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 [ Flashback Ayako / Episode 4 : La requête d'un pays voisin ]

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Ayako
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MessageSujet: [ Flashback Ayako / Episode 4 : La requête d'un pays voisin ]   Mar 28 Juil - 14:42

Quatre ans se sont écoulés depuis que Grey a commencé son entraînement intensif. Lui et Ayako étaient ainsi âgés de douze ans, alors qu'Ultear, l'aînée, avait atteint sa quatorzième année et était devenue une apprentie Kunoichi très douée. Jusque là, Grey avait su mettre à profit cet entraînement et était devenu un allié d'exception pour les Hayabusa. Malgré qu'il ne maîtrisait pas le Ninjutsu, il était accepté lors de missions importantes, ce qui semblait contre les règles fondamentales du clan, mais Ayako comprit que c'était parce que ces ninjas de pacotille considéraient Ul comme trop précieuse, et que pour la garder, ils devaient aller dans son sens. Ayako trouvait cela absolument lamentable. Ce clan avait détruit ses prédécesseurs, et maintenant, ils ont un besoin primordial des survivants, comme de vulgaires armes. C'était presque comme si ils reconnaissaient eux-même que les Ibusashi étaient supérieurs, mais indirectement, ils étaient toujours considérés comme des étrangers au final. Ils vivaient toujours en dehors du village, et cela ne changeait rien au fait qu'ils étaient toujours autant quémandés par Joe Hayabusa.

Ayako fut d'ailleurs la seule à refuser de participer aux missions. Sa vision ne changea pas, et la seule chose qui fit que les Hayabusa passaient l'éponge sur ses refus, était simplement le fait que le reste de la famille était très prometteur. Et puis, le plus grand clan de ninjas du pays ne pouvait pas, naturellement, se méfier d'une petite gamine d'une douzaine d'années. Néanmoins, Ayako devint extrêmement distante avec sa famille, et également avec Grey. Elle ne supportait pas que ces trois personnes qu'elle chérissait continuaient à utiliser la violence partout ou ils allaient, sans pouvoir de décision.

D'ailleurs, un jour, et cela pour la toute première fois, le chef du village fut le déplacement lui même, en personne, pour venir s'entretenir avec Ul. Cela était vraiment exceptionnel, surtout qu'il n'était pas seul. Un homme d'une cinquantaine d'années, au long nez pointu et avec une tenue des plus... étranges, l'accompagna. Il possédait une sorte de tunique rouge qui descendait jusqu'au bas des jambes, et tenait en main plusieurs rouleaux, probablement des messages royaux. Ayako les observait avec rancoeur après qu'ils pénétrèrent dans leurs habitations.


Chef ? Quel honneur de vous voir venir pour la première fois dans ma demeure ? Que puis-je faire pour vous ?

Ibusashi... Je suis navré de vous déranger. Mais cette visite avait toute son importance. Je vous présente maître Don Homing, il est le conseiller de son altesse, Sairu Jumeis.

Sairu Jumeis ? Le roi du pays du soleil ? Hum... C'est un grand plaisir de vous rencontrer, maître Don Homing. Rentrez, je vais vous servir le thé.

Evidemment, la mère d'Ayako s'inclina devant l'homme important qui se dressait devant elle, mais la fille ne reproduisit en aucun cas ce geste. Elle se contenta de fixer l'homme avec son même regard sombre, sans prendre la peine de dire le moindre mot. Elle s'en fichait de passer pour une fille mal élevée, c'était le cadet de ses soucis.

Ayako... Tu pourrais au moins dire "Bonjour". Cet homme est très important, tu sais.

Hohohoho, laissez ! Laissez ! Elle ne doit pas avoir l'habitude de voir des " haut placés " au beau milieu de cette campagne. J'ai l'habitude des enfants innocents qui sont intimidés par des adultes "particuliers". Bref, j'ai hâte de goûter à ce thé.

Ul prit soin de préparer un bon thé à la menthe, qu'elle servit aux invités. Le temps que la boisson chaude refroidisse légèrement, le conseiller commença à évoquer la raison de sa venue.

Bien, Ibusashi. Venons en au fait. Jusqu'à maintenant, le pays du soleil a toujours su préserver un équilibre important grâce à sa force armée seule, mais cependant, nous tenons à garder en mémoire la puissance des Shinobis de ce pays. Je sais très bien que vous suivez votre code, et votre code seul, mais malgré vos arts qui vous ont permis de tenir tête aux démons du pays de la lune, sachez que vous avez besoin plus que jamais de la protection de nos troupes. Jusqu'à maintenant, les rapports indiquant les démons que vous avez annihilés... n'ont montrés que du "bas de gamme". Autrement dit, vous n'avez achevés l'existence que de démons mineurs.

