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 Un soutien tardif

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Eloraell
Reine
Reine
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Messages : 62
Date d'inscription : 14/07/2013
Age : 28

MessageSujet: Un soutien tardif   Dim 18 Mar - 0:59

- Réveillez-vous, votre altesse ! Réveillez-vous !

- Umi, voyons. Laisse-lui le temps d'ouvrir les paupières ! Pense un seul instant à ce qu'elle a du endurer en cette soirée... Alors arrête d'être aussi brutale !

- Oh, regarde ! Elle se réveille ! Tu as vu ? C'est le pouvoir de ma voix puissante et royale qui l'a aidé à reprendre conscience !

- Je te rassure, ta voix de casserole pourrait réveiller les morts !

Eloraell sentit la conscience revenir, tandis que son corps était allongé sur un drap soyeux qui avait la douce odeur du jasmin. Rien à voir avec la puanteur des cadavres qu'elle dut respirer avant de perdre cette conscience. Ses yeux clignotaient fréquemment, tellement la lumière du soleil qui sortait d'une petite fenêtre brillait dans la chambre où elle créchait. L'excès de luminosité où elle baignait, accompagné par cet air respirable lui donnait la ferme impression qu'elle avait rejoint le paradis. Après tout, il aurait fallu un miracle pour qu'elle survive à cette invasion de créatures ensanglantées. Elle palpa sa poitrine, puis glissa ses doigts le long du corps, tout en ressentant un léger frisson aux niveaux des jambes jusqu'aux pieds. Elle était vêtue d'une courte robe blanche, qui paraissait neuve au contact de la peau. Tout semblait si réel.

- Aies-je... survécu ?

Son regard se tourna vers la droite, là où elle vit un visage infantile l'observer de très près. Derrière, un jeune homme plus âgé, semblait agacé par l'attitude de l'adolescente aux cheveux azurs. Par déduction, Eloraell avait l'impression d'observer un grand frère et sa petite sœur.

Spoiler:
 

- Quel soulagement ! Encore un peu, et le pays des elfes allait perdre une nouvelle souveraine en si peu de temps !

- Umi, as-tu perdu le sens des bonnes manières ? Ne parle pas de choses aussi tragiques à cette pauvre dame ! Et qu'aurais-tu dis si l'un de tes invités déblatérait des inepties au lieu de s'agenouiller en ta présence ? Toutes mes excuses, votre altesse. Ma sœur est encore jeune et naïve !

Eloraell se redressa légèrement, pour voir que l'homme se prosternait devant elle, ce qui ne fit pas le cas de la jeune fille qui semblait bouder, tout en gardant les mains appuyés sur les hanches. Eloraell posa sa main sur le front qui était brûlant.

- J'ai... mal au crâne...

Eloraell tenta de poser pied sur le sol, mais elle sentit ses chevilles qui souffraient, car probablement foulées. Elle abandonna donc l'idée, et se recoucha sur le lit, tout en commençant à réaliser que son corps était parcouru par de multiples bandages ici et là.

- Restez allongée, votre altesse ! Je vais vous apporter une tasse de thé au gingembre. C'est excellent contre les migraines. Toi, Umi, ne chipotes pas avec la reine, tu m'as compris ?

Alors que le jeune homme s'absenta, la jeune fille, elle, continua de fixer Eloraell, à moitié éveillée, avec un regard inquisiteur.

- Quoi ? Un souci, mon enfant ?

- Non mais sans blague ! On marche sur la tête là ! Vous ne vous souvenez plus de moi ? Je suis votre semblable du pays de l'eau ! Princesse Umi Mishtal ! Ce n'est pas parce que vous avez été promu reine que vous devez en oublier vos plus proches amies d'enfance ! Et de plus, je tiens à rajouter que nous n'avons que six ans de différence, alors veuillez à ne plus me traiter comme une gamine !

- Ah, Umi... Je m'en souviens légèrement. Il faut avouer que tu n'étais encore qu'une gamine qui avait encore du mal à parler distinctivement comme une princesse. Et puis, excuse moi, mais mon esprit est légèrement ailleurs... Par ailleurs, où suis-je ?

- Dans une cabine de mon navire personnelle, chère amie...

