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 La Chambre de la Reine

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Miloune
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Date d'inscription : 21/05/2013

MessageSujet: La Chambre de la Reine   Dim 15 Fév - 21:10

Elle regarda la porte. Elle sentait qu’il n’allait pas tarder à arriver.

Comment s’était déroulée la réunion entre les puissants de ce monde ? Elle le saurait à son visage dès qu’il allait rentrer. Elle le connaissait si bien, elle le connaissait quasiment par cœur même.

Si cela c’était bien déroulé, il allait être calme et doux avec elle, comme un véritable frère devrait l’être. Il se pourrait même qu’il lui demande de chanter et de jouer de la lyre. Il aimait tellement l’entendre depuis toujours. Il fermait les yeux lorsqu’elle chantait et jouait. Elle s’était toujours demander à quoi il pensait. Il paraissait si serein. Elle n’avait jamais réussi à lui demander.

Mais si à l’inverse la réunion avait été une vraie catastrophe, elle allait devoir le calmer. Il pouvait être si colérique parfois… Elle savait qu’elle se ferait sans doute mal parler, mais le pensait-il réellement lorsqu’il était dans cet état ? Il lui demandait pardon après à chaque fois, elle lui souriait comme pour monter qu’elle acceptait son pardon.
Il pouvait lui demander pardon après avoir brisé sa vie, ce n’était que justice !

Malgré sa situation de captive, elle gardait le sourire, elle le devait, elle lui avait promis, elle avait fait un pacte avec lui.

Elle devait être la seule personne qu’il aimait, qu’il aimait avoir réellement à ses côtés, la seule avec lequel il pouvait laisser tomber son masque.

N’allez pas croire, elle le haïssait plus que tout. Il lui avait arraché à tout ce qu’elle aimait, juste pour son bon plaisir. Il lui avait pris sa liberté, l’être aimé et ses enfants. Mais il restait son frère, et malgré le mal qui lui faisait, elle se devait de rester agréable. Elle l’avait également aimé plus que tout, plus même que sa vie, avant de vivre la sienne, ce que ça, il n’avait pas pu supporter. II l’avait alors enlevée à son bonheur. Enfin il avait tenté une première fois de lui dissuader de vivre sa vie, de rester près de lui, comme s’il ne pourrait jamais vivre sans elle. Et puis cette seconde fois, presque fatale, il était parvenu à ses fins, semant le malheur sur la vie d’Elisabeth et la désolation dans celle de l’être aimé.

Depuis, elle était ici. Elle vivait recluse dans ce Palais. Bien sûr, il la laissait sortir. Enfin ils se baladaient ensemble dans les jardins, lorsqu’il était d’excellente humeur.
Souvent, lorsqu’elle était seule, elle se permettait à rêver de ce qu’aurait pu être sa vie si son soit disant frère avait accepté son bonheur loin de lui.
Elle se voyait serrer ses enfants dans ses bras, les encourager, soigner leurs bobos, les border la nuit, leur lire des histoires, les fâcher, les faire rire, les consoler, qu’ils se sentent véritablement aimés par elle… Car oui, malgré l’absence, elle les aimait plus que tout, plus que sa propre liberté…
Et puis, elle pensait à son amour, le seul homme qu’elle avait aimé et qui l’avait aimé, qui avait eu la force et le courage de l’aimer. Elle le revoyait si sûr de lui habituellement, alors qu’il était devenu si avenant avec elle, si hautain avec les autres et si aimant envers elle et leurs enfants. Son regard étincelant lorsqu’ils faisaient l’amour…
Et puis juste après, elle revoyait son visage ruisselant de larmes le jour de son départ. Alors elle avait la nausée. Parce qu’elle ne pouvait rien faire, parce que si elle partait, il les tuerait. Elle était leur survie, il lui avait promis.

Les savoir vivants valait toutes les geôles !
Et puis elle n’était pas à plaindre par rapport à d’autres détenus. Il y avait pire. Elle dormait tous les soirs dans des draps de soie, avait des mets en abondances et variés, elle voyait le soleil, elle pouvait s’occuper librement, tant qu’elle ne sortait pas sans sa permission.
Parfois même, mais trop peu souvent au goût d’Elisabeth, il lui montrait sa famille, comment elle se portait. Et lorsqu’il la quittait après lui avoir montré cela, elle pleurait.