En d'autres termes, une alliance provisoire est souhaité entre les deux nations, car depuis peu, des rapports nous confirment que les démons supérieurs s'agitent de plus en plus. Et qui dit "démon supérieur", dit... Azelia...

Bref, nous avons besoin de recruter quelques Shinobis de ce pays. Avant, nous recevions une solide aide des "Dragons Blancs", mais le destin a fait que nous devions nous séparer d'eux. C'est regrettable, je sais... Mais c'est ainsi. Voilà donc la raison de ma visite.

Ayako écouta la conversation du début à la fin, et quand elle entendit le nom Azelia, son regard changea instantanément. Ayako avait déjà entendu ce nom, et le seul sentiment qui l'entravait à chaque fois qu'elle entendait ce nom, c'était... La peur... Elle entendait de la part de sa mère des histoire inquiétantes à son sujet. Cette reine serait une femme démoniaque qui kidnappe les enfants pour effectuer d'effrayantes expériences sur eux. Bref, il était naturel qu'Ayako ressente une profonde terreur à son sujet. Son regard empli de colère revint quand elle entendit le nom "Dragon Blanc". Voilà l'exacte raison pourquoi Ayako n'avait aucune estime pour le pays du soleil. Détruire tout un clan, peu importe la raison, était impardonnable pour elle. Bref, on pouvait les appeler "justiciers", "héros" et bien plus encore pour satisfaire leurs ego inégalable, elle n'avait aucun respect pour ce pays et elle ne savait pas qui était le pire entre Sairu et Azelia.

Vous avez donc besoin de moi pour combattre les forces d'Azelia ? C'est avec plaisir que je mettrai en oeuvre tout mon savoir faire au service du plus grand seigneur de ce continent. Je...

Sauf qu'il y'a erreur sur la personne...

Pardon ?

Le conseiller but une gorgée de sa tasse de thé avant de dérouler un parchemin. Ce parchemin regroupait une liste de personnes des différents pays que le roi souhaitait voir dans ses troupes provisoirement. Il glissa son doigt le long du parchemin, jusqu'à tomber sur la lettre "I", car les noms étaient bien entendu classés par ordre alphabétique.

Sauf erreur de la part de notre roi, ce qui est inconcevable de sa part, la personne qu'il souhaite voir dans ses rangs, ne se nomme pas "Ul Ibusashi"... Mais "Ultear Ibusashi".

Ayako n'en revenait pas. Un sentiment d'anxiété profond l'envahit. Certes, elle commençait à être de moins en moins proche de sa grande soeur, mais ça restait une membre de sa famille, et la savoir travailler pour le roi, afin d'affronter la femme la plus dangereuse de la Yokume... Non, c'était absolument inadmissible. Ayako gardait le silence vu les personnes qui se dressaient devant elle, mais là, c'était trop. Elle prit une forte respiration puis hurla de toutes ses forces

C'est absolument hors de question ! Vous m'entendez ?

Hum, qui est cette gamine fort bruyante ? C'est toi... Ultear ?

Non, elle, c'est Ayako... Une gamine qui ne vous sera d'aucune utilité.

Attendez... Pourquoi vous voulez que ce soit MA Ultear qui se jette au combat ? Pourquoi me mettez vous de côté ? Je vous en prie, n'emportez pas ma fille. Il s'agit des troupes d'Azelia dont on parle. Je vous en supplie !

Non, la décision de notre roi est irrévocable ! Nous ne ferons pas machine arrière. Si le roi a décidé de faire venir Ultear dans son pays, même si c'est quelques instants, c'est parce que ses exploits malgré son jeune âge à déjà atteint les oreilles de notre seigneur, ce qui n'est pas n'importe quoi. Il est bien conscient que votre enfant est encore bien jeune, mais la reine ennemie forme également de jeunes combattants pour assouvir ses sombres desseins. Nous même, nous réalisons que nous ne devons en aucun cas laisser échapper un tel talent, ce serait du gachis.

Quand à vous, Ul, cela fait des mois et des mois qu'on ressent une forte baisse en vos capacités, et même, en votre motivation. Vous commencez à vous faire vieille. Place aux jeunes talents. Les résultats ont parlés et le pays du soleil a besoin de forts, et non de faibles. Ne le prenez pas personnellement, Ul. Je vous conseille de prendre quelques congés, d'ailleurs, cela vous fera le plus grand bien.