Eloraell remarqua une nouvelle silhouette, beaucoup plus raffinée, faire son apparition. Malgré ses cheveux pourpres, elle reconnut instantanément la mère de cette princesse qui la taquinait depuis quelques secondes.

- Etes-vous... Miz Mishtal ?

- En effet, fille d'Ulyana. Tu as bien grandi. Il fut un temps où je te portais encore sur mes genoux. Diantre, que le temps file ! Te voilà désormais ma semblable... Cela me rappelle à quel point les années défilent à grande vitesse, et pourtant, je n'aies pas pris une ride, hihihi...

- Que s'est-il passé ?

- Nous avons été alertés directement par le pays du soleil, grâce à des cristaux de transmission, que la capitale était attaqué. Nous avons dépêché notre flotte aussi vite que possible pour rejoindre nos alliés, mais... il était trop tard lorsque nous avions posé l'ancre. C'est absolument insensé. D'habitude, il faut plusieurs jours, voire une semaine, pour prendre en siège une capitale aussi peuplée et aussi bien gardée, mais... là, c'était l'affaire que de seulement quelques heures. La puissance ennemie a dépassé le raisonnable, à ce que je vois.

- Vous devez sûrement être au courant... que...

- ... que vous avez été complice de l'ennemi lors de l'invasion ? Bien sûr que je le suis, et également que vous aviez tenté de prendre en otage Sairu Jumeis. Normalement, je devrais effectivement te retenir prisonnière, oui. Mais premièrement, je ne porte pas vraiment ce roi dans mon cœur, et deuxièmement, et je m'excuse d'avance si je m'apprête à être directe, mais il ne reste plus grand chose à juger en ce qui concerne les elfes.

Eloraell baissa la tête. La reine du pays de l'eau n'y voyait qu'une seule chose: De la tristesse.

- Ressaisis-toi, fille d'Ulyana. On fait tous des erreurs lorsque nous sommes inexpérimentés, et que nous nous retrouvons avec de lourdes responsabilités liées à la guerre sur le dos. Tu as juste mal choisie ton moment pour diriger un peuple. Et je doute que tu sois suffisamment responsable pour envoyer tout ton peuple sur le champ de bataille. Le peuple elfique peut encore refleurir et se faire pardonner. On va mettre en œuvre une solution pour faire payer l'armée lunaire. Fais moi confiance !

- A ce sujet... mon peuple...

- Navrée, mais nous n'avons pu sauver que ta sœur. Elle se débattait comme une acharnée pour ton salut, et s'est retrouvée le corps recouvert de griffures. On a même repéré sur son bras droit une trace de morsure. Il va falloir effectuer une analyse de son sang pour vérifier si ces humains enragés ne sont pas porteur d'une maladie, ou d'une maléfice contagieux... Mais en tout cas, elle semblait plutôt en forme jusqu'à ce que l'on puisse vous aider à fuir ce château-fort. Elle a même réunie ses dernières forces pour panser tes blessures avec des bandages, et à même changer tes vêtements qui étaient déchirés et tâchés de sang du col, jusqu'aux bottes.

- Feriel, puis-je lui parler ?

- Pour l'instant, il lui faut du repos, et rien d'autre. Et il en va de même pour toi.

Soudain, l'homme aux cheveux bleus pénétra dans la chambre avec une tasse aux motifs raffinés. Il la posa ensuite sur la table de chevet de la chambre.

- Je pense que tu n'as jamais vraiment connu mon fils: Isaak Mishtal. C'est lui qui me succèdera lorsque mon règne touchera à sa fin. Maintenant, bois ta tasse et détends-toi. Nous viendrons vérifier ton état d'ici quelques heures. La route s'avère être encore longue jusqu'à ce que nous atteignons les côtes de ton pays natal.

- Entendue....

