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 [Flashback Ayako: Episode 05 / Une conscience libérée]

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Ayako
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MessageSujet: [Flashback Ayako: Episode 05 / Une conscience libérée]   Dim 27 Déc - 15:25

La famille avait organisé un magnifique dîner en l'honneur du retour d'Ultear qui venait d'être promue pour une grande école pour élèves surdoués. Le pays du soleil se chargeait de financer intégralement le parcours scolaire de la petite Ibusashi. Pour Ul, c'était une fierté et une grande évolution pour le nom de la famille. Bientôt, une membre du clan disparu des neiges allait se hisser vers la grandeur et devenir une femme respectée, c'est ainsi que la mère de cette famille concevait l'avenir d'Ultear. Mais pour Ayako, cela signifiait la suite des emmerdes. Les larmes aux yeux, la jeune mère de famille leva un verre de saké, pendant que Grey, qui suivait toujours aveuglement Ul dans toutes ses décisions, et Ultear soulevèrent une tasse de thé parfumé au gingembre. Ayako buvait discrètement sa propre tasse de thé aux agrumes, tout en fixant avec un regard ennuyé l'euphorie et l'émotion qui parcourait la table, et qu'elle trouvait assez niais.

Allez, les enfants, ce soir, on s'amuse et on rigole ! Buvons en l'honneur de ma tendre petite fille qui a été enfin repéré par un seigneur de la Yokume.

Félicitations, Ultear !

Merci, tout le monde !

Ouais... bravo... En te souhaitant de bien boire de travers ta tasse...

Enfin, nos problèmes financiers vont disparaître, car bientôt, Ultear va rejoindre l'armée de Sairu Jumeis ! On va pouvoir quitter cette maudite chaîne de montagnes pour nous installer en ville. Je me vois déjà pouvoir acheter de beaux vêtements dans la capitale et déguster des plats raffinés. Fini la pauvreté !

Oui, et nous faire agresser par tous les sans-abris et les alcoolos qui traînent dans les rues mal famés...

Oui, enfin, ne me mets pas trop la pression, maman. Je ne suis encore qu'une enfant.

Regardez cette petite poupée toute mimi... Je ne suis qu'une enfant. Petite peste...


C'est moi ou depuis le début, ma petite chipie adorée n'arrête pas de murmurer des petites paroles vénales, envoyant par la même occasion des ondes négatives en cette soirée qui s'annonçait festive. Un problème, Ayako ?

Je dis qu'Ultear est une sale traîtresse, opportuniste et qu'elle en a rien a carrer de ce que peut ressentir sa petite soeur. Oh, c'est vrai, j'ai oublié, personne ne m'écoute depuis le début.

Evidemment, les remarques d'Ayako avaient jeté un froid glacial dans la salle à manger, et cela n'avait rien à voir avec ce même froid dont étaient habitués les membres de cette famille. Le silence fut brisé par Grey qui se leva et qui tentait de de s'éclipser discrètement pour laisser les Ibusashi régler leurs comptes, mais Ayako posa sa main droite sur l'épaule du jeune garçon pour l'obliger à rester en le poussant à se rasseoir.

Tu peux être plus précise ? J'aimerai savoir ce qui pousse ma fille cadette à briser le code d'honneur de notre famille ? J'ai toujours été très claire à ce sujet, Ayako ! Nous devons être une famille soudée, à défaut de devoir supporter l'ignorance et l'indifférence des Hayabusa à notre égard. C'était le souhait le plus cher de ton père avant qu'il rende l'âme, tu l'aurais oublié ?

Tiens, voilà que tu remets sur le tapis la mort de mon père. Et bien, maintenant que tu en parles, tu as justement énormément changé depuis le décès de papa ! Déjà, tu te soumets plus facilement face à Joe Hayabusa. Avant, notre père ne t'aurait jamais laissé baisser la tête devant ces chiens qui ont anéanti nos prédécesseurs. Et là, tu obéis bien sagement à tout ce qu'ils te demandent, quitte à laisser Ultear se faire emporter par de parfaits inconnus, juste parce qu'ils sont... puissants ? Encore une fois, c'est toujours la même chose. La puissance te fait tourner la tête. Oh, et autre chose. Tu rentres de plus en plus tard de tes missions. Je suis bien curieuse de savoir ce que tu fiches après le travail. Quelque chose d'autre te fait tourner la tête chez les Hayabusa, pas vrai ?

