu'est enfermé Athéna, la déesse qui était la gardienne suprême des Rokhs d'Atrium. Ce soleil, sous le règne des Vermillion, servit de source d'énergie principale pour Atrium, donnant naissance à des millions et des millions de Rokhs blancs. Ces mêmes Rokhs offraient leurs services aux mortels, du moment qu'ils laissaient ces esprits féeriques habiter leurs corps en tant que "conscience" spirituelle.

- Les Rokhs... Ce sont ces perles de lumière que Scylla avait invoqué lorsqu'elle m'avait combattu.

- Entre autre. Il s'agit de la création d'Ilia, en utilisant l'esprit d'Athéna, et qui servit de substitution pour l'Eldrit manquant dont nous souffrons cruellement. Néanmoins, lorsque les Vermillion disparurent de l'existence, plus personne ne put gérer cet astre de lumière, et bientôt, le monde allait souffrir également d'une perte de Rokhs. C'est une réalité qui participa, d'ailleurs, à la décision de Legendia, d'abandonner tout espoir concernant notre monde. Mais là où la population Nirvit se résigna à vivre dans un monde mourant, moi, en revanche, je refusais catégoriquement d'accepter un destin sombre. Puisque nous ne pouvons plus bénéficier du soleil d'Apollon, j'ai donc décidé de créer mon propre astre. Ce que tu as juste devant les yeux. Si tu as été attentif, tu devrais savoir ce qui me manque pour compléter ma création.

- Cet astre a été crée par une Vermillion et... une Karnstein.... Vous avez besoin de Scylla ! Voilà pourquoi cette valkyrie comptait autant pour vous !

- Bien vu, Seto. J'ai besoin de Scylla pour compléter mon chef d'œuvre. Et pour faire simple, là où le soleil d'Apollon offrait de l'énergie aux mortels, cet astre là... va faire l'effet inverse. Nous allons créer une nouvelle ère en démarrant par une longue marche arrière. Je vais absorber toute l'énergie obscure qui s'est crée au sein des humains, devenus haineux, hargneux et avides de pouvoirs. Et je vais tout regrouper en ce point. Une fois cela fait, je vais injecter toute cette énergie au sein du cocon qui renferme Manawyddan, et le libérer, pour ensuite fusionner avec lui. Et ensuite, grâce à Scylla, je vais pouvoir accéder au soleil d'Apollon, et enfin, créer mon nouveau monde: Parfait, sans pénurie d'énergie, sans désespoir, sans rien. Atrium redeviendra comme avant, comme dans le temps où Leonis régnait...

Azelia avait fini sa phrase avec une pointe d'émotion. Etait-ce vraiment ce que cette dictatrice cinglée souhaitait réellement depuis le début, revenir dans le temps ? A t'elle commis tellement d'atrocités, juste pour retourner dans un passé qui semblait lui tenir à cœur ? Au fond, Seto le sentait, mais ce projet tenait réellement à cœur Azelia. Ce n'était pas la folie qui la guidait, ni la haine, mais une époque qui semblait lui manquer, ou qu'elle regrettait cruellement. Ce que Seto en déduisit, était qu'Azelia n'était peut-être pas le monstre nombriliste qu'il croyait, et bien que ce projet semblait complètement dingue, c'était sûrement une idée provenant d'un esprit perdu qui cherche une voie de secours. Cependant, bien que le dragon était lui-même paumé aux fins fonds de son esprit, il avait suffisamment la tête sur les épaules pour comprendre une chose: Il ne devait PAS laisser ce plan arrivé à maturité. Le dragon fixa la boule mauve encore et encore. Soudain, son sang ne fit qu'un tour. Et en l'espace de quelques secondes, ses yeux devinrent rouges et ses cheveux blancs. Sans le souhaiter ou le commander, le dragon venait de prendre sa forme d'archidiable, comme contre Scylla et Iris.

- Qu'est ce que cela signifie ?