Bien sur, si Ultear survit, et que la victoire est nôtre, vous serez récompensés comme il se doit. Nous triplerons votre salaire et doublerons la défense de votre territoire. Vous mènerez alors une vie plus humble, Dame Ibusashi. Qu'en pensez vous ? Bien, nous vous laissons réfléchir. Mais nous espérons qu'Ultear sera présente demain, à l'aube, sur la grande place du camp "Justicia", là ou se trouve la statue de notre symbole, la dame "Justice". Sur ce, nous allons vous laisser. Oh, une dernière chose... Votre thé est amer. Vous avez laissés les feuilles de menthe remonter à la surface de l'eau ? Bonne fin de journée.

Les deux hommes laissèrent Ul et Ayako seules, en n'ayant à peine vidé leurs tasses de thé. Ayako était furieuse intérieurement, elle n'avait pas manqué le changement d'attitude qu'Ul montra lorsque le conseiller parla d'améliorer leurs conditions de vie. Elle serra les poings et tenta de toute faire pour ne pas verser la moindre larme.

T'es fière de toi, au moins ?

Que dis tu, ma fille ?

Ces types... Ces sales types... sont rentrés comme ça, disent du mal de moi, t'ont traités de faible, n'ont aucun savoir vivre vis à vis de ton hospitalité... Et tu les laisse... emporter Ultear ? Ma soeur... Ma Ultear ?

Ayako... Réalise tu que c'est notre chance ? Si Ultear réussit, on sera reconnu par le plus grand seigneur de ce royaume ! Tu imagines ? On va pouvoir avoir une vie plus sereine, plus humble. Grâce à ma fille... La fierté de notre famille !

Au risque de parier sur la vie de ma soeur ? Tu te fous de ma gueule ?

Ayako ! Parle moi sur un autre ton !

J'en ai rien à faire ! Ma soeur va probablement mourir ! Ou pire, elle sera kidnappée par ces démons ! Comme ces autres enfants ! Les conséquences seront désastreuses ! Aucune pièce de monnaie ne peut racheter la vie de ma soeur, ou de ta fille ! On ne la reverra plus jamais ! Et toi, tu n'as même pas empêché ces salauds d'emporter Ultear ! Dès qu'on t'a dit le mot "salaire", t'as sauté sur l'occasion comme un âne qui cherche sa carotte !

Ayako n'arrivait plus a retenir ses larmes. Elles coulèrent le long de ses joues, sans arrêt. Elle tremblait de tout son être, elle n'arrivait pas à se calmer.

Tu trouves ça normal... Que c'est moi qui chiale ici ? Pourquoi tu ne pleures pas toi ? Pourtant, tu as pleuré quand tu as accouché de ma soeur ! Je le sais, c'est pour cela que tu l'as nommé ainsi: "Ultear", c'est pour ça ! Alors pourquoi tu es insensible à cette situation ? Hein ? Pourquoi ?

Parce que... Je ne suis qu'un outil... Un outil ne pleure pas... Nous autres, Shinobis... Lorsque nous sommes nés, nous sommes voués à ne pas ressentir. Nous sommes nés seulement pour le meurtre et la violence, c'est ainsi... Ainsi, que pour le sacrifice... Et c'est notre gagne pain, c'est ainsi que nous pouvons survivre. Un shinobi ne peut pas se reconvertir pour mener une vie plus tranquille, c'est impossible. Nous ne sommes pas tolérés ailleurs que sur un champ de bataille. Mets toi bien ça dans la tête, Ayako...

Alors... En conclusion, je dois continuer à faire avec cette situation jusque ma mort ? Cette situation, d'être utilisé comme une arme, on va la connaître jusque notre toute fin ? C'est ça ? Tu sais quoi ? Mère ? Allez tous vous faire foutre, Hayabusa, ou Ibusashi ! JE VOUS HAIS TOUS !