Sans prévenir, Ul se leva et marcha rapidement jusque sa fille. Ses cinq doigts de la main droite réagirent subitement pour frapper la joue gauche de la petite Ayako. Son visage demeura figé après qu'elle avait subi cette baffe de la part de sa mère. Ultear commença à stresser en voyant le conflit entre sa mère et sa petite soeur. Bien qu'Ayako avait été assez directe dans ses propos et ses sous-entendus, elle essayait de comprendre ce qui la poussait à parler ainsi.

Maman, calme toi, je te prie. Ayako a du sans doute beaucoup s'inquiéter pendant mon absence. Il ne faut pas lui en vouloir si elle est un peu sur les nerfs.

Mais Ultear avait beau tenter de calmer les tensions, Ul et Ayako se fixèrent avec rancune. La mère avait beau regarder de haut sa fille après lui en avoir coller une, elle demeura impartiale, sévère, et luttait constamment des yeux sa mère. Elle la regardait comme une parfaite inconnue. Et alors qu'Ayako avait les larmes faciles, et que cela fut la première fois que la tension entre elles était aussi palpable, ses yeux restaient parfaitement secs.

Tu me fais bien rire avec ton petit dîner familial. Tu n'organises cela que quand ça t'arranges. Que quand Ultear te suit dans ton aveuglement, en gros. Mais en dehors de ça, tu n'es jamais là pour nous, tu nous laisses seules, ou plutôt, tu me laisses seule. Pourquoi as tu fait des enfants, seulement ? Par amour pour père ? Ou parce que t'es une grande gueule ?

De plus en plus en colère, Ul tenta de frapper une seconde fois sa fille malgré le regard paniqué d'Ultear et de Grey. Mais Ayako bloqua la frappe sans sourciller, serrant quelque peu le poignet de la femme qui lui a donné vie.

Je commence même à me demander si tu es réellement notre mère. Mais en tout cas, je ne veux pas d'une mère qui est présente pour ses filles que lorsqu'elle est "fière" d'elles. Tu ne t'es jamais intéressée à moi, à mes goûts, à ce que j'aime, ce qui me passionne. Tout ce qui compte pour toi, c'est de suivre ton code complètement factice. En tout cas, si je dois être heureuse sans toi, alors ce sera sans toi.

Ayako relâcha tout doucement le poignet de sa mère. Le regard d'Ul était vide et avait perdu toute sa vigueur.

Très bien... Puisque tu y tiens, tu n'as qu'à t'en aller ! Je ne veux plus te voir, Ayako !

Très bien...

Ayako tourna le dos au reste de la famille puis courut comme une furie vers la porte de sortie de leur domicile. La nuit était sombre, mais Ayako continua de courir sans réel but ou objectif. Les yeux rivés vers le sol, elle laissa enfin échapper ses larmes, et le petit ruissellement devint très vite un déluge. Ayako hurla de souffrance et s'en fichait qu'on pouvait l'entendre. La seule chose qui comptait pour elle était de vider son sac une bonne fois pour toute. Pendant ce temps, du côté d'Ul et sa fille, Ultear fixait avec colère sa mère à son tour.

Maman ! Tu laisses comme ça Ayako fuguer, sans rien dire ! Tu sais pertinemment que cette zone est extrêmement dangereuse la nuit ! Et si Ayako se faisait dévorer, tu y'as pensé ?

Ne t'en fais pas ! Ayako est une enfant comme une autre ! Elle va faire sa petite crise au bord du ruisseau et reviendra avec son éternel air désolé. Et puis, depuis ton départ, nous avons exterminés un grand nombre de créatures nocturnes, et les troupes d'Azelia sont très discrètes en ce moment. Alors il n'y a pas lieu de s'inquiéter.

Ul serra du poing avec un sourire déterminé. Sa fille avait très bien compris que cette attitude était fausse et était là seulement pour rassurer l'aînée de la famille.

Bien, le temps qu'elle se calme, nous allons en profiter pour lui préparer son dessert préféré: la banane au chocolat. Elle ne résiste jamais à ça, et donc, on pourra tranquillement se réconcilier et faire comme il ne s'était rien passé !
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Ayako
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MessageSujet: Re: [Flashback Ayako: Episode 05 / Une conscience libérée]   Lun 23 Jan - 1:08