- N'est ce pas formidable, Seto ? Cet astre regorge tellement d'énergie obscure, que tu n'as pas besoin de te transformer pour devenir un archidiable. Ton sang noir est entré en résonnance avec l'astre. Ce qui veut dire que tu es compatible, et que tu peux donc le contrôler comme bon te semble.

- Vous plaisantez ? Moi, pouvoir contrôler cet astre ?

- Oui. Tu es pratiquement aussi puissant que moi dorénavant. Alors, tu sais, je suis prête à partager. Que dis-tu que l'on fasse un marché ? Ou plutôt, un petit pari ? J'aime les défis aux enjeux alléchants, et je suis persuadée que toi aussi, tu aimerais puiser dans cette force phénoménale pour accomplir ta vengeance.

Seto ne répondit rien sur le coup. En revanche, ses yeux rouges ne quittaient pas l'astre. C'était comme si cette sphère obscure agissait sur le subconscient du dragon, et lui dictait presque ce qui étai bon ou mauvais pour lui.

- Je peux... conquérir Atrium avec cette sphère... oui, je peux faire tomber Dokuyaku, et tous les ennemis des dragons...

- Seto, reprends tes esprits ! Tu n'as plus aucune raison de combattre pour cette succube. Au contraire, il faudrait plutôt détruire cette sphère ! Nous pouvons le faire si nous unissons nos forces une ultime fois, Seto !

- Cette voix... Aithusan ?

- Que se passe t'il, Seto ? Un souci ? Au lieu de chercher à combattre de manière futile, pourquoi ne pas te laisser bercer par le pouvoir dont tu as toujours rêvé, depuis que tu as vu ton clan brûler en enfer ? Cette solution à ta peine, ta douleur, se trouve juste devant toi. Laisse-toi aller. Relaxe-toi...

Seto fixait toujours l'étoile, comme un loup qui voulait crier sous la pleine lune.

- Inutile de te défendre, dragon. Cette sphère est la copie conforme du soleil d'Apollon. Et c'est ce même soleil qui a engendré le sang noir chez Jeda Karnstein, la première archidiable. Ton sang veut retrouver ses origines, son passé... Tu es l'esclave de son désir ardent, hihihi...

Mais Seto luttait pour ne pas se laisser hypnotiser par cette étoile mauve. Il remua la tête de gauche à droite tout en fermant les yeux. Après ce geste, Seto semblait reprendre ses esprits.

- C'est complètement ridicule...

- Hum, as-tu peur, Seto ? Depuis quand le pouvoir t'effraye t'il ? Pour un conquérant, et le descendant direct de la volonté de Manawyddan, tu es plutôt du genre couard, doublé d'un faible.

- Ce n'est pas ça le souci. Je ne vous crois pas une seconde lorsque vous déclarez vouloir partager ce pouvoir avec moi. Merde, j'irai même jusqu'à dire que je ne comprends pas vraiment en quoi Scylla pourrait vous être utile. Vous êtes du genre à tout faire vous-même. Vous avez cette obsession maladive qui vous caractérise, et qui me fait croire que vous bluffez sur toute la ligne. Vous refusez que l'on pénètre dans vos laboratoires secrets sous peine de recevoir une punition adaptée, alors cela m'étonnerait que vous souhaitez... partager cette abomination avec quelqu'un d'autre.

- Cela me blesse que tu aies cette piètre opinion de moi, alors que je t'ai offert mon sang, mon corps, mon être sous toute ses courbes. Tu es la personne à qui j'ai fais le plus de sacrifices. Je t'ai redonné la vie, et j'ai également sauvé celle de ton dragon. Je t'ai souvent confié les sentiments que j'avais à ton égard, alors... comment peux-tu douter de mon présent ? Tu es vil, Seto. Mais j'aime ça...

Seto fixa avec dégoût Azelia, toujours aussi souriante, et qui venait de prendre une voix adorable mais fourbe, pour s'adresser au dragon. C'était prévisible à des kilomètres qu'Azelia se jouait du dragon, mais que pouvait-il faire contre cela ? Seto détestait encore une fois l'admettre, mais Azelia a toujours eu le don de pouvoir contrôler Seto à la baguette.

