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 Une souffrance qui rend forte

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Scylla
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Date d'inscription : 29/12/2013

MessageSujet: Une souffrance qui rend forte   Dim 1 Nov - 16:16

Erza était en face d'Ayako qui n'avait plus rien à voir avec celle qu'elle avait connue. Après avoir brutalisé ses trois amies, il était naturel que la valkyrie souhaite lui faire payer ses actes, sans oublier la capture de la princesse Umi. Mais en vue de l'extrême différence qu'Erza pouvait observer chez elle, elle ne pouvait pas se contenter d'engager le combat face à une telle combattante qui a mis à mal Miloune, tout comme Nene. Erza pouvait voir l'excitation sur le visage d'Ayako, et c'était une excitation qu'elle connaissait que trop bien.

Je ne vais pas tourner autour du pot te concernant, je n'ai pas de temps à perdre. Mais je veux que tu me parles, Ayako, pour de bon. Explique toi, pourquoi as-tu trahie les personnes qui te faisaient confiance pour rejoindre Azelia ? Et pourquoi es-tu allée aussi loin avec Miloune ?

Ayako garda un air sérieux et fixa Erza pendant un bon moment, Erza aurait pu réagir sur le silence qui fut la seule réponse de la Kunoichi, mais étrangement, elle décida de patienter et de ne pas quitter Ayako du regard. L'espace d'un instant, elle ferma ses yeux écarlates, rangea son Jashinken dans son fourreau, puis croisa les bras tout en posant lentement ses deux mains sur les épaules.

C'est le seul moyen qui était à ma disposition pour me débarrasser de cette peur qui m'a toujours hanté depuis mon plus jeune âge.

Ayako tremblait et son sourire était faux, ses pupilles s'excitaient dans tous les sens pendant que sa voix était effrayante.

Tu sais ce que c'est d'avoir été élevé par des putains de marionnette sans aucun courage ? D'avoir l'impression que personne ne reconnaît ton existence, pas même ceux qui t'ont mis au monde ? Mes parents étaient des lâches, ils ont acceptés bien sagement de s'agenouiller devant les Hayabusa et d'être traité comme des faibles. Résultat, tout ceux qui m'entouraient dans la famille ont acceptés de dépendre des êtres supérieures, sans comprendre qu'ils n'étaient que des misérables têtards dans un étang trop immense pour eux. Bande de minables ! Et ce qui devait arriver, arriva. Après la mort de mon père, Ultear fut embarqué par le roi du pays du soleil, de FORCE ! Ma mère est devenue une prostituée, au point qu'elle tendait son cul à n'importe quel pauvre type du village ! Et le jour ou ma rage a pris le dessus et que j'ai tout fait pour qu'on reconnaisse enfin mon existence, en sauvant le village d'une fin déplorable, le seul remerciement que j'ai eu... c'était de voir ma mère tenter de me tuer, pour au final se suicider sous mes yeux !!!

N'ayant nulle part ou aller, j'ai été recueilli par des hommes qui semblaient si bons, si généreux. J'ai été nourrie, lavée, on avait pris soin de mes blessures et mes peines pour que je sois enfin toute neuve. Je tentais de cacher que mon coeur était trouée de part en part, pour redémarrer ma nouvelle vie. Et en réalité, si ces hommes avaient pris soin de moi depuis le début... C'était parce qu'ils étaient des marchands d'esclaves et de prostituées !!! J'ai donc été vendue comme si j'étais de la vulgaire marchandise à de grotesques adultes, puants, dégoûtants, qui m'ont utilisé comme une poupée gonflable !


Tu es donc toi même une victime de ces marchands de filles de joies...

C'est exact, jusqu'au jour ou un client était venue pour coucher avec une des prostituées des bars à putes dont j'étais emprisonnée. Et à ma grande surprise, ce garçon était différent sur un point précis. Il n'était pas un adulte. Il n'avait que 16 ans, à tout casser. Le même âge que moi à ce moment. Et il était venu pour moi. Devine pourquoi ce garçon était autorisé à fréquenter des prostituées malgré son jeune âge ? C'était parce que ce garçon... était un dragon blanc... Tu vois de qui je parle ?

Seto ?

Ayako posa cette fois ses deux mains sur le coeur et prit un air plus apaisé cette fois.

C'est cela ! Il s'était attaché à moi et décida de dépenser une fortune colossale pour m'acheter, et m'emmener avec lui. Nous avons ainsi vécu une longue romance. Enfin, je me sentais bien auprès de quelqu'un, c'était la toute première fois que quelqu'un m'accepta à ma juste valeur. Il me redonna enfin la force de vivre, au point que j'ai décidé d'utiliser ma force aux services des autres pour la seconde fois. J'ai libéré plusieurs orphelines qui étaient captives, je me suis occupée d'elle à moi seule, je me suis mise au défi de guérir les plaies de toutes les jeunes filles qui ont été retenues captives par ces adultes dégueulasses ! Et au final, pour la seconde fois, j'ai du fuir. Car ma tête a été mise à prix juste parce que j'ai tué un de ces sales types qui étaient responsable de mon malheur. Tu parles, le gouvernement de ce pays n'acceptait pas le fait qu'une simple Kunoichi étrangère d'à peine 16 ans s'occupait de leurs propres problèmes ! Et au final, c'est eux qui récoltaient tous les honneurs car ils représentaient la "justice". Bande de connards !

Les doigts d'Ayako tremblaient, le calme qui la caractérisait quand elle parlait de Seto disparut sur le champ.

Encore une fois, j'ai du survivre sans arrêt en ayant les soldats de l'empire sur le cul, j'ai mené une vie de fugitive pour un crime qui avait fait des heureuses. Et c'est alors qu'on m'a proposé de retourner au vilage Hayabusa, il s'agissait bien de la dernière chose que j'espérais entendre. Par curiosité, et afin d'avoir un abri ailleurs que dans ce pays merdique, j'ai accepté l'offre. Et là, j'ai pu constaté que le village Hayabusa n'était pas fichue de gérer ses problèmes sans aide extérieur, tellement Momiji est une cruche sans cervelle, faible et immature, tout comme Miloune et son amie, la Hayabusa !

Ayako faisait allusion à l'attaque de Nightmare ou les Hayabusa s'en était sorti par l'aide d'un loup bionique des plus étranges, et également de l'attaque de Doku ou c'était les dragons blancs qui avaient fait le plus gros du boulot. Erza serra son Benizakura au moment ou Ayako se moqua de Miloune et de Momiji.

J'ai vite compris que les Hayabusa avaient fait appel à moi car les rôles étaient inversés. J'étais la forte, et eux, les faibles. Tout à coup, ils avaient besoin de moi, ces abrutis ! Je me suis dis à ce moment que ce village allait finir comme mon ancien clan, anéanti. Ce n'était pas ici que j'allais enfin faire disparaître cette peur qui me ronge depuis mon enfance ! Peu de temps après, c'est Seto qui revint à moi, et me proposa de rejoindre les troupes d'Azelia. Après réfléxion, en réalisant que c'est à cet endroit que mon talent était le plus demandé et que j'aurai toute la sécurité que j'espérais connaître, j'ai finalement accepté. Et depuis...

Ayako serra le poing et laissa dégager une énergie sombre qui était remarquable.

... J'ai enfin toute la force nécessaire pour survivre dans ce monde impitoyable sans loi, ni morale ! Je peux maintenant faire ce que bon me semble, ne plus me plier aux êtres supérieures, je suis enfin libre, plus aucune limite ne m'empêche de profiter de cette vie ! ERZA ! Tu ne peux pas réaliser la souffrance que j'ai endurée en étant faible ! Elle est absolument infâme ! Toi qui est forte depuis le début, tu n'as jamais pu réaliser la douleur que c'est de n'avoir aucun moyen de lutter, aucun droit d'aimer, être une poupée désarticulée au service du plaisir des loups ! Tu étais surement libre de faire ce que bon te semble car tout le monde avait peur de toi, j'imagine !

Tu as raison... sur toute la ligne...

Ayako fut surprise par la réponse d'Erza qui était toujours pensive, mais c'était son tour d'avoir un mot à dire.

Je n'ai jamais été brutalisé par le passé, personne ne m'a utilisé ou ne m'a traitée comme une moins que rien. Tout le monde me respectait et ce n'est pas moi qui avait peur, c'est bel et bien moi qui faisait peur aux autres. Et tout comme toi aujourd'hui, je m'amusais à détruire la vie des autres car je considérais qu'il n'y avait rien de pire que de ressentir ce sentiment que j'ignorais, et qui était la haine. Mais il y'a bel et bien une chose qui m'effrayait. C'était de devenir une faible, car ma "mère" avait posé tous ses espoirs sur moi, tout comme Azelia le fait sans doute avec toi. Quoiqu'il en soit, tu as raison, je ne peux comprendre ta souffrance, car par le passé, je n'ai jamais vraiment souffert. Tu sais pourquoi ? Parce que je n'avais pas le droit de souffrir moi aussi. Ayako... C'est justement parce que nous sommes opposées, que nous sommes pareilles. Tu me suis ?

Non, clairement pas. Opposées tout en étant pareilles... Je n'ai jamais entendu quelque chose d'aussi stupide !

En tant que femme forte, j'avais des limites très précises. Je n'avais pas le droit de me plaindre, de parler, de ressentir ou de souffrir. Je n'avais le droit que de me battre au nom de ma "mère", j'ignorais ce qu'était la souffrance, bref, toi comme moi, nous avions des limites imposées qui nous ont rendu instable. Et c'est seulement lorsque nous trouverons notre liberté dans ce monde que nous aurons la paix.

Erza se mit à tourner autour d'Ayako comme si elle l'observait globalement.

Mais ou trouver cette liberté quasi inaccessible ? Le monde a peur des forts, et les faibles sont utilisés. Et bien, j'ai cherché, encore et encore cette liberté de vivre. Et je l'ai trouvé.

Bien, c'est cool, tout le monde n'a pas eu ta chance.

Qui te parle de chance, Ayako ? Ce que je veux dire, c'est que tu as peur de souffrir, alors tu as bêtement tendue le nez à la personne la plus forte que tu as connue, et voilà le résultat. Voilà toute la vérité. Tu as peur de souffrir.

Toi aussi... Tu vas pas t'y mettre ? Miloune disait la même chose !

Tout comme toi, j'avais cette peur, mais il se trouve que c'est justement en souffrant... que j'ai trouvée ma vraie liberté. J'ai enfin compris pourquoi je me bats.

Erza pensa encore une fois au moment ou Asuna était presque morte face à Sinae.

Toi, ta plus grosse erreur, c'est de n'avoir pas accepté la souffrance ! Certes, tu n'avais pas le droit de te battre pour les autres, mais tu n'as, en aucun cas, pris ton mal en patience ! Tu avais enfin une occasion d'avoir un toit, une famille, aux côtés des Hayabusa, car pour le peu que j'ai vu de Momiji, ce qui t'a fait le plus souffrir, la discrimination des Hayabusa, elle voulait s'en débarrasser. Elle voulait t'accueillir et t'offrir ce fameux refuge que tu cherchais, mais tu lui as tourné le dos... Parce que tu l'as jugé comme une faible. Dans un sens, c'est ton droit de penser que les Hayabusa sont faibles ! Mais au lieu de prendre peur que tu allais toujours souffrir à leurs côtés, tu aurais du utiliser ton mal dans le but de devenir plus forte pour les bonnes raisons ! C'est la souffrance qui rend les gens plus forts ! C'est cela que tu n'as pas compris ! Au lieu de ça, tu as préféré te cacher derrière Seto et Azelia pour faire souffrir les faibles au lieu de les aider, pour que justement, ils ne vivent pas ce que tu as vécu. Car si j'ai bien compris, si tu t'es amusé à torturer Miloune, c'est parce que tu as envie que les autres goûtent à ce que tu as vécu, pas vrai ? Et bien, Ayako, en agissant comme ça, tu n'as pas l'impression, justement, que tu es devenue aussi pourrie que ceux qui ont fait de ta vie un enfer ?