Ainsi, Ul ne put empêcher sa fille de courir vers la sortie de leurs maisons, puis courir sans arrêt, les larmes qui coulaient toujours. Elle voulait fuir ce monde misérable, elle n'en pouvait plus de cette situation ou la vie de sa famille est menacé sans arrêt, parce que des êtres "supérieurs" en ont décidé ainsi...
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Ayako
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MessageSujet: Re: [ Flashback Ayako / Episode 4 : La requête d'un pays voisin ]   Sam 8 Aoû - 22:21

Un bon mois s'écoula après ce jour funeste pour Ayako ou le pays du soleil utilisa Ultear pour ses batailles contre le pays lunaire. Depuis ce jour, les pensées sombres d'Ayako étaient au plus haut. Déjà que l'idée d'être utilisé par les Shinobis répugnait la jeune fille, mais savoir que sa soeur était une nécessité pour la soi-disante plus grande force armée de la Yokume, c'était risible et énervant à la fois. Non seulement ce bon samaritain de roi utilisait des ninjas pour se protéger, mais en plus, il embarquait même des mineures. C'était incroyable à quel point ce monde n'avait aucune morale, aucune fierté, pour aller piocher au délà des frontières, et au delà des limites.

Néanmoins, cette petite excursion ou Ultear dut faire ses preuves aux côtés du pays du soleil avec de nombreux humains embauchés de force malgré leurs provenances, se conclut par une victoire du soleil contre le pays lunaire. Evidemment, le même train-train quotidien commença. Tout le monde acclama ces "héros", et peu de crédits furent adressés pour les étrangers. La seule chose qu'Ul et sa famille récoltèrent, c'était une bourse importante qui monta à la tête de la mère de famille. Mais malgré que la petite famille pu se faire une généreuse fortune, ce n'était même pas un quart de ce que touchait au final les Hayabusa, donc, encore une fois, le combat des Ibusashi fut surtout utile pour le même clan. Quoiqu'il en soit, Ul se voyait déjà faire appel à des artisans pour rajouter de la dimension dans sa demeure, en rajoutant quelques pièces ici et là, et aussi, acheter des provisions plus onéreuses, histoire de changer du même riz et du même poisson. D'ailleurs, le soir ou Ultear revint, Ul avait pris soin d'acheter un maximum de provisions pour préparer un festin des plus divins.

En effet, Ultear, heureuse de retourner auprès des siens, avait une annonce importante. Elle voulait tout raconter pendant le dîner, mais l'impatience de sa mère devant l'émotion fit qu'elle raconta tout à sa mère et à Grey. Ayako, elle, était dans le jardin, sur une balançoire. Elle n'entendit que des cris de joie, sans savoir la raison de tout cela. Elle allait être fixée néanmoins quelques minutes plus tard, car Ultear rejoignit sa petite soeur, avec un sourire chaleureux. Ayako lui rendit le sourire depuis sa balançoire, et ce sourire n'était en aucun cas forcé au fond, puisqu'elle était heureuse de revoir sa soeur saine et sauve. Après un échange de regard fraternel, les deux gamines s'effectuèrent une étreinte pleine de tendresse. Ayako se retenait de pleurer depuis l'épaule d'Ultear. Elle frotta juste ses mains sur le dos de sa soeur.


J'ai eu si peur... Si peur que tu ne reviennes jamais... Ou alors, que tu sois gravement blessé. D'ailleurs, comment cela se fait-il que tu sois autant en forme ?

Haha, ils n'ont pas pris le risque de me mettre sur le front. J'ai juste été chargée de créer une ouverture dans les défenses ennemies grâce à mon Ninjutsu héréditaire. Ces démons de pacotille n'ont vraiment rien dans le ciboulot, ma parole, supérieure ou non. Ils se font avoir par chacune de mes reproductions, hihi. Oh, avant que j'oublie, j'ai un cadeau pour toi.

Ultear sortit de sa poche un pendentif en forme de coeur, qui pouvait s'ouvrir pour faire place à une petite gravure en or massif, représentant une montagne englobé par des rayons du soleil.

C'est un pendentif qu'on m'a offert pour m'exprimer toute leur reconnaissance. Ceci est un symbole de l'amitié entre les deux nations. Porte le, je suis sure qu'il t'ira à merveille.

Oui, il est magnifique... Sinon, qu'est ce que tu as bien raconté à mère pour que je l'entende s'exciter ainsi depuis le jardin ?

En fait, le roi en personne a tellement été impressionné par mes capacités, qu'il m'a proposé de faire partie de l'académie officielle du pays du soleil. Et c'est lui qui s'occupe de financer mes études ! Tu réalises ? Je vais enfin pouvoir aller dans une véritable école ! J'ai encore peine à y croire tellement c'est merveilleux !