Elle l’entendait monter les escaliers de pierre froid qui menaient jusqu’à sa chambre. Son pas était lourd.
Elle remit de l’ordre dans ses cheveux. Il l’aimait comme elle était, elle pensait que même s’il lui manquer un œil, il la trouverait toujours aussi belle, mais elle n’aimait pas passer pour une sauvageonne.
N’est-elle pas considérée comme la Reine de ce Pays ?

Elle eut juste le temps de mettre un voile sur ses cheveux, lorsque la porte s’ouvrit à la volée. Elle comprit alors que la réunion avait été une calamité.

Spoiler:
 

Bonjour mon cher frère.

Elle lui sourit, plantant ses jolis yeux bleus dans le regard noir et colérique de son frère. Mais elle ne s’inclina pas devant lui, elle ne l’avait jamais fait et elle ne le fera jamais. Il n’était pas son Roi.

Que puis-je faire pour que tu passes un moment agréable ? Désires-tu boire quelque chose ?

Elle se leva pour sortir deux coupes et verser du vin dans chacune d’elles et lui tendit le verre, toujours en ayant l’air extrêmement agréable.

Elle but une gorgée, son regard s’échappant ainsi à celui de son frère le temps qu’elle examine son verre.
Après avoir bu, elle le regarda à nouveau dans les yeux.

Désires-tu parler de ce qui t’es arrivé avec tes homologues dirigeants ? Ou comptes-tu t’agacer et me paraître morose encore longtemps ?
 
Elle avait prononcé ses mots d’une façon si douce pour le faire fondre et le calmer un peu. Elle n’avait pas envie d’entendre le son de sa voix qui s’élève ce soir. Un léger sourire se dessinait même sur ses jolies lèvres parfaites pour appuyer ses propos.
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Miloune
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MessageSujet: Re: La Chambre de la Reine   Lun 30 Mar - 8:32

Une fois assis, Sairu Jumeis leva son verre à ses lèvres sans regarder sa sœur puis il le posa avec sa force sur sa coiffeuse.

Les Reines de ce Monde ne sont que des traînées !

Elisabeth n’arrivait pas à savoir s’il avait formulé cette réflexion pour lui-même ou alors pour lui faire un compte rendu du conseil.
Mais s’il devait parler ainsi le temps de leur entrevue, elle n’avait pas envie d’en savoir plus.

Mais enfin comme le pouvoir ne t’as jamais intéressé, je ne vais pas débattre avec toi sur ce sujet. Nous avons d’autres choses à nous dire.

Il lui fit enfin un sourire. Il glaça comme toujours le sang d’Elisabeth.
Il se leva jusqu’à elle pour lui replacer une mèche de cheveux derrière son oreille.

Tu deviens plus belle de jour en jour ma chère sœur. Je fais bien de te garder près de moi. Les hommes à l’extérieur, aucun n’est digne de toi et personne ne te mérite. Mis à part moi.
J’espère que nos parents voient la façon dont je te protège et qu’ils sont fiers que nous soyons toujours restés unis face aux difficultés que nous avons pu traverser.


Elle ne lui répondit rien. Elle se contenta de lui répondre en un sourire qu’elle sentit crispé.
Elle savait qu’il parlait de son mari.

Toujours avec sourire, elle lui demanda

Comment se porte ma famille ?

Le Roi eut un rictus, diabolique, et une voix doucereuse. 

Je me dis que j’aurai dû m’occuper de toute ta progéniture quand je suis venu te chercher. Mais je vais m’en occuper maintenant. 

Mais tu m’avais promis que tu ne leur ferais rien. Je suis ici. Je te suis soumise. Je n’ai jamais essayé de contrer ce que tu prévois. Je n’ai jamais essayé de m’enfuir. Non je reste là à combler le moindre de tes désirs, à être ce que tu attends de moi.

Elle savait qui le ferait, alors, elle tomba à genoux devant lui.

Par pitié, laisse les enfants tranquilles.

La trahison mérite la peine de mort.

Je te demande grâce pour eux.

Sairu Jumeis scruta un moment sa sœur à genoux devant lui, ses yeux bleus brillants de larmes. Lorsqu’il disait qu’il allait tuer ses proches, c’était la seule fois où il entendait sa voix qui s’élevait. Il savait également qu’elle parlait de sa propre progéniture mais également de la sienne.
Il la leva et la serra contre lui et lui murmura à l’oreille.

Cette fois, tu ne pourras rien faire contre ma volonté. Je suis la lumière de ce pays et je décide de ceux qui doivent mourir ou non. Et ils seront les prochains sur ma liste, ainsi que tous ceux qui les ont aidés.