Comment peux-tu me reprocher d'agir ainsi ? Tu ne sais rien d'Azelia, elle est comme une seconde mère pour moi ! Si j'ai peur de souffrir, c'est mon problème ! Enfin, je me sens en sécurité avec le pays de la lune ! Je suis libre !

C'est faux ! Encore une fois, tu te fais manipuler sur toute la ligne en agissant comme ceux qui t'ont fait souffrir. Tu as abandonnée le petit refuge en bois au lieu de combattre pour qu'il devienne un grand château en pierre ! Tu es complètement inconsciente que ton comportement est aussi déplorable que celui de tes bourreaux. C'est triste, vraiment ! Tu préfères partager ta souffrance de la mauvaise manière, et donc, tu t'en es pris à des gens qui me sont chères, et qui ne t'ont absolument rien fait !

Donne moi une bonne raison de rester dans un endroit qui m'a hanté pendant tout ce temps et qui est responsable de tout ce mal-être que j'ai ressenti ! Tu crois que j'aurai été capable de revivre dans ce village qui m'a autant pourrie par le passé ? Personne ne le peut !

Si ! JE le peux ! J'ai vécu chez les valkyries d'une manière complètement fausse. Je n'en garde donc pas de très bons souvenirs, et c'est pas une dizaine d'années que j'ai passé sur mes terres natales, mais un bon millénaire ! Et pourtant, j'ai bien l'intention d'y retourner quand cette folie prendra fin ! Les temps changent ! Les mentalités aussi, tu ne vois que le mal autour de toi ! Et j'ai bien l'intention de te réveiller pour de bon !

Erza prit enfin une pose de combat. Elle allait enfin démarrer la bataille contre son ennemie !

C'est bien dommage, figure toi que dans ma guilde, tous les membres sont des gens comme toi, qui ont eu des problèmes avec la justice de manière injuste. Si tu n'avais pas changé de voie, je t'aurai bien invité à nous rejoindre, Ayako ! Car plein de personnes ont vécu comme toi, et ils ne sont pas allés offrir leurs âmes à la première venue ! Au final, je n'ai pas de temps à perdre à te baby-sitter. Tu veux devenir forte ? Alors démerde toi, par tes propres moyens, pour le devenir ! Moi, la seule chose que je vais faire, c'est briser ces barreaux qui t'emprisonnent, et te montrer le véritable goût de la liberté !

Tsss, personne ne reconnaître que l'autre a raison, de toute manière ! Alors réglons cela comme je le préfère, EN GARDE, ERZA !
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Ayako
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MessageSujet: Re: Une souffrance qui rend forte   Mar 3 Nov - 12:46

Le jeu des regards dura encore un bon moment. Ayako tenait fermement son Jashinken face à Erza et son Benizakura. Elle savait qu'elle avait toutes ses chances de l'emporter, mais face à la valkyrie, une seule erreur et c'est la fin. Ce combat allait être un des plus durs pour elle, alors elle prit cette fois un air sérieux qui lui manqua cruellement contre Miloune. Le jeu était terminé pour Ayako.

Le combat démarra, Ayako fonça vers Erza, sûre d'elle, en prenant un élan considérable. Mais Erza, qui avait gardé tout son calme, parvint à lire le mouvement d'Ayako. Elle sentit que la pointe du Katana d'Erza avait déjà touché son estomac alors que la Kunoichi était en pleine frappe. En temps normal, le combat serait déjà terminé mais Erza ressentit une étrange sensation en tentant d'enfoncer son Katana dans la peau d'Ayako, son corps était plus dure que l'acier, et pas qu'un peu. Elle tenta d'enfoncer son arme en profondeur, mais tout ce qu'elle parvint à faire, c'est propulser Ayako en arrière vers un mur qu'elle éclata sous le choc. Erza plissa un léger sourire, tout en gardant le bras tendue et observa Ayako être au sol.

Relève toi, j'ai pas fini de te montrer le fossé entre toi et moi.

Mais bien qu'Erza avait dit cela, elle était assez anxieuse quand elle réalisa qu'elle avait mis pas mal de forces sur ce coup, mais qu'il n'avait pas vraiment eu un véritable effet. Ayako semblait indemne et se releva assez vite.

Holà, regardez moi cette gonzesse prendre ses airs alors que le combat vient à peine de démarrer.

Ayako n'attendit pas une seconde supplémentaire pour attaquer, elle prit appui sur un mur et décolla comme une torpille vers Erza. La pointe de son Jashinken toucha de plein fouet la lame d'Erza qu'elle utilisa pour bloquer le coup. Ayako était toujours en hauteur et tenta de perforer le Benkizakura. Erza comprit qu'à ce stade, elle n'allait pas tenir longtemps. Elle donna un coup de pied à Ayako qui fut à nouveau propulsée en arrière, mais pas seulement, elle fit apparaître très rapidement un second Katana dans l'autre main et frappa d'un coup sec Ayako avec une frappe diagonale. Mais Ayako n'avait encore une fois rien ressentie, son corps était toujours aussi indestructible.

(C'est probablement le sang noir qui la rend aussi solide. Je dois me concentrer et ne pas foirer mon coup...)

Erza imprégna ses lames d'une forte énergie. Si elle touchait Ayako, la brutalité des coups serait probablement triplé et la protection d'Ayako devrait pouvoir se fissurer, rien qu'un peu. Elle fonça à son tour vers Ayako et frappa avec ses deux lames. Ayako avait beau se protéger avec son Jashinken, cela ne changea pas le fait qu'elle était dominée, et que les coups d'Erza la faisaient reculer sans arrêt. Et au bout de plusieurs coups, Ayako ne parvint plus à bloquer la force des coups d'Erza et sa garde se libéra. Le coup allait venir et Ayako n'était pas sure que le sang noir allait la protéger cette fois.

C'est pas vrai ! Elle est trop forte ! Elle est trop forte ! Elle est trop.... Nan je déconne !

[ Thème d'ambiance : https://www.youtube.com/watch?v=5T53Gia8ArY ]

Un sourire malsain aux lèvres, Ayako invoqua un miroir de glace qui la protégea. Erza le brisa en plusieurs morceaux et s'apprêta à relancer une nouvelle frappe, pensant pouvoir continuer à attaquer librement. Mais soudainement, elle sentit une étrange douleur lui traverser le corps, de la tête aux pieds. La douleur était tellement intense qu'elle mit les deux genoux à terre, et posa une de ses mains sur le torse. Bizarrement, Erza n'avait pas la moindre trace sur le corps, mais la douleur était similaire à un coup de Katana bien aiguisé qui avait tranché sa peau, et vu la douleur, ce n'était pas un simple coup ordinaire. Erza comprit alors que son attaque fut reflété. Erza transpirait, elle reprit légèrement son souffle, tout en voyant Ayako s'approcher lentement, et c'était trop tard, la Kunoichi donna un coup de Jashinken diagonale qui ouvrit encore plus la plaie d'Erza qu'elle avait déjà avant le combat.

Ayako lécha avec perversion le sang sur son Jashinken, puis provoqua Erza avec le même air démoniaque que pour Miloune.

Tu es trop pressée ! La fête ne fait que commencer ! Savoure donc ce moment avec moi, sinon, tu vas crever comme une chienne, je te le garantis ! Mais bon, par chance, je dois apparemment t'épargner, tu es trop précieuse pour la reine, petite veinarde ! Alors je vais te faire souffrir comme je l'ai fais avec Miloune. Attaque moi de toutes tes forces, et tu comprendras alors pourquoi tes deux amies se trouvent au sol, complètement anéanties, héhé. Tu iras chialer chez ta "mère" pour lui demander pardon d'être aussi faible !

Ayako s'apprêta à donner un nouveau coup de Katana, mais Erza le stoppa, avec sa main droite seule, le sang coulait sur la paume de sa main, et elle releva la tête en affichant un large sourire.

Haaaa... Tu as raison... La partie ne fait que commencer... Haaa...

Toi... Je t'aime bien !

[Thème du combat 1: https://www.youtube.com/watch?v=1_J8IdjX6YQ ]

Mais le sourire d'Ayako allait vite se dissiper, quand Erza donna un nouveau coup de Katana qu'Ayako bloqua, mais le coup était tellement violent qu'elle lâcha son Jashinken. Ayako comprit que niveau expérience et puissance, la valkyrie avait l'avantage, mais en manière de technique, Ayako avait elle même de sacrées cartes à jouer. Ayako ne pouvait pas se passer de son arme, elle fit un bond en arrière et fit apparaître des ailes de glace sur son dos pour prendre de l'élan, mais elle vit très vite Erza la dépasser en ayant enfilé l'armure "Aile noire". Erza donna un coup d'épée vers Ayako qui était désarmée, mais elle invoqua rapidement une "faux de glace" qui lui permit de se protéger.

Bien joué, je dois bien admettre que tu es vive !

T'es pas mal non plus ! Et au corps a corps, tu me surpasses. C'est rageant, mais je dois bien l'admettre. Par contre, la preux chevalière que tu es possède une ENORME faiblesse ! Tu veux voir ça par toi même ?

Erza vit derrière elle une faucille de glace apparaître au dessus de Miloune, elle s'arrêta de s'occuper d'Ayako et fonça à toute vitesse pour détruire la faucille, ce qu'elle parvint à faire grâce à son armure Blackwing. Ayako voulait encore jouer avec Erza, une nouvelle faucille de glace fonça vers Nene cette fois. Erza la détruisit à temps avec son épée. Ayako se retenait de mourir de rire.

T'es trop géniale toi ! Dommage que tu fasses partie de l'ennemie ! Maintenant, passons à la difficulté supérieure !

Cette fois, ce n'est pas une faucille, ni deux, mais trois qu'Ayako invoqua. Une pour chaque cible inconsciente qui étaient dans cette salle. Erza invoqua une nouvelle arme, car elle ne pourrait jamais protéger ses trois amies à temps. Elle balança ses deux épées vers les deux faucilles qui visaient Miloune et Mirajane, mais elle fut désarmée face à celle qui visa Nene, ainsi, elle encaissa de plein fouet cette faucille, mais au dos, car Erza se retourna pour ne pas être touché au torse, là ou elle était déjà suffisamment blessé. D'ailleurs, à la grande surprise d'Ayako, Erza retira de son corps la faucille comme si de rien n'était, et s'envola à nouveau pour foncer vers Ayako. Ayako invoqua cette fois une pluie de faucilles et envoya le tout vers Erza, mais la valkyrie était toujours aussi vive, comme si elle était intacte. Elle détruisit toutes les faucilles dirigées vers elle rien qu'en donnant des coups avec une troisième épée qu'elle invoqua. Ayako avait du mal à comprendre ce qu'elle voyait. Malgré toute la souffrance qu'elle a pu ressentir, Erza combattait avec la même ardeur. A ce stade, le combat allait durer longtemps, surtout si Ayako devait garder la valkyrie vivante.

Tsss, arrête de faire la maline, la valkyrie ! Tu as héritée d'une sacrée robustesse ! C'est rageant !

Ma robustesse, comme tu dis, n'a rien a voir avec mon sang de valkyrie. Toi qui aime les reflets, sache que ce combat reflète parfaitement ce que je t'ai dis il y'a quelques minutes ! Si je tiens debout, c'est parce que j'accepte la souffrance. Personne n'est parfait, on est obligé de subir lors d'une bataille ! On risque nos vies à chaque seconde, ce sont les règles du jeu, Ayako ! Alors que toi, tu as tellement peur que tu te sens en sécurité que derrière ton armure de sang noir ! Si tu étais à poil, sans cette défense particulière, tu tremblerais de peur, j'en suis persuadée !

Qu'est ce que tu viens de dire, salope ?