Eloraell prit le temps d'attendre que sa boisson chaude soit suffisamment refroidie pour éviter de se brûler la langue, puis, une fois qu'elle eut tout ingurgité, elle tenta de fermer les yeux et de rejoindre une nouvelle fois le royaume des songes. Mais cela s'avéra plus complexe que ce qu'elle avait pu songer. Ses douleurs refusaient de s'estomper, elle se sentait cruellement affaibli, et surtout, une image refusait de sortir de son esprit. Le moment où Seto l'étrangla sans la moindre retenue, après avoir stipulé haut et fort qu'il souhaitait mourir une fois qu'il allait débarrasser le monde d'Azelia. Eloraell ne comprenait pas ce que souhaitait réellement l'homme dont elle était amoureuse. Pourquoi aurait-il cherché à éradiquer le peuple solaire et à faire souffrir le peuple elfique si tout ce qu'il souhaite réellement est de vaincre Azelia ? Trop de contradictions poussèrent Eloraell à s'enfuir au fin fond d'une longue série de questionnements. Mais dont elle n'aura probablement jamais les réponses. Elle ne reverra sûrement plus Seto désormais. Donc il n'y avait qu'une seule personne qui pouvait aider la reine elfique à mieux comprendre son ex-conjoint: Azelia elle-même.

Le navire naviguait dans le plus grand calme depuis trois bonnes heures depuis le premier réveil de la reine elfique. Le ciel bleu faisait presque oublier le tragique destin de la cite solaire qui allait bientôt être mis en quarantaine. Cela rassurait également les mœurs, quand on sait que pendant un long instant, seul le ciel rouge intoxiquait les cieux. C'est seulement une fois éloigné des contrées solaires qu'on pouvait remarquer que le ciel reprenait vie. Tout allait bien sur le chemin, jusqu'à ce que le matelot positionné en haut du plus long mât observe quelque chose depuis ses lunettes de navigateur.

- Navire droit devant ! Et... bon sang... Il porte le symbole d'un croissant de lune sur les voiles ! NAVIRE LUNAIRE EN VUE !

Devant cette simple annonce, tous les soldats du pays de l'eau se mirent en position pour, éventuellement, riposter. La reine, qui était posée sur un trône à l'arrière du navire, se leva, s'approcha de quelques pas, et hurla au matelot:

- Combien de soldats sont visibles sur le pont, vigie ?

- Une bonne centaine. Néanmoins, je viens de remarquer un détail supplémentaire. Il y'a une gravure en or massif à l'avant du navire, représentant une chauve-souris, ma reine !

- Une chauve-souris, dis-tu ? Par les sirènes de la mer sud... c'est... le Nosferatilus... C'EST LE NAVIRE D'AZELIA !

Bien que les soldats ne montrèrent aucun signe de panique ou de stress, au fond d'eux, ils faisaient déjà leurs prières. Si Azelia était logé au sein de ce navire, le pire était à prévoir. Mais pour la reine, c'était une certitude. Ce navire, conçu aussi bien pour prendre la voie de la mer que celle des airs, ne lève jamais l'ancre si Azelia n'a pas posé les deux pieds dessus. C'était son vaisseau personnel, tout simplement. Et cette certitude s'intensifia, lorsque soudainement, les nuages envahirent le ciel, pour le rendre gris, et qu'une nuée de chauve-souris s'envola depuis le Nosferatilus, pour rejoindre le navire royal de Miz Mishtal. Ses yeux ne quittèrent pas d'une semelle ces créatures volantes qui n'apparaissent pourtant que de nuit. C'était clair et net, c'était elle. Et évidemment, la nuée forma une figure humaine sur le pont du navire. Cette même silhouette se plaça autour des soldats avec une position noble, fière. Et avec un sourire radieux, la reine lunaire s'exprima.

- Mes plus sincères salutations, matelots, soldats, prince et princesse, et surtout, cher collègues royales !

Les soldats pointèrent leurs armes en direction d'Azelia qui était encerclée. Mais bien entendu, aucun signe ne montrait qu'Azelia était impressionnée. C'était même comme si elle ne calculait même pas les vingtaines de lances ou d'épées qui scrutaient la reine lunaire. Elle posa néanmoins son attention sur Isaak, qui fixa la reine avec dégoût, puis Umi, qui elle, semblait terrifiée, et se cachait derrière la horde de soldats.

- Isaak et Umi Mishtal. Hum, comment vous vous portez depuis que Cthulu a quitté vos esprits ? Soulagés ?

- Vous avez profité de moi pour faire du mal à ma sœur et à ma mère ! Je ne vous pardonnerais jamais, sorcière !