- Qu'est ce que vous attendez de moi ? Il y'a forcément un prérequis, hum ?

- Que tu joues simplement le jeu, ou alors... je te tue sur le champ. J'ai dû omettre de te dire, mais le pacte qui nous lie ne tient plus. Tu peux mourir, que cela n'aura aucune incidence sur mon existence. Et deuxièmement, l'astre agit également sur mon sang. Inutile de préciser que tu n'as pas la moindre ombre d'une chance face à moi.

- Et quel est ce petit jeu ?

- Le défi est simple comme bonjour. Tu dois simplement t'envoler jusqu'à ce que tu atteignes l'astre, et tu dois y arriver... avant moi. Tu ne fais plus qu'un avec Aithusan, ta vitesse a du tripler depuis notre dernière conversation. Je présume que tu réussiras sans encombre. Si tu y parviens, j'en déduirais que tu es digne de contrôler à mes côtés la comète de Nostradamus. Allons, Seto, une simple course de vitesse. Rien de bien méchant ! Et cela peut être amusant et nous détendre un peu avant la suite des opérations, qui s'avèrent périlleuses.

- Non, Seto ! N'accepte pas ! C'est forcément un piège !

- Je sais bien, mais je n'ai pas d'autres options sous la main. Si je parviens à gagner son pari, je pourrais aviser le moment venu et trouver un moyen d'effacer cette chose épouvantable. Il me faut juste un peu de temps...

- Au vu de ton regard, j'en déduis que tu acceptes mon épreuve, c'est cela ?

- Allez, faisons-la, votre stupide course, et qu'on en finisse...

Ainsi, Seto invoqua des ailes magiques blanches, tandis qu'Azelia sortit ses ailes physiques de succube. Les deux personnes sur le toit du sanctuaire prirent de l'élan, puis s'envolèrent vers les cieux. Comme Azelia l'avait prédit, Seto volait nettement plus vite que la succube. Normal, la voie des airs était le domaine de prédilection des dragons, pur sang comme hybrides. Tout portait à croire que Seto allait dominer la course en un rien de temps. Le dragon fixa toujours son objectif, le noyau d'énergie obscur, sans le lâcher d'une semelle. Il s'apprêtait à atteindre la sortie de la caverne pour rejoindre l'air frais de l'extérieur, et c'est à cet instant que quelque chose clocha. Plus Seto s'approchait de la sphère, plus la pression semblait palpable et plus la vitesse de Seto se fragilisait. Comme si la gravité était bien plus dense, plus lourde.

- Je ne le crois pas... Mon corps est tellement lourd. Cet amas négatif me ronge les membres. J'ai l'impression d'être rejeté par un abysse sans fond. Qu'est ce qu'il y'a au creux de cet astre ? Bordel...

Alors que Seto peinait à rejoindre la boule noire, comme rejeté par l'énergie infini au dessus de lui, Azelia commença à rattraper le dragon.

- Que se passe t'il ? C'est tout ce que tu peux faire ? Je n'ai pas ruiné mon eau et mon sang pour un si petit dragon qui tremble comme une feuille morte devant ma création...

Seto ne répondit rien à cette provocation. Mais il était en train de perdre le défi d'Azelia. Son corps continuait de trembler de haut en bas, tellement l'énergie obscure le rendait nauséeux. Seto ne voyait qu'une seule solution pour éviter de s'écrouler au sol car incapable d'aller plus loin.

- Viens à moi ! Aithusan !

Le corps du dragon s'illumina, puis son volume changea. Azelia tourna la tête vers le bas, et vit non un dragon humanoïde, mais un pur dragon gigantesque à trois têtes. Evidemment, Seto gagna un fort surplus en terme de vitesse. Ainsi, la pression exercée sur lui ne comptait plus. Le dragon légendaire fila comme une étoile filante vers le noyau obscur, doublant Azelia au passage. Et très vite, le dragon, bien que gigantesque, atteignit l'étoile qui était, de près, tellement imposant face à lui. Seto, depuis le regard d'Aithusan, eut l'impression de s'être envolé face à la lune. Le volume de la sphère était purement incalculable à l'œil nu, mais à vrai dire, si une chose pareille s'amusait à s'écraser sur le sol, les conséquences seraient désastreuses, et cela, dans un rayon très élevé.