Et voilà ton insulte, ça signifie que j'ai touché une corde sensible ! Sache, Ayako, que je suis toujours persuadée qu'on est similaire toi et moi. Moi aussi, je me cachais derrière mon armure pour montrer que j'étais fermée sur moi même, que j'avais peur d’interagir avec les humains, et petit à petit, j'ai accepté la difficulté de m'adapter à ma nouvelle vie, jusqu'à créer de nouvelles tenues de combat à l'image des guerriers de ce monde ! Crois moi, Ayako, tant que tu seras fermée sur toi-même et que tu n'écouteras pas les autres qui veulent ton bien, tu es condamnée à perdre ton combat contre moi ! Car c'est en souffrant pour les êtres qui me sont chères, que j'ai pu évoluer !

Après la dernière phrase, Erza pensa très fort à Asuna, et sa pensée devint une arme qui lui offrit une force supplémentaire. Erza attaqua Ayako et au moment ou elle allait l'atteindre, elle changea de tenue pour l'armure des flammes, car elle avait une idée en tête de la faiblesse du miroir de glace. Comme prévu, Ayako se protégea avec un nouveau miroir qu'Erza détruisit. Et là, Ayako ricana tout en imitant un bruit sonore "négatif" pour expliquer à Erza qu'elle s'est plantée, car Erza fut à nouveau sous l'effet d'une forte douleur qui la fit tomber au sol.

Mauvaise réponse ! Essaye encore !

Qu'est ce que ça signifie ?

Laisse moi deviner, tu étais persuadée que l'attaque allait être reflétée et que tu allais être épargnée grâce à ton armure des flammes. Ma pauvre Erza... Sache que mes miroirs transforment n'importe quel élément en une "malédiction" qui traverse ton corps, je ne renvoie pas ton attaque au détail près, donc tu n'as pas subi ta propre attaque de feu, mais une malédiction. Bref, ne cherche pas, il n'y a aucun moyen d'échapper à mes miroirs ! Hyahahaha !

Erza se releva encore une fois, elle tenait toujours debout malgré avoir plutôt bien encaissé depuis le début, alors qu'Ayako était toujours indemne.

Je vois... Aux grands maux, les grands remèdes, hum ? Alors soit, j'aurai bien aimé jouer avec toi encore un peu, mais si je veux tenir le coup lors de ce fatal combat, je dois t'exterminer rapidement et je pense avoir ce qu'il faut !

Erza changea d'armure, mais pas n'importe laquelle, elle invoqua son armure céleste: "Valkyrion". Cette armure inspirait tellement la grandeur et la suprématie que même Ayako semblait émerveillée par son aspect. Mais Ayako n'allait pas garder cette expression longtemps quand elle vit une centaine d'armes de tout types pointées vers elle.

Tu dois plaisanter ? Tu dois être en train de te foutre de moi, hein ? Tu dois vraiment être en train !!!

Allez, Ayako, montre moi jusqu'ou tu peux aller avec tes fameux miroirs. Je peux invoquer plus d'une centaine d'armes pour t'attaquer. Et toi ?

T'es complètement givrée ma parole !

Tu aimes jouer visiblement, alors jouons ensemble ! Je veux bien admettre que tu es trop rapide pour moi, le combat va durer une éternité si j'essaye sans arrêt de te toucher et que tu te protèges derrière tes miroirs, et je ne parle même pas de ton armure de sang noir ! Alors je vais frapper un grand coup pour anéantir toutes tes défenses. Voyons voir de qui, entre toi et moi, va craquer la première !

Erza avait un sourire déterminée qui commençait à inquiéter Ayako, mais alors qu'Erza espérait qu'Ayako était démunie, elle invoqua malgré tout une bonne cinquantaine de miroirs. C'était son maximum visiblement. Erza avait l'avantage du nombre, mais est ce qu'elle allait supporter autant de miroirs en un seul coup ? Elle était visiblement prête à faire le pari avec Ayako.

Laisse moi te dire une bonne chose, je n'ai jamais connue quelqu'un autant accepter la souffrance que toi. Tu me donneras l'adresse du bar sado-masochiste que tu fréquentes !

Et toi, évites de me donner celle de l'école du rire ou t'as appris l'humour !

Erza balança tout son stock d'arme vers Ayako, la moitié toucha les miroirs et l'autre moitié toucha Ayako en personne qui tomba au sol après avoir subi une telle attaque. Erza ferma les yeux et serra des dents. Une cinquantaine de malédictions toucha Erza intérieurement, et même elle qui a déjà subi lors de nombreuses guerres d'atroces douleurs et qui a déjà été torturée physiquement par le passé, elle hurla de douleur comme si on lui implantait des épées dans le corps pendant des heures, voire des jours.

HAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !

Ce n'était pas dans ses habitudes de hurler, mais là, la souffrance était tellement abominable que même Erza et sa robustesse légendaire n'allait pas tenir longtemps. Valkyrion disparut, et son armure devint celle de base qu'elle porte quand elle se bat sans utiliser un pouvoir en particulier. Puis elle tomba au sol, était-elle vaincue ? Mais ce n'est pas tout, Ayako se releva, et sa peau était complètement noire. Elle n'avait rien ressentie encore une fois.

Je crois bien que j'ai gagnée ! J'ai peut être peur de souffrir comme tu dis, grosse tête, mais en attendant, je suis toujours intacte. Merci de m'avoir facilité la tâche, je vais pouvoir te ramener à Azelia tranquillement comme ça, hahahahahaa... argh...

Mais Ayako sentit son armure se briser en milliers de petits morceaux et sa peau lâcher. Son épiderme quasi indestructible n'avait pas non plus tenu le coup, et son corps s'ouvrit de part en part, laissant gicler plusieurs couches de sang noir sur le sol. Le sang coulant hors de ses lèvres, elle ressentit de la rage depuis le début du combat, car elle fut blessée pour la première fois depuis son arrivée sur cette île.

Je le crois pas, t'as réussi ton coup... Haaa.. Haaa... ca fait mal putain !

Ayako profita qu'Erza était hors combat pour aller ramasser son Jashinken, puis avec des yeux pleins de rage, se dirigea vers elle.

Je voulais pas commettre la même erreur qu'avec Miloune et m'occuper de ton cas rapidement au lieu de m'amuser a te faire souffrir, mais soit, là, tu m'as réellement gavée, je vais percer ton corps de plusieurs petits trous et ensuite te ramener toute ensanglantée chez Azelia ! Elle comprendra !

Mais alors qu'Ayako allait frapper, elle toucha finalement un autre corps humain qui s'était débarrassée de sa prison de glace pour défendre son alliée. Mirajane se mit entre les deux femmes et fut touchée par le Jashinken d'Ayako mais pas n'importe ou, en plein visage. Visiblement, la démone n'avait pas supportée voir son amie subir autant et voulut donc mettre fin à sa souffrance ou lui faire gagner un peu de temps, mais au prix de sa vie. Erza leva la tête, toute tremblante suite aux effets de la féroce malédiction d'Ayako et vit le corps de son amie tomber à terre, devant elle, complètement morte sur le coup.
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Scylla
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MessageSujet: Re: Une souffrance qui rend forte   Mar 3 Nov - 18:17

Mirajane tomba petit à petit vers le sol, sa vie venait de prendre fin en un éclair, elle n'eut même pas le temps de dire un petit mot car sa cervelle venait d'être transpercé brutalement. Une autre membre de la guilde venait de disparaître et Erza n'a rien pu faire pour empêcher ça, mais bien qu'en étant affecté par la mort de son amie, elle tenta de rester maîtresse de ses émotions. Elle avait du mal à le reconnaître, mais pour battre Ayako, pour gagner ce combat qui était probablement le plus difficile depuis son arrivée sur la Yokume, elle n'avait pas d'autres choix que de mettre de côté ses émotions, sinon, elle se fera dévorer au moindre instant. Un autre problème subsistait, Erza souffrait le martyr, mais heureusement, pas pour rien, car Ayako fut terriblement blessée à son tour, ce qui prouvait qu'elle était capable de briser son armure de sang noir. Mais maintenant, ce n'est plus avec de la force brute qu'elle va y parvenir, mais avec des techniques bien précises, mais combien de temps pouvait elle encore se battre ? Elle se releva doucement et vit qu'au final, son corps ne tremblait pas plus que celui d'Ayako.

Alors ? Toi qui parlais de supporter la souffrance... Tu la supporte bien, la mort de ton amie ? Oh, ne me fixe pas avec tes yeux sombres, je m'en foutais d'elle au final, c'est elle qui s'est interposée. Maintenant, j'espère que les remords vont bien te ronger, car c'est ta faiblesse qui l'a tuée !

Erza fixa encore quelques instants le corps de Mirajane, troué au front. Il semblerait qu'Ayako laissa le temps à Erza de contempler son échec. Mais elle tenta de ne pas sombrer, sinon, c'était la fin.

Pourquoi souffrir, Erza ? Azelia ne veut pas ta mort, ce n'est pas rien, cela signifie qu'elle veut ton bien, et non ton mal. Tu aurais tout à gagner à écouter ce qu'elle peut te proposer. Et puis, pourquoi te battre pour ces humains que tu connais à peine ? Ta famille, ainsi que tes origines, se trouvent ailleurs, dans un autre monde, pas vrai ? Azelia n'est pas cinglée au point de s'attaquer au domaine des immortels, tous tes proches ne risquent rien et ne seront jamais concernés par nos projets. Donc tu n'as pas à t'en faire pour les gens que tu aimes, Erza !

Ferme-la...

Erza dut prendre sur elle pour ne pas craquer, elle aura tout le temps de pleurer la perte de son amie quand tout sera fini, mais ici, elle ne devait pas montrer ce qu'attendait Ayako.

Dis moi, es-tu satisfaite ?

Hein ?

Je te demande si tu es satisfaite maintenant que tu as tué Mirajane. Ca te libère de tuer tout ce qui bouge ? Tu te sens libérée ? Hein, Ayako ? Quel est ton sentiment maintenant que tu as provoqué autant de meurtres autour de toi ?

Erza avait dit cela avec un ton très calme, mais qui dissimulait clairement une colère sauvage qu'elle tenta jusqu'au bout de ne pas libérer.

Ce que je ressens ? Et bien... Je dirai que ça m'amuse ! Ouais, ça m'amuse de voir les faibles souffrir et crever. Voilà ma seule réponse !

Ayako avait à peine fini sa phrase qu'elle vit Erza puiser dans le peu de force qui lui restait pour bondir sur Ayako, la lame de son épée vers le bas. Elle écrasa Ayako en enfonçant bien son épée sur sa poitrine. Ayako, écrasé au sol, sentait que son armure de sang noir ne s'était pas reformé, car la lame s'était enfoncé dans sa chaire. Il était préférable qu'elle commencer à faire attention car Erza semblait furieuse sans vraiment le laisser paraître. Le poids du coup d'Erza fit que le sol se mit à craqueler et à s'effondrer. Erza et Ayako tombèrent à l'étage inférieure. La Kunoichi resta au sol. Dans cette salle, tout aussi imposante que la précédente, plusieurs ninjas montaient la garde et virent donc leur chef se faire assaillir par une ennemie.

Ayako-Sama !

Les ninjas ne perdirent aucune seconde pour balancer plusieurs Kunais explosifs vers Erza, qu'elle esquiva par un bond en hauteur tout en enfilant encore une fois son fidèle Hakama. Elle disparut encore une fois du champ de vision des ninjas, puis les trancha net, sans exception, avec une violence inouïe dont elle n'avait jamais vraiment montré depuis son arrivée sur la Yokume. Après plusieurs démembrements par ci, par là, Erza et Ayako se retrouvèrent seules à seules pour la première fois. Ayako se releva, non sans difficulté car à la différence de la valkyrie, elle ne supportait clairement pas la souffrance physique. Et c'est là, son gros désavantage. Erza tentait de tenir debout en voyant Ayako se relever. La souffrance d'avant perdurait toujours, mais au final, elle était extrêmement infime comparé à la peine qu'elle a ressentie devant Miloune et Mirajane.

Ne me demande pas ce que je ressens devant la mort de ces abrutis. Je les considère comme des moins que rien, ils ne représentent rien pour moi.