- Je t'ai surtout tiré de ce cachot où tu croulais comme un gueux, Isaak ! Donc bien au contraire, tu devrais éprouver une gratitude éternelle en mon égard pour t'avoir réuni avec ta tendre famille. Mais je ne suis pas là pour m'occuper de deux enfants mal polis. J'ai aperçue votre navire, reine Mishtal, et je me suis dis que l'on pouvait partager thé et gâteaux secs, non ? Qu'attendez vous donc pour descendre et me faire la bise, collègue ?

Miz se rua au centre du navire pour faire face à Azelia. Les yeux dans les yeux, elle fixa avec mépris Azelia. Evidemment, c'était elle qui avait orchestré la prise d'otage dont fut victime la princesse Umi, ce qui ressuscita Cthulu, un Vasilias de type marin. Donc même si Miz se forçait à se montrer hypocrite, c'était purement impossible.

- Tch, c'est donc de ça que vous parliez, lors du grand conseil entre seigneurs de la Yokume ? Repeindre le monde en noir ou quelque chose comme ça ? Etes vous satisfaite pour avoir fait tomber la plus grande force militaire de la Yokume ? Mais sachez une chose, Azelia. Il reste tant de nations encore non défaites qui rêvent de voir votre tête finir à la guillotine. Et tant qu'il y'aura de la vie, il y'aura l'espoir de vous voir tomber. Nous vous combattrons jusqu'à la mort, Azelia ! Vous m'entendez ? Maintenant, disparaissez de ce navire, avant que je me retrouve à faire chavirer mon propre navire en vous apprenant que vous n'êtes pas invincible, vieille charogne au visage juvénile !

- Mais oui, mais oui... Alors, ce thé, il ne va pas se préparer tout seul ? Oh, et puis, je sais très bien que la reine des elfes se trouve au sein de ce navire. Si nous prenions une collation à trois, comme au bon vieux temps, hum ? Eloraell devrait parfaitement remplacer Ulyana dans le rôle de la troisième membre de notre trio de divas que nous étions autrefois.

- Eloraell se repose. Elle se remet des horreurs qu'elle a vu par votre faute.

- Oh, et bien, je peux attendre après tout. Je peux bien patienter que la belle aux bois dormants se remette de ses émotions. Mais c'est que je tiens absolument à lui parler, voyez-vous. Mais j'espère ne pas avoir besoin d'endurer une attente trop longue. Car j'ai tendance à m'ennuyer très vite, et si je deviens lasse d'attendre, alors je vais m'occuper avec ce que j'ai sous la main. Comme par exemple, tuer vos soldats un par un, jusqu'à ce que j'en arrive à couler ce navire. Miam, les requins vont se régaler ! Allons, je veux JUSTE discuter un peu. Quelques minutes et ensuite, bon débarras, je m'en vais et on s'oublie, d'accord ?

Devant le sourire amusé d'Azelia, Miz serra des dents et des poings, puis, après avoir émis un son agacé avec ses dents, décida finalement d'emmener Azelia dans la chambre d'Eloraell. Elle toqua furtivement, et attendit la voix d'Eloraell pour ouvrir la porte.

- Quelqu'un veut s'entretenir avec toi, Eloraell. On entre...

Eloraell tourna la tête lentement vers la droite pour voir qui souhaitait lui parler alors qu'elle cherchait à prendre du repos. Et une fois qu'elle reconnut la personne en question qui marchait à côté de Miz, elle fut prise par un élan soudain, se jeta hors du lit, posa les deux pieds au sol malgré ses douleurs aux chevilles, puis fit apparaître un arc de lumière qu'elle pointa en direction d'Azelia.

- Vous !

- Hum, puis-je savoir ce que cela signifie ?

- Si vous n'étiez pas là, si vous n'aviez jamais existé, Seto, il... Il n'aurait jamais sombré dans la démence ! Il n'aurait pas écouté le démon de la vengeance, et tout ça, TOUT CA n'aurait jamais eu lieu !