- Mes félicitation, Seto. Tu as gagné. Tu es, désormais, digne...

Un sourire malsain se dessina sur le visage d'Azelia.

- ... de ne faire plus qu'un avec ma création !

Maintenant que Seto était proche de l'astre, une sorte de tâche noire se forma sur les écailles du dragon. La gangrène contamina entièrement le dragon, telle une toile d'araignée qui se dessinait directement sur lui. Incapable d'y échapper, le dragon remua ses trois cous dans tous les sens, enragés, comme si une armée était en train de le martyriser.

- Qu'est ce que c'est ? Mon corps ne répond plus à mes ordres !

Azelia rejoignit le dragon dans les airs, juste en dessous de l'astre. Face à lui, Azelia prit un ton sévère.

- Comme prévu, le doute et le stress t'ont poussés à commettre une terrible folie, comme d'habitude. Tu as été suffisamment arrogant pour croire que tu pouvais VRAIMENT contrôler mon chef d'œuvre. Jeune sot, tu pensais que je n'étais pas au courant du petit jeu que tu joues en ce moment ? Derrière mon dos, tu t'es amusé à apprendre une formule que je ne peux déchiffrer, car écrite en Dovahkiin, le langage des dragons de la seconde génération. Au début, j'étais intriguée par ces études que tu apprenais minutieusement. Mais ce langage est l'une des seules choses en dehors de ma portée. Tu pensais m'arnaquer ainsi, mais tu sauras, jeune effronté, que personne ne cherche à arnaquer Azelia sans y laisser des plumes.

- Comment... saviez...vous ?

Soudain, depuis la tête du milieu du dragon tricéphale, une ombre en ressortit. Cette ombre avait une silhouette féminine, et l'on pouvait y apercevoir des cornes, ainsi que de longs cheveux ondulants. Nul doute que cet ombre était une sorte de Doppleganger d'Azelia qui était en train de contaminer le dragon. L'ombre s'enroula comme un serpent autour du cou du milieu du dragon, dont les six yeux étaient teintés de rouge.

- Lorsque j'ai réanimé Aithusan, j'ai pris le plus grand soin d'y injecter un parasite lié à ma conscience. Ainsi, j'ai pu lire dans l'esprit d'Aithusan comme un livre ouvert. Ton objectif était d'attendre que je fusionne avec le dragon blanc sacré, et ensuite, tu souhaitais appliquer un sort de haut niveau que les dragons utilisaient entre eux lors d'une forte trahison. Tu comptais attendre que je devienne une dragonne pour me sceller, tout simplement. Mais je suis désolée, Seto, les choses ne seront pas ainsi. C'est TOI qui va finir enfermé jusqu'à la nuit des temps. Grâce à cette injection, Aithusan est désormais entièrement corrompu par des Rokhs noir. Et ca tombe bien, mon astre a faim de Rokhs noirs ! Ne t'en fais pas, une fois au creux de l'astre, tu finiras par ne faire plus qu'un avec Manawyddan, car toute ton essence vitale finira chez ce dragon. N'est ce pas généreux de ma part ?

Depuis l'astre, ce qui ressemblait à d'étranges tentacules mauves s'enroulèrent autour d'Aithusan. Prisonnier, sans pouvoir se mouvoir plus longtemps, il ne put rendre sa liberté à Seto qui était également piégé au sein du dragon. Les tentacules commencèrent à emmener le dragon vers l'astre, comme si il allait être aspiré par un monstre sous-marin qui souhaitait l'entraîner vers les profondeurs. Le dragon ne se remuait même plus, tant le contrôle d'Azelia et de l'astre avaient réussi à prendre le dessus même sur cette majestueuse créature.