Ayako fixa Erza avec ardeur, la valkyrie se demanda à quoi Ayako pouvait penser alors qu'elle reluqua de la tête aux pieds Erza.

(Elle me fixe... A quoi peut elle bien penser ? Elle va encore tenter de me destabiliser avec ses paroles à la con, mais je dois rester maîtresse de mes émotions, sinon, je suis morte. Qu'est ce qu'elle va me dire ?)

Huuuum, dis, Erza...

(Ca y'est, elle va parler. Qu'as tu encore à me dire Ayako ?)

Je viens de remarquer... Mais avec cette tenue, tu te bats pieds nus, c'est mignon !

Erza avait failli tomber à terre devant la remarque d'Ayako complètement inattendue. Faisant apparaître une légère grimace, elle répondit:

Quoi ? C'est le seul détail qui t'intéresse actuellement ? T'es vraiment une fille bizarre !

Tu sais que c'est une partie du corps extrêmement sensible, dont je prends régulièrement soin, hum. C'est également quelque chose qui m'attire chez les femmes. Quand elles ont de belles jambes et de beaux pieds, ça me fait toujours un peu ronronner !

Euh, Ayako ? T'es toujours avec nous ?

Erza, diiiiiiis... Tu veux bien arracher le bas du tissu de ta tenue et me montrer tes jolies petites jambes ? Allez !

Va au diable !

Tu sais que si je n'étais pas né dans un clan de ninjas, j'aurai tenté de devenir danseuse ! J'ai toujours adoré la musique rythmé, c'était ce que j'avais le plus retenue de positif dans mon village natal, la bonne musique que les habitants qui ne combattaient pas jouaient la nuit ! Le bruit endiablé des Taiko, accompagné de plusieurs Koto joués par des pros. Ouais, les Hayabusa, c'était surtout un beau village de musiciens avant tout ! Et même chez Azelia, on a plusieurs bardes d'exceptions. Bref, je m'entraîne souvent aux pas de danse, et j'ai pour habitude de toujours me déchausser quand je danse, je me sens plus à l'aise pour faire parler mon corps.

Nan mais dis donc ! T'as tuée mon amie après en avoir capturée une autre et également, après avoir quasi violée la fiancée de mon ancien supérieur. T'as pas l'impression que c'est pas le moment le plus adapté pour me parler de tes projets artistiques ?

Raaah, mais t'es pas drôle ! Je t'aime bien, Erza, j'essaye de détendre l'atmosphère pour que la suite du combat se déroule dans de bonnes conditions !

J'avoue que le temps que tu me racontes ta vie et ton fétichisme, j'ai repris un peu des forces. Ma douleur commence à se dissiper ! Merci ! D'ailleurs, je te suis tellement reconnaissante. En jouant avec Miloune comme tu l'as fait, elle est toujours vivante actuellement ! Non franchement, merci ! Maintenant, tu vas me faire le plaisir de reprendre ton sérieux, j'ai un combat à gagner !

Ayako retira d'un geste sec ses Getas puis effectua quelques bonds sur la pointe des pieds, avant de lever les jambes, et de bouger les chevilles.

Qu'est ce que tu fous ?

L'importance de l'histoire que je viens de te raconter, c'est qu'à force de danser déchaussée, j'ai appris à devenir plus agile ainsi. Je me sens bien plus à l'aise quand je sens le sol sous mes pieds, au point que mes collègues me surnomment "La tigresse aux pieds agiles". Et donc...

[Musique de combat 2: https://www.youtube.com/watch?v=xi7Cgq_wxO0]

Ayako fonça droit devant pour enfin attaquer Erza avec son Jashinken. Le coup fut contré aisément par Erza avec son propre katana, mais Erza sentit comme une augmentation de sa vitesse... Juste parce qu'elle était elle aussi déchaussée ? Cette fois, c'est Erza qui recula, et alors qu'elle avait surtout gardée un oeil sur les bras d'Ayako, elle vit malgré tout la Kunoichi lever la jambe droite. Au lieu de donner un coup de pied, elle fit apparaître par magie une lame de glace qu'elle tenait avec le pied droit. Erza esquiva de justesse, puis Ayako balança la lame de glace, qu'Erza découpa en deux avec son Katana. Ayako invoqua cette fois un arc de glace et tira une flèche qu'Erza découpa également. Puis elle tira quatre flèches, Erza dut faire appel à un deuxième Katana pour découper les flèches, puis Ayako passa à la vitesse supérieure. Avec une vitesse inouïe, elle tira une dizaine de flèches pratiquement en même temps, tellement elle agissait rapidement pour créer les flèches, charger son arc puis tirer. Cette fois, Erza invoqua encore deux autres katanas et imita Ayako en les tenant avec les pieds. En faisant une pirouette, elle détruisit toutes les flèches, jeta les deux derniers Katanas vers Ayako qui esquiva sans problème. Puis Erza, après avoir bien atterri sur ses deux pieds, effectua une charge vers son ennemie.

(Je n'ai pas à m'inquiéter, elle ne peut plus invoquer de miroirs, j'ai suffisamment vidé ses réserves de magie et ça se voit, et son armure de sang noir a été anéanti. Un seul coup bien bref, et on n'en parle plus !)

Erza parvint à donner deux coups de katanas qui, malheureusement, propulsa seulement en arrière la Kunoichi. Elle ne saigna pas cette fois.

Merde ! Sa protection s'est déjà reformée !

Ca, c'est de la technique. Tu es vraiment géniale ! Mais bon, je n'aime pas qu'on tente de me piquer la vedette alors...

Erza ne l'avait pas vu mais deux petits pics de glace, un peu plus grand que des clous, étaient sur le sol. Ayako fonça vers la valkyrie et la poussa avec ses deux mains sur les épaules, Erza posa ainsi les deux pieds là ou il fallait pas. Les deux "clous" de glace pénétrèrent dans la plante des pieds d'Erza. Elle serra des dents sous l'atroce douleur qui s'ensuivit puis Ayako en profita pour donner un coup de pied vers Erza qui décolla plus loin en arrière. Elle tomba à terre au bord d'un bassin d'eau, la tête penchée en arrière depuis ce bord. Elle était exténuée et avait beaucoup de mal à se relever. Ayako s'avança et vit le corps d'Erza au sol. En l'analysant de plus près, elle remarqua un pendentif qui était autour de son cou.

Joli pendentif, il t'appartient ? C'est un cadeau qu'on t'a offert ?

Alors qu'Ayako allait prendre le pendentif pour le voir de plus près, elle sentit que le bras d'Erza avait saisi son poignet, et elle le serra tellement fort qu'elle pouvait entendre ses os craquer. Elle constata que le regard d'Erza était agressif, bien plus que quand elle avait assassiné Mirajane sous ses yeux.

Ne touche pas à ça, toi !

Mais va chier !

Ayako retourna le corps d'Erza, prit sa tête et la plongea sous l'eau tout en la maintenant par le haut du crâne d'une main et par le cou de l'autre. Ayako en avait assez d'Erza. Elle pouvait la tuer noyée qu'elle en aurait rien a foutre, malgré qu'elle devait ramener la valkyrie vivante. Erza quand à elle, laissa sa tête submergée dans l'eau et fit le vide dans sa tête, pendant que l'oxygène manquait petit à petit.

(A ce rythme-là, je suis morte... Ayako est tellement difficile à atteindre, alors que moi, mon corps commence à atteindre ses limites. J'ai fais une grossière erreur de la sous-estimer. Tsss... Moi qui voulais faire la leçon à Ayako, je suis pas très crédible. Mon corps souffre tellement que je suis encore étonnée que je suis toujours en vie. Mais c'est bien la première fois que j'ai autant de mal à combattre depuis que je suis dans ce monde... Je dois néanmoins trouver une solution pour m'en sortir)

Erza prit le temps de réfléchir un instant, et après quelques secondes, analysa la situation. Elle était la tête sous l'eau, impossible de se dégager de la prise de son ennemie qui était impossible à blesser tant qu'elle avait encore une fois son corps protégé par le sang noir... Sang... Eau...

(Mais oui...)

Erza leva les jambes qui étaient à la surface et donna un coup de pied à Ayako pour qu'elle la lâche. Après avoir remis la tête hors de l'eau, elle ramassa ses deux Katanas, et changea d'armure encore une fois. Cette fois, c'est l'armure des océans qu'elle enfila, ce qui provoqua un fort rire de la part de l'ennemie.

Mais elle est trop moche cette armure !

Marre toi autant que tu veux, mais c'est avec cette armure que je vais t'anéantir.

Erza envoya un jet d'eau vers Ayako. La Kunoichi tendit la main avec un sourire basique.

Facile, il me suffit de geler cette eau !

Ayako allait attaquer, pensant qu'Erza était toujours derrière ce jet d'eau qu'elle avait envoyée, mais en réalité, sans que la Kunoichi le remarque, la valkyrie était déjà passée derrière, ce qui surprit Ayako, et en plus de cela, elle avait encore changée d'armure, pour l'armure de la foudre.

(Quoi ? Malgré ses blessures, elle arrive toujours à bouger aussi vite ?)

Erza donna un coup avec sa lance électrique dans le dos d'Ayako. Même si le coup ne brisa pas l'armure de sang noir, son corps était recouvert de puissants électrochocs. Puis elle n'eut pas le temps d'esquiver ou contrer le jet d'eau qu'Erza esquiva de son côté. L'eau eut un effet négatif sur le sang noir qui protégeait sa peau, réduisant le durcissement de l'armure. Ayako avait donc subi une combinaison qui détruisit non seulement sa protection, mais en plus, la foudre qui traversait sa peau augmenta au contact de l'eau. Ayako sentit donc son corps être électrocuté un peu partout. Son cri fit comprendre à Erza qu'elle venait de souffrir, et pas qu'un peu. Après quelques secondes, la Kunoichi tomba à terre. Etait-ce la fin ?
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Scylla
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MessageSujet: Re: Une souffrance qui rend forte   Lun 9 Nov - 23:06

Erza semblait avoir mis Ayako hors d'état de nuire après cette combinaison, cette fois, elle ne se releva pas. Mais la valkyrie avait bien remarqué qu'elle avait conservée toute sa conscience. Elle n'était donc pas totalement vaincue, et Erza savait pertinemment que pour arrêter une contaminée au sang noir, la neutraliser ne s'avère pas être toujours suffisant. Erza regarda Ayako au sol et prit la parole d'un ton neutre.

En t'observant combattre, je pense avoir compris comment ta défense impénétrable fonctionne. Tu invoques du sang noir que tu fais fusionner avec ton corps, ou plus précisément, avec ta peau. Le sang se fond parfaitement avec ton épiderme, et donne naissance à une armure absolument indestructible, du moins, en théorie. Si toutes mes armures ont une faiblesse, il était évident que pour moi, tu n'étais pas une exception. L'eau semble affecter le durcissement de ta peau. La couche de sang noir qui durcit ta peau est sensible à toute forme liquide, je parie.

Ayako leva la tête et fixa Erza avec souffrance. Ce regard ne laissa pas Erza indifférente, qui parvenait à lire parfaitement en Ayako. La valkyrie vit ensuite que le corps d'Ayako fondait à vue d'oeil, elle tentait de s'échapper.

Je reviens tout de suite, Erza... Le temps de me refaire une beauté exprès pour toi, hihihi...

Attends !