- Si tout cela n'avait jamais eu lieu, Eloraell, ton fiancé aurait connu un destin bien plus tragique ! Ecoute moi bien, Eloraell. Est-ce que tu sais pour quelle raison le père de Seto a pourchassé si longtemps son fils ? Pour quelle raison a t'il assassiné sa mère ? Qu'a t'il vécu une fois que sa conscience a rejoint les bas fonds des enfers ? Ce qu'il a ressenti en arrachant la vie de l'homme qui lui a donné vie ? D'être au beau milieu d'un dilemme sans fin, où il a du choisir entre l'amour, et le devoir ? Les elfes ou les dragons blancs ? Non, tu ne sais rien ! Et très franchement, personne ne le saura ! Et si tu veux mon opinion la plus sincère, je pense qu'il a choisi de t'inclure dans ses plans, qui consistaient à voir son rêve se réaliser, parce qu'il t'aimait encore ! Seto ne m'a jamais respecté ! Il comptait surtout sur ton soutien, parce qu'après le trépas d'Ulyana, il n'y avait plus que toi dans son cœur vide. Je sais très exactement tout ce qui s'est passé dans la capitale solaire. J'ai toujours été dans la tête de Seto, tu vois. Et je peux te dire que tu as du probablement enfoncé le clou en profondeur quand tu as choisi de t'opposer à lui en rejoignant une valkyrie qui ne connaît rien de toi ! Alors voilà ce que je te propose, elfe. Tu fais disparaître ton arc de lumière sur le champ, et tu places ton blâme un peu sur tes épaules, pour changer...

Eloraell reprit une posture droite, et fit disparaître son arme lorsqu'elle vit Miz remuer les mains pour lui faire signe de n'utiliser aucun signe de violence ou d'hostilité au sein de son navire. Une fois cela fait, Eloraell se posa à nouveau sur le lit, la douleur aux chevilles encore trop forte.

- C'est parfait, tu vois quand tu veux. Néanmoins, sache que je n'ai pas embarqué sur ce navire pour vous parler de Seto Yagami. Mais plutôt pour vous parler d'une jeune immortelle qui vous a toutes les deux sorti d'un grand pétrin, si je ne m'abuse. Je suis venue vous parler de Scylla Vermillion.

- Scylla... Cette valkyrie, fille d'Alleria Kresnik ?

- C'est exact, celle qui a sauvé votre fille lorsque Ayako s'est emparée d'elle, et celle qui a protégé Eloraell contre la démence de Seto. Une valkyrie qui a donné tout son courage pour de minuscules mortels qui ne lui ont jamais rien donné en retour. Et c'est à cette même valkyrie, que j'ai promis d'instaurer un cessez-le-feu pour les deux semaines à venir. Vous considérez probablement cette valkyrie comme une héroïne désormais, n'est ce pas ? Et si je vous disais que cette femme représente une menace bien plus importante pour votre monde que moi-même ? Et si je vous disais que ce qui a contaminé les pauvres habitants du pays solaire provient de cette valkyrie ? Me croyez-vous ?

- Non, j'ai confiance en Scylla, et non à la moindre de vos élucubrations. Et pourquoi devrait-on croire en vos paroles, d'ailleurs ?

- C'est simple. Eloraell, quand tu t'es retrouvé face à ces damnés, tu as du sans doute remarquer que leur sang était rouge, n'est ce pas ? Tous ceux que j'ai corrompu jusqu'à présent ont comme principale caractéristique d'avoir le sang noir et de posséder une seconde peau solide, que très peu de lames peuvent pourfendre. Mais ces damnés qui ont brûlés la capitale solaire peuvent être vaincu très aisément. Une simple flèche de lumière dans les deux yeux suffisent pour les envoyer plus bas que terre. Il ne s'agissait que d'humains pris par de fortes pulsions sanguinaires. Et je peux même vous avouer que chez moi, une expérience blindée au sang noir qui se comporte avec tant de sauvagerie fini dans la déchetterie, au beau milieu des expériences ratées...

- Espèce de monstre...

- Quand à vous, Miz Mishtal, vous vous souvenez de cet excès de fureur soudain dont a fait preuve Alleria lors du conseil sur votre île ? Ses yeux rouges sanguinolents, cette colère qui la caractérisait... Admettez que cela n'avait rien à voir avec tout ce que vous aviez pu envisager, n'est ce pas ?

- Oui, je m'en souviens. Elle avait réussi à elle seule à mettre mal à l'aise toute l'assemblée. Ce n'était pas une simple colère...

- Hihi, évidemment, le mal de Scylla n'a rien à voir avec Alleria ou les valkyries, mais utilisons ce détail comme argument pour ces pauvres mortels qui voient le mal comme une notion singulière.