Elle se dégagea de son étreinte, c’était la première fois qu’elle faisait cela.
Son visage était fermé, comme lorsqu’elle venait d’arriver ici il y a si longtemps pour elle.

Tu es un monstre.

C’était la première fois qu’elle osait dire la vérité à son frère, et qu'elle osait de défaire physiquement de l'emprise qu'il avait sur elle.

NE DIS PAS CE GENRE DE CHOSES ELISABETH. Je t’ai gardé vivante.


Je ne t’ai rien demandé. C’est toi qui as décidé de mon destin. 
Si tu touches à un cheveu des enfants, je te jure que je me suiciderai.


Pour appuyer ses propres elle saisit un couteau qui était à sa portée et le mit sur sa gorge. Elle vit alors le visage de son frère se décomposer en un instant, mais elle continua. Elle se sacrifierait pour sauver ses enfants.

ARRÊTE TOUT DE SUITE ELISABETH !

Elle regardait son frère, toujours le couteau sur son cou.

J’aurai dû m’opposer à toi dès le départ. Tu me terrifiais tellement. 
Mais maintenant...
Leur vie pour la mienne.


Le Roi sentit son cœur se fendre lors des derniers mots de sa sœur. 
Non ce qu’elle disait, ce n’était pas vrai. Elle l’aimait, tout comme lui l’aimait, d’un amour fraternel dévorant.

Elisabeth tu sais bien que jamais je ne te souhaiterai du mal. Pose ce couteau s’il te plait.

Promet-le alors !

Il se stoppa un instant, paniqué par les propos d’Elisabeth, devant ses yeux brillants.
 
Je le promets. Je ferai tout pour que nous ne soyons jamais séparés.

Le roi s’approcha alors de sa sœur, il lui prit la main où elle tenait le couteau et le posa sur le bureau.

Ma chère petite sœur…

Il la prit à nouveau contre lui, il lui caressa le visage. Cette fois elle se laissa faire. Il était heureux de la voir si aimante envers lui.
Il sentait bien que les propos remplis de haine prononcés venaient de sa colère, elle ne pensait pas ce qu'elle disait. Le Roi savait que les femmes ne se laissaient guider que par leurs émotions et lorsqu'elles étaient submergées par des grandes sensations, elles ne pouvaient plus réfléchir convenablement.

… Tu es si naïve.

Il venait en effet faire apparaître des fers qui maintenaient les poignets d’Elisabeth. Les chaines étaient accrochées du sol.
Devant le visage stupéfait et colérique d’Elisabeth, il rajouta.

Cette fois tu feras ce que je te dis. Je suis ton roi.

Jamais tu ne seras mon roi. Le véritable Roi ici, c’est Roy Ozan et il te détruira avec l’aide de ses alliés.

Le Roi montra un regard de folie devant les derniers mots d'Elisabeth.

Je suis le Roi et ce n'est pas un moustique tel que lui qui m'enlèvera de ma place.
Acceptes de ton destin ma chère sœur. Nous sommes amenés à régner, à diriger ce monde, toi et moi. Alors ne fait pas l'enfant et ne te rebelles pas avec moi.

Elisabeth ne sut jamais ce qui lui pris, mais elle cracha sur son frère. Dans ce crachat, il y avait toute la haine qu'elle pouvait ressentir pour lui depuis toutes ses années.
Les yeux de son frère, déjà remplis de folie, devinrent démences.  
Mais il eut un rire frigorifiant, qui résonna dans le cœur d'Elisabeth et remplit toute la pièce.
Il ne lui fit rien. En effet, jamais il n'avait levé la main sur elle. 

Je viendrai te voir une fois que tu te seras calmer. Je n'aime pas voir ces jolis yeux remplis de colère et de haine
Tu remercieras quand tu comprendras.
Pour l'instant, c'est Ultear qui va s'occuper de toi.

Elle lui cria lorsqu'il commença à sortir.

Il n'y a rien à comprendre dans le fait que tu n'es qu'un manipulateur et menteur.

Mais il ne répondit rien, laissant Elisabeth seule, tomber sur le sol où des larmes commencèrent à s'écouler et à tomber sur le parquet de sa chambre dans un silence morbide.

Elisabeth s'était sacrifier pendant des années pour la survie des siens, mais là, il rompait leur pacte pour un pouvoir dont son frère ne semblait pas mesurer l'importance.
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