Après que le corps d'Ayako fonda comme de la glace, l'eau qui recouvrait le sol disparut. Erza était désormais seule, reprenant sa tenue "Hakama". Elle voulait tenter de retrouver la trace de son adversaire, car elle allait probablement se soigner, ou pire. Après tout, c'était la base ennemie, cela ne fait aucun doute qu'Erza n'était pas très avantagée. Elle tenta de faire un pas, mais ses blessures aux pieds l'empêchèrent de marcher convenablement. Elle décida donc de reprendre des forces de son côté, même si c'est minime. Elle vit du sang tracer un chemin sous ses pieds, elle se posa dos contre un mur et se laissa glisser tout le long, jusqu'à ce que son postérieur toucha le sol. Pour tenter de combler comme elle pouvait les blessures aux pieds, elle arracha plusieurs bouts de bandelettes qui recouvraient sa poitrine, et enroula avec ces bandelettes ses pieds qui n'arrêtaient pas de saigner. Elle n'avait aucune autre blessure externe grave, car toute sa souffrance était interne à cause de la malédiction d'Ayako. Et malheureusement, à part souffler quelques instants, elle ne pouvait rien faire d'autre pour guérir ces terribles maux en particulier. Erza souriait en pensant à cela, elle se voyait mal continuer de panser ses blessures avec ce qui recouvrait sa poitrine, même si en vue de la situation présente, se retrouver les seins en l'air était le cadet de ses soucis.

Allongée contre le mur, elle ferma les yeux et repensa à tout ce qu'elle venait de voir depuis le début de son combat contre Ayako. Elle faisait le point ou le bilan concernant l'attitude de la Kunoichi. Puis elle repensa aux conséquences... La mort de Mirajane. Une vie supplémentaire s'éteignit chez les Wyvern Tail.


Qu'est ce qui a bien pu démarrer tout cela ? Désormais, Ayako retire des vies comme si il s'agissait d'un jeu. Elle s'en fiche complètement de la souffrance de ses victimes. Elle est comme tous ceux qui sèment la haine partout ou ils passent, alors qu'avant, sa seule préoccupation était la protection des faibles. C'est impossible qu'on puisse passer d'une extrême à l'autre à ce point... Moi qui la trouvait si différente. Maintenant, Mirajane est morte. C'est donc cela qu'on ressent quand on voit quelqu'un avec qui on a partagé une partie de sa vie, périr injustement sans pouvoir avoir le temps de dire quoi que ce soit... Et pourtant, je suis incapable de haïr Ayako. Je ne suis point habitée par le démon de la vengeance. Probablement parce que, quand je vois cette fille, je ne peux m'empêcher de me revoir plus jeune...

(Flashback)

Alors que le royaume des valkyries était encore implanté dans ce qu'on nommait jadis le pays céleste, j'étais très souvent envoyée pour faire le ménage parmi les mortels qui jalousaient notre grandeur. Celle que je nommais mère à cette époque, était tout comme ma soeur, mon univers et je n'appréciais guère que l'on tente de salir son nom. Je faisais tout ce qui était en mon pouvoir pour qu'elle soit fière de m'avoir mis au monde. Pendant toutes ces années, on m'a inculqué tout ces codes qui m'entravaient, et qui étaient pour moi un exemple à suivre, et un règlement précis à respecter. Quiconque voyait d'un mauvais oeil le règne de la reine Sinae, devait mourir de mes propres mains.

Mon souvenir le plus brutal revenait subitement. Ce grand palais en flamme, brûlait de mille feux grâce à mes propres soins. Cette maison pleine de luxure, posée dans une région isolée du pays céleste, était la fabuleuse demeure d'une famille de guerriers, dont la mère refusait de croire à ce que l'on nommait le "majestueux règne de Sinae, la brave". Rien que pour cela, pour protéger mon amour pour ma mère, j'ai assiégé ce palais avec mes troupes, et brûla chaque parcelle d'existence matérielle qui représentait ce nid douillet. Puis après avoir tout anéanti, j'ai pris soin de combattre cette mère de famille, qui, vaillamment, me fit face telle une véritable guerrière. Elle n'était point valkyrie, mais son courage ne lui faisait pas défaut. Mais j'avais remporté le combat haut la main. J'avais tentée un maximum de ne pas brutaliser le corps de cette pauvre femme. Mais la bougre m'avait vraiment donné du fil à retordre. Sa souffrance fut assez intense, et tout cela, devant les yeux de ses progénitures. La fille était agée de dix ans, et le garçon de quinze ans, à mes souvenirs. Ils pleuraient à chaudes larmes, et me fixaient avec détresse.


Mère !

Monstre... Vous autres, valkyries, vous n'êtes que des créatures sanguinaires. Vous pensez être majestueuses sous votre apparence de femme à la beauté démesurée... Mais vous êtes des démones. Des créatures du diable.

Ces paroles de colère avaient crées en moi une furieuse envie de brandir mon glaive pour trancher leurs carotides. Ce n'était pas de la colère, ni une fierté qui fut bafouée, en me nommant "créature du diable". Mais je voulais en réalité les libérer de cette souffrance. Je voulais qu'ils oublient la fureur d'une sensation agressive que j'ignorais entièrement. Et toute chose que j'ignorais, m'angoissait au plus haut point. J'avais aussi peur de la douleur, car une valkyrie d'élite, aux yeux de Sinae... ne saignait jamais. Elle faisait couler le sang des autres, mais c'est tout. Je m'approchais lentement avec mon glaive de ces deux enfants, ne prêtant pas la moindre attention aux flammes qui envahissaient cette magnifique villa. Puis je m'apprêtais à frapper. Mais je fixais d'abord les deux enfants, avec le regard le plus neutre que je pouvais partager ou démontrer, mais ce regard neutre est ce qui me caractérisait.

Vous deux, détendez vous. Je vais vous emmener rejoindre votre mère. Je ne peux pas vous laisser sombrer dans les méandres de la haine et de la vengeance. Et de mon côté, je ne tolérerai pas que l'on salisse le nom de ma tribu... Voilà pourquoi, les progénitures doivent mourir également.

[ Musique d'ambiance: https://www.youtube.com/watch?v=3AQICKJNOiw ]

Et ainsi, j'ai tranché la gorge de ces deux enfants, sans réaliser que je créais toujours plus de haine, pour en échange recevoir de l'amour provenant du seul sang qui m'intéressait... Mon propre sang. Le sang des autres, et bien, giclait le long de mon visage sans expression. Je n'ai jamais tenté de lécher ce sang comme Ayako semble aimer le faire. Mais j'aurai bien aimé, j'ignorais le gout du sang des autres. Mais maintenant, je comprends que ce sang a été versé... au nom d'une imposture... Cet amour n'était qu'imposture...

Erza versa plusieurs larmes, rien qu'en se remémorant de ce maudit moment qui résumait en quelques mots ce qu'elle tenta d'accepter, mais sans succès. Tout ces meurtres étaient au nom d'un amour fictif, sans réel but, sans réelle valeur. Rien que cette pensée remplissait Erza d'une immense tristesse. Elle se frotta le visage pour tenter de faire disparaître ces larmes qui ne coulaient que le long d'un seul oeil.

Hé, voilà que je cogite toute seule. J'ai toujours parlé dans ma tête, à moi même, car je n'ai jamais pu le faire avec Sinae. Mais maintenant, c'est fini, je peux enfin me libérer la conscience avec les gens que j'aime. Quand à Alleria, si elle est vraiment ma mère, alors je pourrai librement me confier à elle, et également l'écouter et la réconforter, pour que plus jamais elle se mette dans un tel état, comme je l'ai vu ce jour-là. Je rattraperai mon temps perdue avec elle comme une fille doit faire avec sa génitrice. Oui, j'attends ce moment avec impatience. Mais Ayako... elle, n'a jamais pu connaître tout cela. Elle vit sa véritable mère mourir sous ses yeux, elle se retrouva seule, puis harcelée par l'être humain, et sa cruauté. Puis elle trouva refuge chez sa propre mère "fictive", tout comme moi, qui lui a inculquée une fausse réalité. Serais-je capable alors, par mon vécu, de lui faire comprendre que suivre un faux "amour" ne lui rapportera que solitude et désolation ? Je ne le saurai que quand je terminerai ce combat...

Erza sécha enfin ses larmes. Considérant Ayako comme son alter ego, mais avec une évolution opposée à la sienne, elle était déjà en mesure de voir que malgré son air enjouée et sa psychose, se cachait une femme peinée, qui souffrait infiniment. Elle devait sans doute aimer sa mère plus que tout pour ressentir ce besoin oppressant de voir Azelia comme sa seconde mère, au point d'abandonner toute humanité. Erza ne comprenait pas totalement ce qui avait causée ses pleurs. La mort de Mirajane, les souvenirs de son ancienne vie, l'image d'Alleria qui souffrait le martyre en revoyant celle qu'elle nommait avec douleur "Scylla", ou la détresse d'Ayako. Probablement un tout, mais elle se souvenait qu'Ayako n'allait probablement pas tarder à revenir. Reprenant son souffle, malgré son corps qui transpirait fortement, elle se releva, s'aidant de son Benizakura pour prendre appui.

Pendant ce temps, dans un laboratoire isolé, Ayako fouilla dans un sachet qu'elle trouva dans un vieux tiroir. Elle en sortit une pilule noire qu'elle avala d'un seul trait. Et après cela, une énergie sombre enveloppa la Kunoichi. Ses veines étaient apparentes et prenaient un ton sombre. Sa rage semblait s'agrandir. Et en prenant un élan, elle hurla telle une démone en furie.


ERZAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !
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Ayako
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MessageSujet: Re: Une souffrance qui rend forte   Lun 16 Nov - 20:45

Ayako marchait dans les couloirs du laboratoire, suivant l'aura d'Erza qui semblait n'avoir pas bougé, comme elle s'attendait avec ses nombreuses blessures. Ayako, quand à elle, avait profité de cette courte éclipse pour se ravitailler en avalant une drogue extrêmement forte qui agissait instantanément sur quiconque était envahie par le sang noir. Généralement, tout ceux qui ingurgitaient de cette pilule médicinale avait les globules noires qui éclataient une à une, car leurs corps étaient limités de base. Mais dans le cas d'Ayako qui a su fortifier son propre corps par un entraînement intensif, et a également su supporter les effets négatifs des expériences d'Azelia, cette drogue semblait agir positivement sur elle. Néanmoins, une aura noire la suivait partout ou elle allait, et ses yeux étaient bien plus rougeâtres qu'avant. La Kunoichi continuait sa marche, et tout comme Erza, semblait perdue dans ses pensées.

On est pareilles, qu'elle me dit ? Satanée Erza... Comment peut-elle se comparer à moi ? La seule qui a su traverser les mêmes épreuves que moi, c'est Azelia, et personne d'autre... Et pourtant... Je m'attache petit à petit à cette femme. Je ne pourrai l'expliquer, mais quelque chose la rend attachante. Héhé, je suis incorrigible. Je n'ai jamais aimé la solitude au fond. Je m'attache si facilement aux autres. Je désire tellement être reconnue, qu'au final, c'est la preuve que j'ai tirée un trait à mes anciens rêves. Qu'est ce que je pouvais être conne quand j'étais gamine... Vivre dans un monde ou règne la paix, pouvoir se lever le matin en espérant passer une rayonnante journée avec ma famille. C'est absolument impossible. Moi qui détestais tant la violence, j'ai appris que je n'avais pas d'autre solutions que d'user de mon talent pour faire disparaître toute pourriture qui me convient pas.