- C'est la fin de ton parcours, Seto. Mais j'ai une heureuse nouvelle à t'annoncer. Une fois que tu seras noyé dans cet astre, tu comprendras très rapidement en quoi, toi et Ayako, vous m'avez été utile. Adieu... chéri...

Lorsqu'elle déclara ce dernier mot pour nommer Seto, les trois gueules du dragon furent ensevelis dans l'astre. Une fois à l'intérieur, Seto dé-fusionna avec le dragon. Il avait repris sa forme humaine, mais restait toujours en archidiable. Seto ressentait une impression désagréable d'être plongé dans un liquide sans fin, sans fond et sans lumière. Il n'y avait aucune source de lumière dans les environs, à part quelques perles mauves tout autour de lui qui ne parvenaient même pas à l'aider à voir à deux mètres. C'était bel et bien un espace infini, cet orbe noir dont Seto allait probablement passer l'éternité. Autre chose de sinistre, Seto n'entendait aucun bruit, à part de multiples voix qui ressemblaient plus à des plaintes qu'autre chose. Cela provenait des perles mauves. Seto comprit, grâce aux explications d'Azelia, que les Rokhs noirs qui émettaient ses sons sans s'arrêter, étaient la conscience de tous les humains morts sous d'atroces conditions, donc probablement des morts de la guerre. Seto était à l'origine de combien de ses plaintes ? Une dizaine ? Une centaine ? Des milliers ? Maintenant, le dragon comprit à quoi avait-il servi, lui et Ayako. A alimenter cette horreur...

- Hum, voilà donc le fruit de ma vengeance et tout ce que j'ai gagné. Entendre des gémissements de fantômes me hanter jusqu'à la fin des temps. Quel peine mineure comparé à tout ce que j'aie engendré. De toute manière, c'était la seule chose qui pouvait m'arriver... si être un dragon n'est que malheur et souffrance, alors je dois l'accepter, car jusqu'au bout, je serais un dragon dans mon cœur... Je me demande si je croiserais dans cet abysse obscur les esprits des dragons que j'ai jugé de ma propre main. Non... cela ne sert à rien. Je ne mérite aucun pardon... Ce qu'on dit est vrai, c'est lorsque l'on s'approche de la mort, qu'on réalise quel genre d'homme on est vraiment...

Soudain, les perles mauves commencèrent à s'approcher de Seto et à coller contre sa peau, comme si une armée de pirhana voulait le croquer et l'emporter jusqu'au fond du gouffre. Telle des milliers de parasites, ils ne quittaient pas Seto d'une semelle, tandis qu'étrangement, le dragon se mit à sourire, tout en fermant les yeux.

- Eloraell... Ma douce Eloraell... Si je pouvais encore goûter à la délicatesse que me procurent tes carresses. Mais, j'ai oublié ce qu'est l'amour... je l'ai rejeté, comme l'a dit cette mercenaire de mes deux. Mais au fond, elle avait raison. Je mérite mon sort. Eloraell, je souhaite que tu retrouves un jour le bonheur que je t'ai volé. Avec un homme qui t'aimerais vraiment, avec quelqu'un qui saura apprécier ta sagesse, ta douceur, ta bienveillance, et qui n'aura pas peur de te voir souffrir... Quand à vous deux, Scylla et Iris... Si jamais vos routes croisent celles d'Azelia... alors, j'espère que vous reviendrez victorieuses... vous qui m'avez prouvé que ma race n'est pas absolue, peut-être que vous... vous pourrez...

Seto sentit sa conscience s'évaporer, alors que les Rokhs noirs l'emmenèrent vers le centre de l'astre, comme un corps qui se noyait, sans fin, vers le centre de la Terre. Ainsi s'achève probablement la vengeance et le règne de Seto Yagami. Il ne restait plus qu'Azelia pour représenter la menace lunaire. Est-ce que quelqu'un était en mesure d'empêcher cet astre obscur de s'écraser contre le sol et donner à Azelia la victoire qu'elle attendait depuis des siècles ?

Nombre de jours restants avant la chute de l'astre: 14
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Ayako et Seto, une fatale conclusion
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