- Où voulez-vous en venir, reine Azelia ? Cherchez vous à retourner Scylla contre nous ? Si c'est le cas, vous perdez votre précieux temps ! J'ai toute confiance en elle. Elle a le cœur sur les épaules. Jamais je ne trahirais cette valkyrie pour vos petits récits sans queue ni tête.

- On dit toujours que le cœur et l'esprit sont deux choses totalement opposées. Je vous invite à mobiliser un maximum de forces pour mettre en quarantaine la cité solaire et ses environs. De toute manière, le reste de l'armée solaire s'en chargera sûrement. D'ici là, utilisez l'un des habitants comme sujet de recherche, et utilisez des druides elfiques compétents pour analyser leurs esprits. Vous verrez que la signature énergétique de ces victimes est la même que celle de Scylla Vermillion. Utilisez votre pouvoir que Scylla n'a pas à bon escient, chères collègues. Vous verrez alors que Scylla représente un danger plus important que moi-même. Mais sinon, je ne cherche absolument pas à vous pousser à trahir cette valkyrie. Au contraire, et si vous faisiez l'inverse ? Elle vous a soutenu et a veillé sur vous, je me trompe ? Pourquoi ne pas en faire de même ? Surveillez-la, restez à ses côtés, pour éviter une nouvelle catastrophe. Elle réalisera très bientôt l'ampleur de ses dégâts. Soutenez-la dans cette épreuve difficile...

- Pourquoi vous nous racontez tout cela, Azelia ? Qu'avez vous à gagner en nous poussant à garder Scylla Vermillion à nos côtés ? Cela pourrait bien se retourner contre vous si nous utilisions une arme aussi efficace contre vous, vous ne croyez pas ?

- Rappelez-vous ce que je vous ai reproché lors du grand sommet, Miz Mishtal. Je vous ai reproché de ne vous intéresser guère aux peuples différents du vôtre. Une valkyrie, à mes yeux, est une personne bien trop développée pour que je lui fasse du mal. Prouvez-moi que j'ai tort en veillant sur cette femme, et qui sait, peut-être que je poserais une durée indéterminée à cette trêve que j'ai mis en place. Bref, je constate que la lumière du soleil qui se dégage de cet hublot me brûle la rétine. Je suis une créature nocturne. Trop de luminosité peut me rendre désagréable au plus haut point. Je vais retourner me coucher dans ma chambre, au sein de mon navire. Reposez-vous bien. Oh, tant que j'y suis. Reine Mishtal, discutez avec vous sans la moindre tension m'a comblé de bonheur. Cela m'a rendu nostalgique. Permettez-moi de vous saluer à la mode de chez nous.

Sans que Miz s'y attende, Azelia posa ses deux mains sur les joues de la reine des océans, puis l'embrassa langoureusement. Miz avait les yeux grands ouverts, les joues empourprés par la surprise. Surprise évidemment partagée avec Eloraell. Mais bizarrement, au bout de deux secondes, Miz se laissa faire. Comme si quelque chose d'envoûtant se dégageait des lèvres de la succube. Elle ne comprenait pas d'où cela pouvait-il provenir, mais une sensation de plaisir l'envahissait. Mais Miz redescendit les deux pieds sur terre lorsque Azelia s'arrêta, lui fit dos, ouvrit la porte, et sans dire le moindre mot supplémentaire, s'envola hors du navire, face aux regards inquisiteurs des soldats. La main sur le crâne, Miz se posa sur le lit, à côté d'Eloraell.

- Bonté divine, j'espère qu'elle ne m'a posé aucune malédiction. Le baiser était trop envoûtant pour que je me dégage de l'emprise d'une ennemie.

- Oui, sait-on jamais. Nous devrions également jeter un œil à votre organisme, pour vérifier si vous n'êtes pas victime d'un maléfice.

- Et sinon, que penses-tu de tout ce qu'elle vient de nous raconter ? Cela n'a aucune sens ? Qu'est ce que Scylla représente pour elle ?

Eloraell croisa les mains devant la bouche, pour réfléchir, et après quelques secondes plongée dans ses pensées, elle répondit.

- Dès que je serais à nouveau sur pieds, je convoquerais Scylla, avec tous les autres seigneurs du continent. Nous allons lui faire une proposition qui pourrait nous aider à mettre les choses au clair...
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