Je me souviendrais toute ma vie de cette période ou je vagabondais dans ce pays océanique. N'ayant aucun toit ou crécher, étant donner qu'aucun orphelinat ne désirait une ninja en son sein, j'avais l'habitude de dormir à la belle étoile. Mon corps supportait à la perfection le froid, en vue de mes capacités. Mais quelque fois, je devais me taper ces putains de tempêtes de pluies que je hais par dessus tout, et évidemment, la nuit, de mauvaises apparitions venaient me pourrir dans mon sommeil. Alors quelque fois, je n'avais pas d'autres solutions que de trouver un toit pour dormir. La solution la plus rentable rendait mes nuits agréables une fois sur trois. Je volais et abusais de l'hospitalité des plus "généreux", si je peux penser ainsi. En premier temps, je jouais la comédie en faisant ma "sans-abri" dans les rues des villes environnantes, et vu que la nature a bien pris soin de moi, cela marchait souvent, très souvent. Soit je tombais sur une femme accueillante, mère de famille, dont les enfants chialaient comme des madeleines en me voyant affamée, les vêtements déchirés, les yeux similaires à ceux des ours en peluche, et je me contentais de passer la nuit chez cette brave famille. Mais j'enviais cette situation infiniment, alors je n'étais pas très bavarde, ni reconnaissante. Sinon, je tombais sur des hommes plutôt beaux garçons qui m'emmenaient également chez eux, et évidemment, mon cul était bien utile dans ces situations pour passer un peu de bon temps malgré cette situation qui me rendait désespérée à en crever. C'est quand même malheureux que dans mon cas, c'est le sexe qui me permettait de respirer, ne serait-ce qu'un tout petit peu. Il y'a tellement de couillons dans ce monde qui ont la bite qui grimpe, vitesse grand V, rien qu'en matant mon regard de jeune femme de dix neuf ans. C'est dingue, mais bon, je n'étais pas mieux. A force de me faire sauter par les clients des boites à putes où on m'avait fait séquestrée, c'était devenue un automatisme. A ce jour-là, si je devais compter le nombre d'hommes qui m'ont léchés la chatte, ce nombre aurait trois chiffres, mais je m'en foutais. J'étais déjà suffisamment salie comme ça. Quoiqu'il en soit, ces malheureux, je les quittais toujours en emportant leurs bourses avec moi. Après tout, les pervers me dégoûtaient, et je n'étais tombée amoureuse d'aucun d'entre eux. Et puis, comment payer mon dû ? En travaillant ? Impossible, personne ne voulait m'embaucher, j'étais une Kunoichi, donc une assassine, qu'on dévisageait comme une criminelle du pays lunaire. Mon curriculum vitae n'était pas très bien fournie de ce fait.

Dans tous les cas, j'étais à des années de l'enfer que j'ai vécue quand j'étais esclave de ces satanés pédophiles. Seto m'avait libérée il y'a trois ans de cela, mais je n'étais malheureusement pas restée longtemps à ses côtés, quand j'ai su qu'il était un agent d'Azelia. Quelle conne je faisais. C'était peut-être le meilleur moyen pour avoir enfin un toit, un lit pour dormir, une baignoire pour me laver. Mais j'ai refusée, tout ça parce que j'étais une stupide adolescente. Mais malgré cela, j'avais compris, pendant mon idylle avec lui, que je devais me battre, pour que personne ne vive ce que j'ai subie. J'ai exterminée un bon nombre de marchands d'esclaves, j'ai libérée des jeunes enfants innocents qui n'avaient rien demandé. Une bonne partie de l'argent que je détroussais, je le versais à ceux qui étaient dans le besoin. Et voilà le travail, ma tête était mise à prix par ces soi-disant "justiciers" qui croyaient être au dessus de tout.

La preuve que ce monde n'avait aucune justice, je l'ai vue un soir ou j'avais sauvée une gamine de dix ans qui était retenue prisonnière par les mêmes fumiers qui m'ont utilisés comme une vulgaire poupée sans âme. Dix ans, si ça, c'est pas malheureux. Une gamine de dix putains d'années était utilisé comme une esclave sexuelle. Ce monde n'a aucune limite ! J'avais donc emmenée cette gamine avec moi. Habillée en civile et non en Kunoichi, je me faufilais dans la foule, avec elle, comme si nous étions deux soeurs. Je lui tenais la main, réfléchissant ce que je pourrai bien en faire de cette petite. Je l'avais déjà emmenée en premier lieu manger une crème glacée à la framboise, histoire de rendre à cette petite bouille un sourire qui avait du être effacée de son visage depuis des lustres. Elle semblait heureuse avec moi, mais cela ne dura qu'une minuscule heure. Le visage de la gamine était connue des autorités, et le mien en prime. Repérées ensemble par une troupe de soldats, j'ai du fuir et laisser la petite entre les mains de ces abrutis.


La petite Suzie est là ! Elle est entre les mains de cette criminelle d'Ayako ! Attrapez-la et ramenez la gamine en lieu sur.

Ecoute moi, ma petite. Tu vas suivre ces soldats. Ils vont s'occuper de toi et vont te ramener à l'orphelinat. Tu y seras en sécurité.

Non... Je veux rester avec vous. Vous êtes si gentille. Vous m'avez sauvée ! Restez avec moi !

Je ne peux pas, tu ne seras jamais tranquille avec moi. Vivre avec une dangereuse fugitive comme moi ne t'apportera rien de bon. Je ne peux pas rester, ils vont m'attraper, mais toi, restes avec eux, d'accord ?

[ Musique d'ambiance: https://www.youtube.com/watch?v=AicPHOPFZlE ]

J'embrassais le front de cette enfant avant de m'enfuir. Un simple geste que j'aurai aimé avoir plus fréquemment de la part de ma mère avant qu'elle se suicide sous mes yeux. Je m'enfuyais à toute vitesse, mais j'étais suffisamment proche pour entendre les soldats qui étaient restés aux côtés de la gamine tenter de la rassurer

Ne crains rien. Nous sommes venus te sauver ! Tu n'as plus à avoir peur de cette vilaine femme !

Non ! Vous vous trompez ! Cette femme m'a sauvée ! Elle était si gentille..avec moi, snif... beuhaaaaaaaaahaaaaaaa.... Ne lui faites pas de maaaaaaaaaal !

Après avoir fui la patrouille de soldats qui me pourchassait, je m'étais adossée contre un mur d'une sombre ruelle déserte. Et je me laissais glisser tout le long, pour enfin me recroqueviller sur moi-même, ou je ne contrôlais plus mes larmes. Je n'avais aucune idée si cette gamine allait être heureuse sans moi. Une heure aurait suffi pour qu'elle me considère comme sa grande soeur, visiblement. Mais j'étais une criminelle... Une ordure pour l'humanité. Je n'avais pas le droit d'aimer.

Alors effectivement, cela expliquerait peut-être pourquoi je me sens attirée par Erza. En tant que valkyrie, elle a sans doute du subir les mêmes jugements que moi, Kunoichi. Oui, peut-être bien qu'elle sait ce que c'est d'être vue comme une monstre, car on a, malgré nous, était traitée ainsi. Ce monde est trop petit pour des êtres puissants comme nous. Le monde a peur de la supériorité. Mais ce qu'elle ne comprend pas, c'est que maintenant, j'ai un abri pour utiliser mes pouvoirs comme bon me semble. Je peux maintenant me débarrasser de tous ces types qui se croient justiciers et qui n'ont jamais vécu sous la merde ! L'armée solaire, ou les soldats du pays de l'eau. Je n'ai plus besoin de fuir face à eux ! Quitte à me traiter de monstre, autant faire les choses jusqu'au bout !

D'ailleurs, le pays du soleil avait également commencé à me pourchasser quand une fois, manque de bol, j'avais tuée plusieurs "macs" en une soirée, et que des soldats de ce pays étaient présents pour s'occuper de cette affaire, et il est bien connu qu'ils sont plus dangereux que ceux de l'eau. Et à ma grande surprise, qu'une seule personne me pourchassait jusqu'au bout. Déjà, j'avais un doute si il s'agissait bien d'une lieutenante du pays du soleil. Elle avait des cheveux d'une couleur rouge magnifique. Elle portait une armure argentée et une jupette bleue, mais par contre, son regard sévère était le même que chaque fumier qui croyait répandre justice si ils m'attrapaient. Elle brandissait une arme que je n'avais jamais vraiment vu jusqu'à présent. Entre le bout de la fusée de son épée et la garde, je pouvais apercevoir deux ailes métalliques que je ne voyais jamais chez les autres armes des soldats de ce pays. Depuis quand une lieutenante portait de la considération pour l'esthétisme ? Quoiqu'il en soit, elle était très belle ! Je m'attendais à un: "Suis moi, nous allons t'interroger", comme d'habitude. Mais à ma grande surprise, elle posa les questions avant. Et ses questions me laissèrent quelque peu... perplexe.


Toi, qu'as tu ressentie en tuant tous ces hommes, à toi toute seule ?

Hein ? Quoi ?

Je te demande ce que tu as ressentie quand tu as retiré toutes ces vies. Ca m'intéresse de savoir ce que mes supérieurs appellent des criminels, ressentent quand ils tuent.

C'est quoi cette question ? Une lieutenante qui cherche à savoir pourquoi j'ai assassiné ces vendeurs d'êtres humains... De base, la réponse me semble évidente, mais ces crétins de l'armée ne cherchaient jamais à comprendre le pourquoi du comment... alors qu'elle, souhaitait savoir ce que je ressentais. C'est une nouvelle méthode ? On inculquerait maintenant aux nouvelles recrues à faire preuve de psychologie pendant les mission ou quoi ?

Bien, j'ai du mal à voir ce que ça peut te foutre, vu que tu vas essayer de me capturer, comme tous les autres. Mais disons que je suis satisfaite d'avoir pu venger toutes ces gamines qui ont été traitées comme des moins que rien. Les types que j'ai assassiné, s'en fichent éperdument de ce que ces pauvres enfants ont pu ressentir. Il n'y a rien de plus atroce que posséder une vie humaine entre nos mains pour en faire ce qu'on veut. Et vu que personne ne bouge vraiment son cul pour rendre justice, alors je le fais moi-même, sauf que mes méthodes sont celles qu'on m'a inculquée déjà toute petite ! Que cela vous plaise ou non !

Alors depuis ton plus jeune âge, on t'a appris à tuer pour protéger d'autres vies, et non en détruire d'autres ?

Je ne sais pas moi même. Je sais juste que je vis dans un monde ou le meurtre et l'éradication est souvent nécessaire. Mais j'ai jamais aimé assassiner au nom d'une autre personne. Je tue selon mes désirs. Et mon désir est de voir ces jeunes filles sourire.

Donc tu ne brandis ton arme que pour suivre ta propre justice... Comme je t'envie.

J'ai du mal à te suivre, la rouquine en armure. Et j'ai pas le temps de parler avec toi, alors tu m'excuseras, mais je vais me faire la malle. A plus !

Vas-y. Je te laisse partir pour cette fois !

Quoi ? Hein ? Comment ? QUOI ????

Tu m'intéresses, jeune Kunoichi. Jusqu'à maintenant, ceux que j'ai capturé ne tuaient que parce qu'ils trouvaient cela amusant. Ils étaient prisonniers de leurs aveuglements. Et je sais très bien ce que c'est que de détruire tout ce qui bouge sans avoir la moindre conviction personnelle, ou la moindre conscience. Mais toi, tu sembles savoir ce que tu fais, n'est ce pas ? Et a voir ton regard, tu sembles déterminée à rendre ta propre justice. Tu es différente de tous les fumiers que j'ai coffré jusqu'à présent. Voilà pourquoi je te laisse partir.

Mais c'est n'importe quoi ! Vous, les soldats du soleil, ou de l'eau, vous suivez à la règle la même justice à la con, sans réellement savoir comment "juger". Je n'ai jamais eu affaire à une gonzesse de ton genre qui débarque comme ça, et semble être en accord avec mes actes ! Qui es tu, bon sang ? T'es vraiment une soldat de cet abruti de roi solaire ?

Qui je suis ne te regarde pas. Tout ce que tu as à savoir, c'est que pour ma part, je considère que chacun a sa propre justice. Il y'a tellement de malades qui combattent sans savoir pourquoi ils font couler du sang. Mais c'est parce qu'ils n'ont pas eu une structure adaptée. Et à force de connaître la destruction, ce monde écrit des versets et des versets de textes de lois, sans réellement chercher plus loin, là ou l'humain peut s'avérer être intéressant. Tu suis ta propre justice. Quand à la mienne, elle n'est pas la même que celle de mes compagnons... J'ai ma propre idée de la justice. Peut-être un jour, nous nous reverrons pour que tu puisses comprendre ou je veux en venir. Mais en attendant, je vais te demander de t'en aller, et ne te fais plus jamais remarquer !

Euh, dis moi. Tu risques pas d'avoir des ennuis avec tes collègues si tu laisses partir une fugitive ?