La nuit glaciale posa son emprunte sur la zone forestière de la montagne. Ayako avait couru tellement loin, qu'elle avait atteinte une partie de cette forêt que les ninjas considéraient comme non sécurisée. En effet, il était toujours possible de croiser le chemin de créatures dangereuses comme des tigres des neiges, ou des ours mal famés, même si pour Ayako, ces animaux étaient de vulgaires obstacles qui pouvaient tâter de son ninjutsu quand ils le désiraient. Ce qui effrayaient généralement le clan Hayabusa, c'étaient les créatures nocturnes qui étaient d'origines hors frontalières. Mais les missions de chasse à l'intrus battaient de l'aile en cette saison glaciale, peu de créatures du pays de la lune ou même du feu qui tentaient de semer la pagaille étaient habituées aux conditions extrêmes du froid montagnard qui régnait ici, comparés aux ninjas qui savent parfaitement traverser une tempête de neige, même la plus violente, pour traquer leurs proies. Logiquement, Ayako ne risquait rien, à part de mourir de faim. Bien entendu, Ayako était au fond une gamine comme une autre, qui pouvait avoir des caprices la poussant à effectuer une fugue, et elle serait malgré tout suffisamment raisonnable pour tourner les talons et retourner à son domicile, bien au chaud, à siroter une tasse de thé qui réchaufferait sa conscience fragilisée et libérerait ses tensions bien trop fortes pour une enfant de son âge...

... Mais cette fois, c'était différent pour une gamine qui demeurait bien étrange comparée aux autres enfants. Ayako ne supportait plus cette situation avec sa famille. Sa mère semblait perdre la raison, au point d'oublier qui elle était, c'est à dire la descendante d'une famille meurtrie par le clan Hayabusa. Elle semblait ne plus se souvenir qu'elle a été ramassée non par pitié, mais pour servir les vainqueurs de cette stupide guerre. Quand à sa soeur, elle éprouvait une inquiétude absolument normale pour toute soeur qui se respecte. Mais là, elle se sentait surtout impuissante. Elle ne connaissait pratiquement rien du monde extérieur, grâce aux petits soins du clan Hayabusa. Mais elle redoutait que le royaume solaire utilise également Ultear pour son intérêt personnel. Il était certain pour elle que les seigneurs du pays solaire n'en avaient absolument rien à carrer de l'humain qui sommeille chez Ultear. En effet, Ayako avait le flair pour ressentir ce genre de choses, elle mettrait sa main à couper que les étrangers que le roi solaire exploite ne sont pour lui que des poupées remplaçables, qu'on attire avec la tendre couleur du "blé". Bref, au final, Ayako maudissait le fait que sa mère vende sa propre fille contre de l'argent, c'est ainsi qu'elle considérait la chose et visiblement, elle était la seule.

Après avoir marché de nombreuses minutes qui s'avéraient être des heures pour Ayako, elle se recroquevilla devant un long sapin, et semblait attendre quelque chose. Ce quelque chose était tout simplement le courage de prendre une décision. Bien sûre qu'Ayako aimerait rentrer, et courir encore une fois dans les jupons de sa mère, mais cela serait lui donner victoire, et cela n'arrangerait rien au problème. Ayako voulait tout plaquer au fond d'elle. Elle voulait voir le monde qu'elle ignorait, observer des contrées encore jamais contemplées. Bref, elle voulait faire une croix au monde shinobi. Mais une chose toute banale l'empêchait de réaliser cet objectif: Elle n'était qu'une enfant.


- Pourquoi personne ne veut m'écouter ? Pourquoi suis je la seule à comprendre qu'on va droit dans le mur dans cette satanée famille ? J'aime beaucoup ma soeur et ma mère, mais elles dépassent les bornes. Si père était encore là... Il aurait sans doute évité cette débâcle totale...

Ayako commença à se ronger les ongles, refoulant au maximum cette idée que "si père était vivant", tout aurait changé. Elle pesa le pour et le contre avant de décider si elle devait rebrousser chemin ou continuer. Néanmoins, elle ressentit comme un léger frisson parcourir son corps tout entier, de la tête aux pieds. Supportant d'habitude très bien le froid ou le gel, Ayako frissonnait pour de bon, et se recroquevilla davantage, les bras croisés. Elle ne pouvait expliquer ce froid intense qui prenait le dessus sur elle. Jusqu'au moment ou elle ressentit deux grands yeux jaunes et malsains l'observer depuis les branches d'un sapin en face d'elle. Comme toute kunoichi en herbe qui se respecte, elle resta sur ses gardes, mais ces yeux jaunâtres ne la quittèrent pas d'une semelle. Pris d'un réflexe inopportun, elle créa depuis la paume de sa main droite un shuriken de glace, qu'elle envoya pile au beau milieu du front de la silhouette. Mais quand elle entendit le cri de sa victime, elle comprit immédiatement qu'elle n'avait pas éliminé par mégarde un intrus, mais un simple hibou. Elle accourut vers l'animal meurtri, puis le fixa au sol, hésitant grandement à le ramasser.