A cet instant, Ayako lâcha à terre le pendentif, car dans sa tête, tout s'écroula. Alors que la jeune fille pensait enfin pouvoir mener une vie paisible aux côtés de sa grande soeur bien-aimée, voilà qu'elle devait encore une fois quitter le domicile pour aller... étudier ? Mais pourquoi ? Il y'a quelque chose qui tournait pas rond pour Ayako, mais pour l'instant, c'était le cadet de ses soucis. Le simple fait qu'elle allait encore se séparer de la famille rendait Ayako complètement intenable. Elle se retenait de bouillir intérieurement, en se disant que cette situation d'être utilisé par des personnes pour qui elles n'avaient rien demandés, n'allait probablement jamais se terminer. Ultear, elle, ramassa le pendentif et l'accrocha autour du cou de sa soeur.

Ahlala, quelle maladroite tu fais. Tu es toute craquante comme ça.

Dis moi.... que tu plaisantais à l'instant ? Pour quelle raison on souhaiterait, comme ça, que tu étudies dans une académie en plein pays du soleil ? Pour faire quoi par la suite ?

Et bien, tu sais, le roi possède dans ses rangs quelques gardes du corps comme des Shinobis justement. Et bien, je ne connais pas tous les détails, mais je pourrai bien devenir, si tout se passe bien dans le meilleur des mondes, une des protectrices officielles de la famille royale. Enfin, il y'a peu de chance que cela arrive. Il faut une forte expérience individuelle pour effectuer un tel métier. Mais sait-on jamais. Dans tous les cas, Ayako, si je parviens à décrocher mes diplômes, nous aurons enfin la situation qu'on désirait. On pourra vivre en pleine capitale du pays du soleil, là ou tout est paisible. En pleine ville, tu imagines ? On va enfin avoir la place que les Ibusashi méritent. C'est ce que tu voulais, Ayako, hum ? Qu'on ait plus rien à voir avec les Hayabusa, pas vrai ?

Mais... T'as rien compris ma parole... Moi, ce que je désirais, c'est qu'on gagne notre vie autrement qu'en risquant vos vies. Je sais pas, faire un travail qui ne demande pas de combattre. Un petit commerce paisible par exemple. C'est de ce genre de vies que j'ai besoin. Vous pouvez la garder votre vie minable en pleine capitale ! Si c'est pour risquer ta vie pour le compte d'un homme super "généreux" dont tout le monde lèche les bottes ! Et puis quoi encore !

Ah bah génial ! T'as l'air heureuse pour moi. Voilà ce qui se passe quand on te gâte trop. Tu fais déjà ta crise d'ado ?

Ayako n'eut pas le temps de répondre, car Ultear entendit l'appel d'Ul qui prévenait que le dîner était prêt.

Tu viens ? C'est l'heure de passer à table.

Vas-y seule, je vous rejoindrai plus tard. Je n'ai pas très faim.

Alors qu'Ayako se retrouva seule, elle se balança une fois de plus, tout en fouillant encore une fois dans ses pensées. La solitude ne voulait pas la quitter. Elle avait jamais eu autant l'impression de perdre sa mère et sa soeur qu'en ce moment. Son désespoir fut interrompu par ce qui semblait être une souris, rampant dans le jardin. C'était pile l'animal qu'Ayako détestait, elle avait même une peur bleue des souris. Frissonnant, elle voulait se lever et courir, mais son premier réflèxe au final, c'était de jeter un shuriken de glace sur le pauvre rongeur qui ne quittait pas ses yeux, après avoir, bien entendue, pousser un léger cri aiguë d'adolescente de douze ans. Le pire, c'est qu'elle fit mouche assez aisément, malgré qu'elle ne jetait jamais des projectiles de ce genre sur des vraies cibles humaines, contrairement au reste de sa famille. Malgré qu'elle toucha l'objet de sa hantise, elle ramassa le rongeur, constatant qu'elle l'avait achevé sur le coup.

(Je l'ai tué... Sous l'angoisse et la peur... Il fallait bien un début à tout. Mais en fait... Ce que je viens de faire... Est-ce un peu l'équivalent de ce que font les humains entre eux ? Les Shinobis, les soldats... les démons... doivent probablement assassiner par peur de l'autre... Qu'est ce qui a provoqué cette peur dans ce cas ? C'est sur que si je reste dans mon cocon, je ne l'apprendrai jamais.)

Ayako vit, d'ailleurs, un papillon aux ailes bleutés, voler autour d'elle. Elle posa délicatement la souris au sol, puis tendit le doigt ou le papillon se posa délicatement. Rien que la vue du seul insecte qu'Ayako trouvait resplendissant lui rendit le sourire. Après tout, elle était une éternelle rêveuse qui voulait s'envoler de ses propres ailes, comme ce papillon.

Je t'envie, mon joli...
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