Mes collègues ? Ils sont tous apeurés par moi, depuis que je leur ai fais comprendre que je suis pas un cul sur patte. Sérieux, je supporte pas les pervers qui croient que nous sommes le sexe faible !

Hahahahaha, comme je te comprends ! Bien, sur ce, la rouquine en armure, on se reverra peut-être !

Ce jour fut celui ou je trouvais de plus en plus l'être humain intéressant. Pour la première fois, une lieutenante me laissa fuir, semblant être en accord avec mes convictions. Je m'étais enfuie, puis je m'étais cachée plus loin, mais suffisamment proche pour voir et entendre cette femme rejoindre des soldats qui arrivaient en groupe. Et j'ai pu également entendre le nom de cette femme: "Lieutenante Erza Scarlett". Joli nom, mais qui sonnait faux à mes yeux. C'était quand même une sacrée coïncidence que son nom de famille caractérisait parfaitement la teinture brûlante de ses cheveux... Quoi qu'il en soit, c'était une nouveauté qu'une militaire me laissait fuir, l'aire de rien. Je souhaitais la revoir pour mieux la discerner, mais entre temps, j'ai appris qu'elle n'était pas de ce monde, et qu'elle était une valkyrie. Et selon les paroles d'Azelia, les valkyries étaient un peu comme les ninjas, dans le sens qu'ils faisaient preuve de violence très facilement, car c'était inscrit dans leurs gênes. Cette idée me donnait encore plus envie de mieux la connaître, par le combat, car c'est dommage, Erza ne semblait pas vraiment en accord avec ma nouvelle voie. Tant pis, ma décision est prise.

Et à cet instant, Ayako retourna dans la salle ou Erza l'attendait, pour finir ce combat une bonne fois pour toute.
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MessageSujet: Re: Une souffrance qui rend forte   Mer 18 Nov - 15:34

Erza voyait Ayako revenir dans la zone de combat, et elle semblait être comme neuve. Alors que la valkyrie avait à peine repris ses forces pour tenir à peine cinq minutes supplémentaires, la Kunoichi était telle qu'elle était au tout début de l'affrontement, ce qui ne rassurait guère Erza.

Désolé pour l'attente, Erza...

Ayako ? Tu sembles revigorée ! Qu'as tu fait pour régénérer aussi vite ?

J'ai pris mes médicaments, voilà tout, je suis une fille sage comme tu peux le voir !

Qu'est ce que ça signifie ?

Nos scientifiques ont développés un médicament qui accélère l'efficacité du sang noir pour ceux qui supportent parfaitement cette "malédiction". Et vu que je me suis habituée à cette énergie démoniaque, je peux m'empiffrer de ces merdes quand je veux. De ce fait, mes globules noires agissent constamment dans mon organisme. Je me sens revitalisée, ET...

Ayako serra le poing bien fort et dégagea une quantité importante d'énergie noire, fixant Erza assez furieusement.

... j'ai ce qu'il faut pour t'écraser une bonne fois pour toute.

Bravo, ma petite, tu prends les médicaments que môman Azelia te donne. Tu es une brave fille !

Oi, tu crois que c'est le moment de te foutre de moi ? La conclusion de ce combat me paraît évidente. Tu n'as de toute manière pas pu te soigner en si peu de temps des multiples blessures internes que tu as subie. Et sinon, tes pieds, ça va ? Ils ont l'air en piteux état. Bref, je me suis suffisamment amusée avec toi, Miloune et compagnie. On va mettre un terme à la rigolade !

Non, je ne crois pas qu'on va arrêter de rigoler.

Quoi ?

Je rigole dans ma tête, car tu es là, en train de te vanter d'avoir pris un simple médicament. Hahaha, franchement, Ayako, je te pensais plus sérieuse que ça ! Et tu me donnes toujours autant raison. Encore une fois, t'as tellement peur de souffrir contre moi, que tu te planques pour aller te booster de manière artificielle. Je m'attendais à un vrai combat entre deux guerrières. Au lieu de ça, j'ai affaire à une mauvaise perdante !

Devant le sourire inattendue d'Erza, Ayako décida de couper la conversation et invoqua deux miroirs de glace. Erza qui semblait détendue, grimaçait légèrement, mais ne semblait pas inquiète.

Ah... tes fameux miroirs. Mais tu sembles ne pouvoir en invoquer que deux. Tu sais qu'au point ou j'en suis, ce n'est pas ça qui va me faire tomber ?

Attends, j'ai pas fini de te montrer de quoi je suis capable également !

Soudainement, les miroirs changèrent d'apparence et devinrent des clones de la Kunoichi, même si leurs corps étaient de la même matière que ces miroirs en question. Erza semblait moins détendue en voyant cela. Elle devait affronter de nouvelles ennemies qui pouvaient la blesser en frappant ET en encaissant, vu que la valkyrie avait bien compris que ces clones étaient du même principe. Ayako attaqua avec ses deux clones. Les trois Ayako frappèrent Erza avec leurs Katanas. La valkyrie tentait tant bien que mal de se défendre mais ses blessures l'empêchaient de bouger comme elle le souhaitait. Elle fut vite malmenée et subissait plusieurs coups qui la coupaient un peu partout dans le corps. Erza saignait de plus en plus et était au bord de s'effondrer, tout en entendant les rires d'Ayako qui tournoyait autour d'elle.

Ca devient ridicule là ! On dirait une tête de turc qui se fait brutaliser par ses camarades de classe. Réveille toi !

Erza en avait visiblement assez de subir coups sur coups, alors elle jeta en l'air ses deux Katanas, activa son Glyph pour la première fois depuis le début du combat, ce qui eut pour effet de geler ses bras. Ayako fut très surprise par cette manoeuvre. Normal en même temps, Erza venait d'utiliser un pouvoir qu'elle reconnaissant entre milles. Bref, Erza frappa des mains les deux clones, et utilisa sa magie pour changer la nature de la glace des deux clones. La couleur écarlate des clones laissa sa place à une blancheur éclatante, mais qui était le signe de la rupture du sort maudit qui les accompagnait. De ce fait, quand Erza rattrapa ses deux Katanas, elle découpa les deux clones de glace en une frappe. Ayako semblait choquée par le tour de passe-passe de la Kunoichi. Après tout, elle ignorait tout du Glyph et de ses origines Nirvits.

Depuis quand tu sais utiliser un sort Ibusashi toi ? Je sais reconnaître l'énergie de mon propre clan. C'est de la pure magie "Ibusashi" que tu viens de balancer là !

Depuis quand ? Depuis un bon mois, je dirai.

Ayako sentait qu'Erza refusait d'en dire plus concernant cette magie. Elle reprit son sérieux et fonça elle même vers la valkyrie qui, sans bouger les jambes, frappa d'un grand coup Ayako qui fut propulsée en arrière et allait atterrir dans le bassin au fond de la salle.

Merde ! Si je tombe dans la flotte, je serai fortement désavantagée !

Ayako tendit la main en arrière pour geler le bassin, mais avant qu'elle commence à envoyer son ninjutsu vers le bas, elle vit Erza sauter au dessus d'elle, la lame pointée vers le bas, puis la toucha en plein vol pour l'obliger à tomber dans le bassin. Sous l'eau, Erza avait le contrôle du territoire grâce à sa propre pilule. C'est là qu'elle se rappela qu'elle même avait usé d'un stratagème artificiel pour avoir un avantage pendant cette mission de sauvetage. Ayako devait trouver un moyen pour que le combat tourne à son avantage. Le sang noir n'a aucun effet sous l'eau et ensuite, elle ne peut pas utiliser la glace au risque de se geler soi-même. Elle eut ainsi l'idée de transformer ses jambes qui laissèrent la place à une magnifique queue de sirène qui permettait à Ayako de mieux se mouvoir sous l'eau. Elle nagea à toute vitesse autour de la valkyrie. Cette dernière ferma les yeux, se concentra et leva ses deux Katanas pour frapper au meilleur moment.

(Surtout, ne pas me baser sur ma vue pour la frapper au bon moment. Je dois me calquer sur le bruit qu'elle fait, et sur son énergie environnante. A gauche ? A droite ? Derrière ? Non... TOUT DROIT !)

Erza effectua un coup vers l'avant avec ses deux armes, de manière parfaitement synchronisé, pile au moment ou Ayako arriva en face d'elle pour la trancher. La Kunoichi fut alors quelque peu découpée au torse, laissant échapper une flaque de sang noir qui s'éparpilla dans l'eau. Erza ne s'arrêta pas la. Elle frappa du pied la Kunoichi d'une telle force, que la pression de l'eau semblait inexistante. Elle se fracassa contre un mur qui s'écroula. Derrière le mur, Ayako tomba le long d'une longue tour qui s'étendait de plus en plus bas dans les profondeurs des océans. L'eau se vidait à l'intérieur de cette tour. Ayako tomba sur un pont qui reliait deux portes au beau milieu de cette tour. Erza la rejoignit sur le champ en enfilant l'armure aile noire pour amortir sa chute. Debout sur le pont, elle fixa Ayako qui peinait à sa relever. Enfin debout sur ses deux pieds nues, Ayako fixa Erza avec une rage intense.

Toi... TOI.... Avec tout ce que tu as dégusté, tu continues de te battre de toutes tes forces. Qu'est ce qui te pousse à m'affronter à ce point ? Qu'est ce qui te donne toute cette énergie ?

Si je te combats autant, sans faiblir ou abandonner, c'est parce que je veux que tu reprennes tes esprits, Ayako ! Je veux que tu réalises ton erreur de t'être allié avec Azelia !

Dis moi, tu as l'air de te soucier de moi, malgré que j'ai butée ton amie, et maltraitée une autre. Depuis quand les valkyries se soucient de leurs ennemis ? J'ai cru comprendre que vous étiez impitoyable et sans merci, telle une guerrière se doit d'être !

Tu m'expliqueras dans quelle bouquin tu as vu que les valkyries sont ainsi, car tu es loin du compte, ma vieille ! On a pas la même définition du mot "guerrière" toi et moi.

C'est Azelia qui m'a expliqué cela.

Et Azelia par-ci, et Azelia par-là. Il me tarde de la rencontrer pour mieux comprendre pourquoi tu sembles autant attachée à elle au point d'en oublier tes anciens principes. Et si tu ne crois pas qu'une valkyrie peut tenter de comprendre ton cas et t'aider à avancer, alors explique moi pourquoi en retour, tu crois en une succube ?

Ayako ne savait pas quoi répondre à cet instant. En effet, on ne peut pas juger une valkyrie, si en retour, on suit une succube, et les succubes représentent une race considérée comme meurtrière, non humaine.

Quoi qu'il en soit, oui, je te confirme, je peux pas te pardonner d'avoir tuée Mirajane et d'avoir maltraitée Miloune. Mais je pense que tu peux toujours te repentir de tes crimes. La lueur d'espoir que je voyais en toi lors de notre première rencontre est toujours là, et si je refusais de te donner une seconde chance, c'est comme si je ne tolérais pas ma nouvelle existence.

Je te suis pas, et je m'en fous. Je vais mettre un terme à ce combat qui a trop duré, Erza !

Ayako dégagea une nouvelle énergie sombre depuis son Jashinken et lorsque sa lame fut suffisamment concentrée en énergie obscure, elle renvoya le tout en une vague obscure. Ayako hurla le nom "Getsuga Tensho" après avoir lancé sa technique.

Bien, alors tout comme toi, je vais en finir maintenant !

[ Thème de fin de combat: https://www.youtube.com/watch?v=t3GiQjw8F_M ]

Devant l'imposante attaque d'Ayako, Erza changea une nouvelle fois d'armure pour enfiler celle de la reine des fées. Elle se dépêcha alors de pointer ses deux épées vers Ayako, puis concentra une magnifique quantité d'énergie dans ses deux lames.

Venus ! Epée photonique !