- Mince, j'ai tué un pauvre hibou. Je ne suis pas superstitieuse, mais j'espère qu'aucun malheur ne va m'arriver ce soir.

Ayako continua de regarder le corps de la pauvre bête, et réalisa quelque chose d'étrange. Autour de son corps, il y'avait du sang frais, mais d'une quantité un peu trop élevée pour qu'il provienne d'un animal qui vient de se prendre un shuriken sur le front à l'instant. Et malgré l'obscurité, le reflet de la pleine lune l'aidait à constater que le sang suivait une direction toute tracée. En plus d'être une fine observatrice, Ayako était également très curieuse. Elle suivit donc les traces de sang, et au bout de quelques secondes, alors qu'elle dut traverser un petit buisson, elle atteignit une petite clairière, ou cette fois, elle vit le corps d'une biche. Elle examina l'animal, bien que ses jambes voulaient la persuader de s'enfuir, et vit une trace de morsures sur la nuque de la défunte biche. La morsure était tellement profonde que cela ne pouvait provenir d'un simple animal, ou de n'importe quelle créature qui vit généralement dans cette zone. Ayako en arrivait presque à prier que c'était un tigre qui venait de faire ses dents sur cette malchanceuse biche, et que c'était juste la loi de la nature qui se trouvait sous ses yeux. Elle fit demi tour, et cette fois, elle avait la nette intention de ne pas poursuivre son périple, et de rentrer à la maison.

Mais alors qu'elle tenta de faire demi-tour, elle ouvrit grand ses oreilles, et entendit comme un brut extrêmement étrange, celui d'un être qui respirait fortement. Une créature qui gardait constamment la bouche ouverte, et qui soufflait depuis sa gorge, avec la cruelle envie de déchirer sa proie. Ayako tremblait de plus en plus. Elle n'avait, ô grand jamais, entendu un bruit pareil. Ce bruit était accompagné par d'autres bruits, qu'Ayako identifiait comme des grattements, de plus en plu frénétiques. Bien que courageuse et effrayée par peu de choses dans la vie, elle ne voulut plus rester ici une seconde de plus. Sans pousser le moindre gémissement, elle accourut vers la direction opposée du bruit, mais hélas...

[ Musique d'ambiance: https://www.youtube.com/watch?v=3vFmocISvVI ]

... elle sentit que quelque chose la poussa au sol, elle tenta de se relever en se retournant mais quelque chose s'empara de ses deux poignées et les serra beaucoup trop fortement. Elle était dos au sol, retenue prisonnière par quelque chose qu'elle ne pouvait apercevoir. Mais le visage de cette "chose" s'approcha. Ce n'était absolument pas humain. Cette chose était chauve, avait la peau terriblement pâle, et les oreilles pointues, et ses yeux restaient clos, et Ayako considérait qu'il ne fallait mieux pas qu'elle imprègne dans sa mémoire l'apparence de ses pupilles. Elle tenta de frapper avec le pied l'entre jambe du monstre, et sentit que quelque chose d'autre était troublant avec cette personne. Il ne portait aucun vêtement, en plus d'être rachitique à en crever.


- Qu'est ce que ce pervers me veut ? Il va me violer ? Ou pire... me dévorer ?

Bien que la créature ne semblait pas souffrir du coup d'Ayako, il devint très vite enragé, et montra ses crocs absolument effrayants. Sa respiration fit place à un grognement de haine, puis il commença à étrangler Ayako au sol. Sa voix disparut, elle ne put placer aucun mot, ni aucun cri à l'aide. Et alors qu'elle était au seuil de la perte de conscience, la créature s'adoucit, renifla le cou de sa proie, puis enfonça ses crocs.

Ayako avait bien du mal à réaliser ce qui lui arrivait, si ce n'est qu'elle allait probablement mourir. Cette créature vampirique et rachitique suçait en même temps le sang de la jeune gamine qui ne clignait même plus des yeux et gardait la bouche ouverte. Après que la créature se fit plaisir, elle rampa loin d'Ayako, la laissant au sol, morte... ou était elle vraiment morte ?

Avant d'être la victime de cette monstruosité de la nature, Ayako l'ignorait, mais cette agression n'allait en aucun cas marquer la fin... mais le commencement. Le début d'une nouvelle vie, d'un nouveau destin, et d'un nouvel objectif, celui que l'on atteint seulement en traversant les sentiers infinis et macabres de la mort.
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