Erza tira avec ses deux lames une vague d'énergie qui dissipa intégralement l'énergie obscure d'Ayako. Elle encaissa donc de plein fouet le rayon d'énergie, puis fut propulsée en dehors du pont. Immobile, elle tomba dans le vide, mais la valkyrie ne s'arrêta pas là, elle changea une dernière fois d'armure pour ce combat.

Spoiler:
 

Elle plongea tête baissée vers le vide et rejoignit Ayako dans sa chute, puis donna un coup de lance vers Ayako puis la toucha en plein estomac. En pleine chute, Erza poussait Ayako vers le vide tout en ne la lâchant pas d'une semelle. Elle enfonça sa lance toujours plus fort, tout en la fixant droit dans les yeux.

Voilà là ou te mène ton aveuglement. Voilà ou ton désespoir t'a conduit. Vers les profondeurs ! Et ta chute n'en sera que plus violente. A moins que tu te REVEILLES !

Erza et Ayako tombèrent jusqu'à un second pont, avec au centre un socle qui tenait un prisme de verre, tournant sur lui-même. Ayako tomba pile dessus, sur le dos, et le détruisit en mille morceaux, tout en sentant le poids de la lance d'Erza écraser son ventre.

Gyaaaargh !

En vue des perles de sang qu'Ayako avait craché après le choc, elle semblait avoir souffert le martyr. Et par la suite, elle ne se releva pas. Erza observait Ayako au sol, immobile, tout en transpirant et en respirant fortement. Le combat semblait être gagné pour de bon. Néanmoins, la Kunoichi se releva mais très faiblement, tout en étant gravement sonnée. Elle en avait même oublié de ramasser son Katana. Elle s'avança très faiblement vers Erza, tout en zigzaguant continuellement, la main gauche sur le ventre et la main droite tendu vers Erza.

Tu en veux encore ? Je crois que tu as suffisamment combattue. Si tu veux mon avis, tu es probablement mon adversaire la plus redoutable que j'ai affronté depuis que j'ai été exilé sur la Yokume. Mais tu dois reconnaître quand il est bon de jeter l'éponge, non ?

J'ai pas le droit de perdre... Tu... m'entends ? J'en ai... pas... le droit... Je ne... perdrai pas... J'ai survécu... à tout ceux... qui voulaient ma peau... C'est pas pour perdre contre toi... Non... Tu rêves...

Ayako venait d'atteindre Erza qui restait debout, droite, et observant Ayako de haut qui se tenait à elle et approchait son visage du sien.

Je ne mourrai pas... Tu m'entends ? J'ai promis à quelqu'un... que je ne crèverai pas ! Je... Je...

Une promesse ?

Ayako tomba à terre, tout en se glissant contre Erza. La valkyrie prit un regard intriguée en voyant la Kunoichi au sol. Elle décida de s'asseoir par terre, et fixa continuellement Ayako qui était allongée sur le ventre et qui retourna la tête vers la droite pour observer Erza.

Dis moi, la personne à qui tu as fait une promesse est-elle si importante pour toi ? Je me fiche de savoir si c'est Azelia ou Seto, ou quelqu'un d'autre. Mais vaut-elle la peine au point que tu lui fasses une telle promesse malgré que tu suis constamment une route ensanglantée ?

Oui... Elle est formidable.

Ayako ferma les yeux, elle pouvait encore ressentir le doux parfum de Kikyo comme ce soir-là. Le contact chaud et enivrant de sa peau, et sa douceur naturelle. Elle ressentait encore les frissons de plaisir qu'elle avait goûtée à cet instant, et qui se différenciaient bien de ce qu'elle avait vécu avec n'importe quel homme lambda. Ayako était rassurée, si elle pouvait encore recréer cette sensation avec son imagination, c'est qu'elle était toujours en vie.

Le pendentif que tu as failli toucher... appartient à la personne que j'aime le plus au monde. Et je lui ai aussi promis de rester en vie, jusqu'au jour ou je pourrai rester à ses côtés. Tu n'es pas seule, Ayako. Pourtant, tu es allé jusqu'à te sentir en sécurité avec quelqu'un qui t'utilise comme bon te semble. Cette réalité est bien paradoxale, tu ne trouves pas ? On as tous une justice qu'on veut suivre, tous des personnes qu'on veut voir sourire, on a tous fait cette promesse au moins une fois dans notre vie. Et malgré cela, l'être humain ne s'entend pas. La raison ? Je n'en ai aucune idée, car il s'agit probablement du plus gros mystère de ce monde, et cela, depuis les cinq derniers millénaires. Mais quoi qu'il en soit, penses au fait que tous les gens que tu as tué, ont du faire cette promesse au moins une fois dans leurs vies. Et tu as rompue cette promesse par ta folie. Néanmoins, je reste persuadée que tu peux être sauvée. Comme je te l'ai dis, nous avons vécu la même chose, ou du moins, tu as vécu une infime partie de mon passé. Et si moi, après plus d'un millénaire de destruction à ne ressentir aucune joie, aucune passion, aucun amour, j'ai pu changer, toi, tu le peux surement, toi qui sembles aimer quelqu'un du fond de ton coeur.

Tsss... Il est trop tard pour moi... Je suis depuis toujours seule et haï par le monde. Alors je ne vois pas l'intérêt de changer et de retourner parmi les faibles, là ou je ne ferai que fuir.

Si, tu le peux, si moi, j'ai pu fuir cette spirale infinie de violence, tu le peux aussi, il suffit de le vouloir ! Je peux parfaitement comprendre que tu as gardé de trop mauvais souvenirs de ton village natal pour y remettre les pieds, mais tu es forte, Ayako. Très forte, tu n'as pas besoin de tels artifices pour survivre dans ce monde, crois moi ! Et avec ta force et ta détermination, tu pourrai changer les mentalités de ce village. J'en suis persuadée.

Arrête de parler... Tu me saoules.

Ayako ! Je sais parfaitement ce que c'est que de n'être aimé que par ma puissance, et non par ce que je suis réellement ! Crois moi que si Azelia t'aimait réellement, elle ne t'aurait pas envoyée combattre sans arrêt. C'est évident, tu ne crois pas ?

ARRETE ! JE NE VEUX PLUS T'ENTENDRE !

Les larmes d'Ayako commencèrent à tomber, et c'est à cet instant qu'elle vit la main d'Erza tendue vers elle. Elle ne comprenait clairement pas pourquoi cette valkyrie semblait vouloir sa survie alors qu'elle avait été impitoyable avec ses compagnons. Est-ce qu'elle même était intriguée par la Kunoichi de manière réciproque ?

Allez, viens Ayako ! Repens-toi de tes crimes à mes côtés !

Me repentir ? Te fous pas de moi... Peu importe le camp que je choisis, je serai obligée de détruire des vies, car c'est ainsi, ce qu'est la guerre, et je continuerai de répandre la haine partout ou je vais... héhé... Ca se voit que tu n'as pas grandi ici, petite valkyrie... Quoiqu'il en soit, je te conseillerai de m'achever avant que je me relève et que je te coupe ce bras que tu oses tendre vers ma direction. Je ne veux pas de ta pitié ! Si tu me laisses en vie, je reviendrai, et je vais te buter, toi, Miloune, toute ta guilde, je vais vous anéantir pour de bon ! Héhéhé... Et je t'en fais la promesse !

Erza s'apprêtait à couper la parole à Ayako mais elle entendit un fort tremblement venant d'en bas.

Qu'est ce que c'est que ça ?

Le prisme que tu viens de détruire est le noyau qui active le champ de force qui protége cette construction sous-marine. Peu importe qu'une fondation soit solide ou non, elle ne peut pas résister à la pression des eaux. Ainsi, maintenant que le prisme a éclaté, le champ de force va disparaître de bas en haut, et petit à petit, le laboratoire va être englouti, nous emportant dans les profondeurs, toi et moi !

Merde, il faut s'enfuir d'ici.

Héhé, tu as d'abord une décision à prendre, non ? Je vois que tu n'as aucune envie de me voir mourir, et tu ne prendras pas le risque de m'emmener avec toi car je te garantis que si tu me laisses en vie, je vais te détruire et te jeter au fond des océans. Azelia comprendra. Bref, que choisis-tu ? Me laisser la vie sauve et recommencer ta bataille contre moi depuis le début ? Ou alors, me tuer et avoir ma mort sur la conscience ? Tu as seulement quelques minutes pour y réfléchir.

Erza n'était pas vraiment tentée d'achever Ayako, car en vue de sa situation qui était similaire à la sienne du temps ou elle était sous les ordres de Sinae, elle comprenait sa douleur et était persuadée qu'elle pouvait être sauvée. Néanmoins, Ayako ne semblait pas vraiment vouloir faire des efforts de son côté. Erza aura beau tendre la main vers la Kunoichi et lui offrir de jolies paroles, cela ne change pas que c'est à Ayako de vouloir se remettre en question, mais il semblerait que cela ne lui dérangeait pas plus que ça de servir de pantin à Azelia. La situation d'Ayako était plus problématique qu'elle l'imaginait. Elle vit que l'eau sous le pont montait petit à petit car les fondations s'écroulaient en même temps que le champ de force se dissipait de bas en haut. Il fallait donc se presser de prendre une décision et Ayako tentait de jouer avec les nerfs d'Erza soudainement.

Tic toc tic toc tic toc tic toc tic toc.... glou glou glou glou glou glou.... bloup bloup bloup... Game Over, Titania !

Erza se releva. Ayako avait du mal a voir ce qui caractérisait le regard de cette dernière, mais elle semblait avoir pris sa décision.

Très bien, tu l'auras voulu, Ayako... Comme tu l'as dis... Azelia comprendra !

Erza invoqua une épée de lumière qu'elle tendit vers le haut. La Kunoichi comprit que la fin était proche.

(Adieu Kikyo... adieu Seto... et adieu Azelia... Je vais rejoindre mon idiote de mère il faut croire)

Néanmoins, Erza ne frappa pas Ayako en plein coeur, mais planta l'épée dans la main droite d'Ayako tout en perçant un trou au sol, puis elle refit la même manoeuvre avec une seconde épée pour la main gauche. Enfin, elle utilisa encore deux autres épées pour transpercer les deux pieds d'Ayako. La Kunoichi maudite se retrouva prisonnière au sol, car les lames qui avaient transpercés ses mains et ses pieds étaient solidement plantés dans le sol.

Tu es bloquée au sol désormais. Mes épées font circuler une énergie qui te neutralisent les mains et les pieds et sont bien comme il faut plantés au sol. Tu as raison, je suis incapable de prendre une décision te concernant. Voilà pourquoi, c'est toi qui va choisir entre ta survie ou ton décès. Réfléchis bien à ce que je t'ai dis, afin de trouver en toi la véritable force qui t'anime. Si tes convictions que je ne soutiens pas sont si solides que cela dans ton coeur et ton esprit, tu seras en mesure de détruire ces épées par ta seule force, et à t'enfuir. Si tu doutes de toi et de tes convictions, alors tu ne parviendras pas à t'enfuir... et tu mourras. Mais je n'aime pas maquiller ce que je fais. Je dirai à Momiji et aux autres que c'est moi qui t'ai assassiné si tu ne reviens pas d'ici vivante. Je prends l'entière responsabilité de ta chute, Ayako. Sur ce, a bientôt, ou à jamais !

Erza commença à dégager d'ici avant que cela devienne critique, donc elle s'équipa de l'armure aile noire pour fuir par le vol. Après tout, le laboratoire se situait en profondeur, et la pression était trop forte pour qu'elle puisse remonter à la surface, même avec les pilules qu'elle a ingurgitée. Tant que le champ de force demeurait en dessous d'Erza, elle ne risquait rien. Ayako, quand à elle, était véritablement en danger de mort. Elle devait tenter de fuir, mais cela, tout dépendra de son envie de vivre à tout prix. Blessée, fatiguée, en proie avec le doute après les paroles d'Erza, elle crut que la mort allait l'accueillir à bras ouvert cette fois.
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Une souffrance qui rend forte
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